‹ Ligier Richier, l'artiste et son uvre; avec 51 planches hors texte et 44 illustrations dans le texteChapitre 132 sur 269 · Voir page 57, texte et note · texte numérisé non relu

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2. Arch. Meurthe-et-Moselle, B, 1071. « A Georgin le painctre pour ung crucifiement, qu'il a painct avec les ymaiges à mectre sur le grant autel des sœurs saincte Claire du Pont à Mousson, dont il a fourni touttes étoffes (toutes les couleurs) marchié faict par la Royne et payé de l'ordonnance de nostre souveurain seigneur, comme il appert par certiffication de monsieur le contrerolleur général et mandements sur ce, faict à Nancey le xxvij'^ jour de décembre l'an mil v'^xlij, rendu icy xxvij fr. »

3. Abbé Hyver, « L'Église des Claristes (5/c) de Pont-à-Mousson » {Mèm. de la Soc. d'Archéol. Ion:, 3'= série, i" vol., 1873, p. 391).

On peut aussi être surpris de ne point rencontrer, dans la description donnée par dom Cal met de la chapelle et du couvent où Philippe de Gueldres termina sa vie, aucune mention concernant les chapelles du jardin et les œuvres qui s'y trouvaient. Cette omission nous paraît toutefois fort naturelle attendu que ces constructions, placées à l'intérieur de la clôture, dans la partie réservée exclusivement aux religieuses, ne pouvaient être vues par lui et qu'on avait fort bien pu omettre de les lui signaler. Le triptyque, du reste, morceau cependant capital, mais déplacé déjà au temps où l'historien rédigea ses notes, n'est pas davantage mentionné par lui.

Cette objection n'est pas très forte et ne saurait infirmer notre manière de voir. On peut donc, il nous semble, avec de sérieuses raisons, rattacher à Ligier Richier et à Philippe de Gueldres l'œuvre sur laquelle nous venons de nous étendre. Sans prétendre avoir résolu entièrement la question, nous croyons lui avoir fait faire un pas important et il ne nous paraît pas trop téméraire de voir désormais, dans le christ de la cathédrale de Nancy, un souvenir précieux à un double titre : celui de l'art et celui de l'histoire.

Parmi les rares documents concernant Ligier Richier, nous avons signalé, en leur temps ('), les indications relatives à l'achat fait par lui, en 1535, d'une maison située à Saint-Mihiel, dans une rue appelée alors rue de la Place. Si, avons-nous dit à cette occasion, le nom de la rue a été changé, la maison subsiste toujours. Bien modifiée par les tiifférents propriétaires qui s'y sont succédé, elle conserve cependant encore un très curieux travail, dont il

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