LES ASCENDANTS DE MGIER
originaire, un peintre du même nom : Didier Richier, dit de Vie. Après avoir commencé, vers 1561,3 s'exercer dans son art par des travaux de minime importance exécutés dans les appartements du Palais ducal, ce personnage quitta la Lorraine pour se rendre en Italie. Il en revint en 1 5 7 1 et fut alors employé à peindre des armoiries et des écussons. Une lettre patente du duc Charles III, datée du 28 juin 1 5 76, lui conféra la charge de poursuivant d'armes au titre de CJermont. Il mourut en 1585, laissant une veuve et plusieurs enfants, dont l'un, Pierre Richier, fut peintre comme son père et hérita de sa charge (')•
Les Magulot, ou Maguillot, ascendants de la mère de Ligier, comptaient parmi leur parenté un Jacqucmin Maguillot qui, en 1454, avait exercé à Saint-Mihiel les charges municipales ('). De la même fomille sortit, plus tard, un vicaire général de l'évêché de Verdun, dont il nous reste un acte conlirmatif de la fondation faite par dom Loupvent, en 1548, d'une chapelle dite du Saint- Sépulcre, située dans l'enclos de l'abbaye de Saint-Mihiel et dont nous aurons à reparler plus loin.
L'enfance et les premières années de l'artiste sont aussi obscures que sa naissance. Sur ce point encore, les documents font défaut ; nous ignorons comment se révéla sa vocation artistique et sous quelle direction il fit ses premiers essais. Il est toutefois vraisemblable de penser que ce fut à Saint-Mihiel et peut-être dans l'atelier paternel. Mais si les faits précis nous manquent, la légende s'est chargée d'y suppléer. Dom Calmet en enregistre un grand nombre qu'il serait fastidieux de rapporter ; elles ne reposent sur aucun fondement sérieux.
1. et. Henri Lepage, Notes sui quelques peintres lorrains , art. cit., pp. 44-47.