I. Vie de la Vénérable, lib. cit., p
ont exécuté, à différentes reprises, des œuvres diverses. Les comptes de l'année 1 542-1 543 nous en signalent plusieurs parmi lesquelles figure : « ung tableau de crucifiement » donné par le duc Antoine à sa mère, et pour lequel l'artiste, Jehan Mansuy, reçut une somme de « xx fi. » ('). Ce tableau, qui n'était autre qu'un triptyque destiné à être placé sur le grand autel, reçut sur ses volets des peintures exécutées par un artiste fixé à Nancy et appelé « Gcorgin le painctre »('). Il se trouve, lui aussi, bien oublié et en fort mauvais état, surtout pour la partie sculptée, dans l'église paroissiale de Saint-Laurent, à Pont- à-Mousson, où il est placé dans la même chapelle que le Christ portant sa croix.
L'abbé HyverC), ignorant les antécédents du christ de la cathédrale de Nancy, se demande si ce triptyque, que ses recherches ne pouvaient d'ailleurs lui permettre d'identifier, ne serait pas le christ de l'oratoire du Mont de Calvaire. Il conclut par une hypothèse, car, dit-il, « si l'expression « tableau de crucifiement » convient à une œuvre, c'est bien au Christ en croix qui ne pouvait être que celui de la chapelle appelée Mont de Calvaire ». A notre avis, cet argument ne porte pas : on ne peut confondre un tableau de petites dimensions avec le grand christ qui nous occupe.