T. I, col
2. Nous avouons avoir, nous-même, faute d'information et d'attention suffisante, commis cette erreur dans notre édition de thèse.
Il8 LIGIER RICHIER
C'est, cette fois, dans la partie de Bar-le-Duc appelée la Ville- Haute, au sommet de laquelle l'église Saint-Pierre détache sa fiére silhouette, qu'il nous faut conduire le lecteur. Le chemin que nous devons suivre, bien qu'un peu rude parfois, n'est point désagréable et l'on peut, en grimpant les rues tortueuses toutes bordées de vieux logis aux pittoresques façades, évoquer les jours de gloire de l'ancienne capitale.
L'œuvre que nous cherchons se trouve dans l'église paroissiale de Saint-Pierre, appelée aussi quelquefois Saint-Étienne. Elle forme ce que l'on est convenu d'appeler un calvaire et comprend un christ en croix, de grandeur naturelle, accompagné des deux larrons. Chacun de ces personnages est suspendu à une des colonnes de la nef, au côté de l'épître, la gauche liturgique de l'édifice. Si nous en croyons le barrisien Brouilly, ils étaient autrefois dressés au fond du chœur, sur un socle de pierre placé derrière le maître-autel (')• Nous n'avons, pour dater ce groupe, pas plus que pour fixer définitivement son attribution, aucun document. Nous le croyons cependant quelque peu postérieur au christ de Notre-Dame.
Le crucifix, fixé aujourd'hui en face de la chaire, présente tous les caractères d'un travail de la première moitié du seizième
I . L'abbé Souhaut cite plusieurs fois, sans aucune référence, un manuscrit de cet auteur ayant pour titre : Mémoire sur ce que la France a de plus curieux, et dans lequel, en particulier, il serait fait mention « du grand Christ et des deux larrons du même maître que le fameux Sépulcre de Saint-Mihicl, qui se voient dans le fond du chœur de la collégiale de Saint-Pierre ». Le copiste ajoute : « le rapporteur crut que CCS statues étaient de pierre, mais la peinture qui les recouvre explique cette erreur. » (P. 52.) Une note insérée par l'abbé Cillant dans son Pouillc du diocèse de Verdun, t. 11, p. 193, confirme cette assertion. « Le Christ et les deux larrons, de grandeur naturelle, placés contre les piliers de la grande nef, étaient, avant 1855, dressés au fond du chœur, sur une pierre monumentale richement sculptée, qui sert aujourd'hui de fonts baptismaux »
{Phol. de l'auteur)
LE CHRIST EN CROIX
BAR-LB-DUC, ÉGUSE SAINT-PIERRE