TRANSLATION ET RESTAURATION DU « SQUELETTE » 4O
Pierre, qui leur était réservée, « les tombeaux des princes et princesses de (sa) maison et de celle des comtes et ducs de Lorraine et de Bar ». Pour couvrir les frais de cette translation, ainsi que celle des princes ses ancêtres enterrés à Saint-Maxe, le grand-duc de Toscane (') fit parvenir au chapitre de Bar une somme de 5.000 livres. Par suite d'incidents divers {'), le transfert des cendres n'eut lieu que quatre ans plus tard, dans la nuit du 10 au 11 juin 1790. « A ce moment, le chapitre prévoyait sa disparition prochaine, et en eflPet celle-ci, préparée dès le i" septembre suivant, par un premier inventaire de ses biens, allait être consommée le 31 décembre, à l'occasion d'un second inventaire, par la fermeture de l'église collégiale. « Pressés par les événements, les chanoines n'eurent le temps de transporter à Saint-Pierre que deux des monuments funéraires de l'église Saint-Maxe. C'étaient le tombeau du comte Henri IV et de sa femme Yolande de Cassel, avec les deux « gisants » en marbre blanc et le « Squelette » de Ligier Richier. On les superposa audessus de la nouvelle sépulture des souverains du Barrois, en y ajoutant les douze statuettes d'apôtres en albâtre, qui ornaient le retable du maître-autel de Saint-Maxe. Sur la date et les circonstances de ce transfert, laissons maintenant parler nos documents.
« (A) MÉMOIRES DES OUVRAGES EAITS POUR LE CHAPITRE DE BaR, PAR MOI J.-F. TrUSSON.
Plus, .avoir fait deux planches pour mettre sous les pieds de la
squelette (sic) i liv.
(Soldé le I" septembre 1790 par le chanoine de Vassimon.)
« (B) Ouvrages q,ue j'ai faits, au compte de MM. du chapitre DE Saint-Maxe.
1° Avoir fait un piédestal pour poser le squelette.