Voir plus haut, p. 118, texte et note
LIGIER RICHIKR
de la nef; la pierre sculptée qui leur servait de support fut transformée en fonts baptismaux. Quant aux autres statues, on n'en trouve aucune trace et il semble qu'elles aient disparu pendant la tourmente révolutionnaire.
Nous devons donc, pour conclure, admettre que la ville de Bar posséda autrefois, dans des édifices distincts, deux calvaires de composition différente, sculptés l'un et l'autre par Ligier Richier et dont il nous reste encore des morceaux dignes d'attention. Sur l'authenticité du premier de ces groupes — celui de Notre- Dame, vu par Chatourup en 1532 — il ne peut, à notre avis, subsister aucun doute. Nous n'avons malheureusement pas, pour le second, un document pouvant nous fournir une certitude aussi absolue. Mais il nous paraît bien difficile, en présence de la facture si caractéristique des trois personnages qui le composent, d'en retirer la paternité au maître. Sa main y demeure profondément empreinte et nul n'a jamais songé, d'ailleurs, à lui contester sérieusement cette attribution.
BOU-MÈRES-AUX-CHKNiïS — ■ MISKRICORDI-; DI-: STALI-H (ri>f DU \V^ SIKCLk) (Provient de l'ancienne Collégiale Saint-Georges de Nancv. Dessin de P. Mnrev)
VAKANCÉVII.l.i: — GllOUl'Ii Dt NO IRIi-DAMIi DE PITIK (dÉBUT DU XVI'' SIÈCLf)