‹ Lille. Ses hommes célèbres, ses monuments remarquables, ses institutions utilesChapitre 4 sur 6 · X. S uite (voir la même lettre aux Hommes célèbres · texte numérisé non relu

X. S uite (voir la même lettre aux Hommes célèbres

.Cette lettre joue un grand rôle dans l'ancienne numération romaine , ainsi : IX vaut 9 , XI vaut 11 , XII vaut 12, etc., XV vaut 15, XIX vaut 19, XX vaut 20 , XL vaut 40 , XC vaut 90, X seul vaut 10, avec un tiret au-dessus elle vaut 10,000.

Nous avons dit que le son de cette lettre variait à l'infini , en effet :

Elle a le son de CS dans axe } axiômt 3 Alexandrie , fluxion, Xénophon, etc.;

De GZ dans examen, exemple, exil, etc.;

De K dans excellent, excellence ;

De SS ou CE dans soixante, Bruxelles, Auxonne ;

De Z dans deuxième, sixième, etc.

Il est des mots à la fin desquels X doit s'écrire , quoiqu'on ne l'y prononce point : paix, faix, crucifix, prix, flux, etc.

Les pluriels des mots en au et en eu, et quelques mots en oi et en ou , comme : beaux, heureux, de la poix, des noix, du houx; on voit par ces derniers exemples que X se met aussi au singulier de quelques mots en oi et ou; il faut en dire autant de tous les adjectifs en eux, comme heureux, courageux, etc.

Vingt-quatrième lettre de l'alphabet et sixième voyelle.

Les anciens Romains lui faisaient désigner le nombre 150 ; surmontée d'un trait horizontal , elle signifiait 150,000. On ne l'appelle I grec que parce qu'elle répond à l'upsilon de l'alphabet grec, et parce qu'en général on en fait usage, par raison d'étymologie, dans les mots dérivés du grec, comme anonyme, Apocalypse .

Cette lettre a le son d'un simple I quand elle fait seule le mot, comme dans il y a, ou lorsqu'elle est à la téte de la syllabe immédiatement avant une autre voyelle, comme dans yeux , yacht.

Au contraire, Y placé dans un mot entre deux voyelles a le son de deux II , comme dans essuyer, pays, frayeur, etc.

AJ Vingt-cinquième lettre et dix-neuvième consonne de notre alphabet.

Le son propre de cette lettre est ZE, Zacharie, Zéphire, zizanie.

Elle conserve aussi ce même son au milieu et au commencement des mots; finale, elle se prononce S, Metz, Rhodez.

Chez les anciens Romains, Z valait 2,000, et surmonté d'un trait, 200,000; en Grèce, il valait 7, et surmonté d'un accent aigu , 7,000.

Comme les lettres X, Y, la lettre Z compte bien peu de mots dans notre langue qui commencent par elle ; nous trouvons là notre excuse pour avoir, par rapport à ces lettres, dérogé au plan primitif de notre petit ouvrage.

Académie impériale de musique.—

1847. — Fondée en 1819 dans la salle des Concerts.

L'édifice a peu d'élévation, peu d'apparence, mais l'intérieur, où se donnent nos plus belles fêtes , est décoré avec beaucoup d'élégance, d'éclat et de fraîcheur.

Quant aux heureux résultats de l'institution , les élèves distingués qu'elle a déjà produits sont là pour en témoigner.

1866. — Cette utile et intéressante institution progresse de plus en plus et ne cesse de produire nonseulement d'habiles professeurs, mais des instrumentistes et des chanteurs d'un talent apprécié partout où l'art enchanteur de* la musique peut exercer son empire. Elle a produit aussi des compositeurs dont la réputation est solidement établie.

AMPHITHEATRE DE CHIMIE. — 1847. — L'application de cette science aux arts industriels et manufacturiers est pour Lille d'une utilité incontestable; elle est venue y substituer les principes du vrai aux erreurs de la routine.

1866. — C'est dans le local de notre Faculté des Sciences que se donnent aujourd'hui les leçons de chimie avec tous les développements que le progrès a apportés dans cette science , l'une des premières des temps modernes.

ARCHIVES. — 1847. — Lieu où sont déposés et conservés les anciens titres, actes et chartes d'un pays, d'un département, d'une ville. Cet usage remonte à la plus haute antiquité.

Les anciens peuples gardaient leurs archives dans ' des temples.

Sous nos premières races, les archives du royaume suivaient les rois à la guerre et dans leurs voyages.

C'est à Louis XIV qu'on doit leur organisation et la stabilité de leur dépôt (1688).

En France , les archives ont remplacé les anciens tabellionnages.

Le préposé à leur garde s'appelle archiviste. C'est presque toujours un homme dont le profond savoir et les connaissances variées ne font jamais faute aux savants qui viennent visiter le dépôt confié à sa garde.

A Lille, il y a deux institutions de cette nature. Les archives départementales et les archives communales.

Le bâtiment où est renfermé le précieux dépôt de nos archives départementales , sans être un temple , est un édifice fort remarquable par la richesse de son architecture. 15,000 titres environ , dont la série commence en l'an 706 et parcourt partie des X e , XI e et XII e siècles , forment la base de cet inappréciable dépôt, auquel se rattachent 6,000 pièces qui remontent à l'an 819 et se terminent à la fin du XV e siècle. On y trouve de plus 82 gros volumes in-folio de chartes, depuis 1358 jusqu'en 1687, 6,000 portefeuilles, fardes, etc., une grande quantité d'autographes de nos rois à partir de Charles V, 12 à 15,000 lettres, mémoires et instructions aux ambassadeurs, et 2,000 registres et liasses relatifs à nos anciennes communautés religieuses.

Nos archives communales , sans avoir cette haute importance , sont bien précieuses aussi et peuvent fournir à l'histoire du pays des matériaux qu'on chercherait vainement ailleurs.

1866. — C'est au savant et vénérable archiviste M. Le Glay, mort il y a quelques années, que revient l'honneur du judicieux classement de nos archives départementales, dont il avait eu la direction en 1835, et où il savait chaque jour découvrir de nouvelles richesses.

Il m'honora de son amitié, de ses conseils, il oublia sans cesse la distance qui nous séparait; puisse ce faible témoignage de reconnaissance, qui n'ajoute rien à son mérite, être au moins de ma parUin témoignage de la mémoire du cœur.

ASILE POUR LES ALIÉNÉES. — 1847. — Lille a aussi dans ses murs une institution de ce genre , où tout ce que l'humanité , le dévouement et la sainte compassion peuvent apporter de soulagements, de soins, de remède à cette affreuse maladie , est donné, prodigué aux aliénées qui, trop longtemps, hélas! avaient été plutôt détenues que traitées.

1866. — Cet asile a été transféré à Bailleul, dans un vaste local où les aliénées reçoivent les mêmes soins, sont l'objet des mêmes attentions qu'à Lille, et ont en plus l'air, le soleil , la vue des champs.

Elles y jouissent encore d'un plus grand bienfait , celui d'être employées à des travaux agricoles mis à leur portée, et qui opèrent une heureuse influence sur leur esprit par la distraction et par la fatigue musculaire.

ASSISTANCE JUDICIAIRE. — 1866. — Aux termes de la loi du 22 janvier 1851, l'assistance judiciaire est accordée aux indigents devant tous tribunaux compétents pour juger leurs demandes.

A Lille , l'autorité judiciaire a satisfait à cette loi aussitôt sa promulgation, et la classe pauvre en recueille journellement les bienfaits.

1)ANQUE DE LILLE. — 1847. — Les opérations de cette Banque , sagement calculées et parfaitement appropriées au% besoins de notre commerce, lui rendent tous les jours des services d'autant plus

grands qu'elle n'y attache qu'un escompte très-peu élevé.

1866. — C'est surtout à l'époque des événements de 1848 que l'utilité de cette institution s'est fait sentir, et peut-être eût-elle été insuffisante dans nos jours de crise commerciale, si la créatiou d'un comptoir d'escompte n'était venue l'aider dans l'accomplissement de sa délicate mission.

Depuis, l'immense développement de nos affaires commerciales et industrielles a donné lieu à d'autres établissements corollaires qui viennent aussi puissamment aider à la circulation des capitaux.

BIBLIOTHÈQUE. — 1847. — Emplacement destiné à la collection d'ouvrages imprimés ou manuscrits. Ce mot désigne aussi la collection elle-même.

Il existe à Paris 37 bibliothèques publiques contenant 1,900,000 volumes, 108,800 manuscrits, etc., et en France , 204 bibliothèques de départements qui v contiennent 2,340,000 volumes imprimés et 50,000 manuscrits. Rien n'approche de la richesse de la Bibliothèque royale de Paris, c'est l'une des plus nombreuses collections de livres qui existent au monde. Établie sur le plan des bibliothèques particulières des rois de France , Charles IX lui assigna un local dans une des tours du Louvre , et en 1721 , elle fut transeportée dans les bâtiments qu'elle occupe aujourd'hui.

La ville de Lille fut toujours dotée de cette pré- ' cieuse institution , dont toutes les classes de la société recueillent les fruits.

Aujourd'hui sa bibliothèque qui, aux débris des bibliothèques des anciens couvents, a joint nos ouvrages modernes les plus recommandables , compte environ 25,000 volumes classés dans les cinq grandes divisions généralement suivies : théologie, jurisprudence, sciences et arts, belles-lettres et histoire.

Elle possède aussi un grand nombre de manuscrits, de gravures et d'éditions du XV e siècle. On y remarque particulièrement : une Bible qu'on croit être celle de la comtesse Jeanne, écrite en 1216; quelques Heures antiques ornées de miniatures; trois volumes in-folio écrits sur beau vélin au commencement du XIII e siècle.

Lille renferme aussi un grand nombre de bibliothèques particulières.

Notre bibliothèque publique est accessible à tous , et nos bibliothèques particulières sont toujours ouvertes aux gens de lettres qui se présentent pour y puiser des renseignements que souvent ils chercheraient vainement ailleurs.

1866. — Comme tout ce qui tient à l'instruction publique , notre bibliothèque prend de jour en jour une plus grande importance ; et l'autorité , de son côté, prend toutes les mesures pour en rendre l'accès de plus en plus facile.

Elle compte aujourd'hui 36,000 volumes.

Les salles , dans les longues soirées d'hiver, sont éclairées et reçoivent comme le jour de nombreux visiteurs.

Cabinet d'histoire naturelle. —

1847. — L'un des plus complets de France par le nombre et la richesse de ses collections.

CABINET DE PHYSIQUE. — Comme la chimie , la physique est professée à Lille de manière à rendre facile l'application de ses règles générales sur la pesanteur , l'acoustique , le calorique , l'électricité et l'optique.

Un nom inséparablement uni à la science physique à Lille est celui de M. Delezenne, notre compatriote , qui y ouvrit en 1817, sous le patronage de la ville , un cours public où se rendait toujours un auditoire nombreux et sympathique ; il a pour ainsi dire semé ce qu'on récolte aujourd'hui.

CAISSE D'ÉPARGNE. — Lille jouit depuis 32 ans de cette belle institution destinée à recueillir et à faire fructifier les moindres épargnes de l'ouvrier.

CERCLE MÉDICAL. — Œuvre de science et de philanthropie , propagation d'observations pratiques au moyen de la publicité , consultations gratuites.

1866. — Ces quatre institutions ont pris les développements que le temps et le progrès amènent toujours après eux , surtout dans une ville comme la nôtre.

CERCLE DU NORD.— 1866. — Ouvert par une noble pensée d'union et de concorde en 1849, dans le

bel hôtel Du Maisniel , et , disons-le , ouvert aussi par la pensée d'apporter un contre-poids à l'influence que les clubs exerçaient alors sur les élections. Ce cercle compte aujourd'hui près de 1,200 socié-

aires; il renferme une vaste tabagie , des salons de jeu , de lecture, et une élégante salle de concert.

On y trouve aussi une bibliothèque aux livres nombreux et choisis.

COLLÈGE. — 1847. — Établissement où l'on enseigne la grammaire, les belles-lettres, la philosophie, les sciences , etc., en un mot, c'est le lieu où. la jeunesse reçoit l'instruction qui doit un jour servir de base à la position que chaque homme est appelé à prendre dans l'état social.

Heureux ceux qui établissent cette base sur le fond solide du vrai savoir, de l'honneur et de la probité. Nos collèges l'indiquent et y conduisent.

Lille a toujours donné à ses enfants une part trèslarge d'instruction.

Aux trois collèges de Saint-Pierre , des Jésuites et des Augustins, qui existaient avant 1789, et qui étaient tenus par des ecclésiastiques, a succédé l'École centrale (1795), le Lycée (1806), le Collège royal (1815), le Collège communal (1830) et le Collège royal (1845) que nous avons aujourd'hui.

Sous ces différents régimes, le saint amour des lettres et des bonnes études a été pratiqué à Lille avec fruit , et des élèves distingués sont venus en témoigner de tous temps.

Les collèges en France se divisent en collèges royaux et en collèges communaux.

Lille possède actuellement un collège royal sous la direction d'un proviseur, d'un censeur des études, d'un aumônier et d'un économe; une commission administrative , ayant le Préfet pour président, y est attachée.

Ce collège est provisoirement établi place aux Bleuets , dans les bâtiments de l'ancien collège des Jésuites, servant depuis nombre d'années de magasin aux effets militaires. Malgré une appropriation assez coûteuse, ce local est insuffisant pour le nombre des élèves qu'y attire la bonne renommée de nos études ; aussi chacun bàte-t-il de ses vœux la prompte exécution du projet de reconstruction de notre ancien collège , pour lequel le Conseil municipal a voté 1,300,000 francs.

1866. — Ce projet a reçu son exécution , et en 1852 notre collège prit possession de son nouveau local qui satisfait pleinement aux besoins du service, besoins devenus plus nombreux et par l'augmentation de notre population et parle courant louable qui porte les enfants vers l'instruction.

Il reçut la même année le titre de Lycée impérial.

L'École préparatoire de médecine et de pharmacie, ainsi que la Faculté des Sciences , occupent tout® la partie des bâtiments donnant sur la rue des Fleurs ; c'est là aussi qu'est placé notre musée d'histoire naturelle.

L'auteur de ce bel et vaste édifice est l'architecte Benvignat, de Lille.

Quant aux élèves que ce collège a produits , à la place honorable qu'ils occupent dans tous les rangs de la société, on peut consulter le palmarès mis à la suite d'une brochure imprimée chezHoremans (1864\

COMMISSION HISTORIQUE DU DÉPARTE, MENT. — Cette Commission, instituée par arrêté de M. le Préfet du 14 novembre 1838, est chargée de veiller à la conservation des monuments et édifices historiques du département , et de se livrer à toutes les recherches qui peuvent intéresser les différentes branches de l'archéologie nationale.

Elle publie ses intéressants travaux qui déjà ont rempli neuf volumes.

COMMISSION DES LOGEMENTS INSALUBRES et CONSEIL DE SALUBRITÉ. — 1866. — Nous réunissons sous un même article ces deux institutions qui ont le même but : assurer la santé publique.

Les Conseils de salubrité sont une création récente qui s'est vite généralisée. Leur mission est l'examen de toutes les questions qui ont plus ou moins directement rapport à l'hygiène publique ; elle est amplement définie dans un décret du pouvoir exécutif en date du 18 décembre 1848.

Lille eut un Conseil de salubrité dès 1828.

La création des Commissions des logements insalubres se trouve dans la loi du 13 avril 1850.

Longtemps avant cette époque, la question des

logements insalubres avait éveillé à Lille l'attention d'hommes spéciaux et de sociétés charitables , et la loi trouva le terrain tout préparé pour recevoir les semences de bien qu'elle renfermait.

Deux rapports sur les travaux de la Commission des logements insalubres ont été publiés en 1864 et en 1866 ; c'est là où l'on peut voir ce qu'il a fallu de temps, de soins, de peines, et,. disons-le, de charité, aux membres des Commissions pour remplir la mission qui leur est confiée.

CONSEIL DES PRUD'HOMMES. — 1847. — Tribunal de famille , protecteur de l'ouvrier chaque fois que ses intérêts peuvent souffrir des prétentions ou des exigences de ses maîtres , et , à son tour, protecteur de ceux-ci quand l'ouvrier oublie trop la sainte loi du devoir.

DeSSIN (ÉCOLES DE). — 1847. — Le dessin est l'art d'imiter par des traits les objets qui frappent nos jeux. Les écoles de dessin sont les lieux où cet art est enseigné.

On ignore à quelle époque il a été inventé ; c'est un des premiers éléments de la peinture.

Attentifs aux progrès utiles que pourraient faire les artisans, les magistrats de Lille dès 1755 avaient ouvert des cours gratuits de dessin , d'architecture et de mathématiques.

Cette école de dessin eut par la suite pour professeur, M. Watteau (Louis-Joseph), dont les pinceaux

pleins de vérité ont reproduit notre bombardement de 1792, et nos fêtes populaires du Broquelet et de la Braderie.

Les administrations qui se succédèrent depuis, élargirent toujours les bases et les moyens d'une institution si utile , si profitable à toutes les classes , elles v joignirent de nouveaux cours; la perspective, le dessin linéaire , le dessin des machines , la plastique , Panatomie appliquée aux arts du dessin, et la peinture à l'huile y sont aujourd'hui professés, aussi l'école de Lille se maintient-elle à la place distinguée qu'elle a conquise dès son origine, par le haut mérite des élèves sortis de son sein ; aux Roland, auxWicar, aux Helman, aux Masquelier , aux Liénard , etc. , ont succédé les Edouard Delesalle , les Serrure , les Ducornet , les Colas, et autres.

Les classes sont maintenant plus fréquentées que jamais, et tout fait espérer un avenir qui ne démentira pas un passé aussi brillant.

1866. — Cet avenir est arrivé dans la personne des Amand Gauthier, Salomé, Carolus Duran , Jules Denneulin , Désiré Diérickx , Auguste Herlin , Alexandre Lauwick, Charles Lobbedez, Louis Schoutteten et Constant Brochart, qui sont venus continuer dignement la route ouverte devant eux parleurs devanciers, et dont les œuvres ont été admises à l'Exposition qui a eu lieu ce'tte année à Paris.

On a pu aussi en juger le mérite à l'Exposition qui vient d'avoir lieu à Lille.

Ecole impériale des arts industriels ET DES MINES. — 1866. — Bien longtemps le Conseil du département du Nord avait demandé , mais en vain , la création à Lille d'une école d'arts et métiers ; à défaut du concours de l'État, des tentatives isolées avaient eu lieu , mais sans succès , lorsqu'en 1853, l'Empereur visitant nos contrées promit à Lille une école professionnelle, et, en effet, cette école fut ouverte en 1854.

Ses débuts ne furent pas heureux, et ce ne fut qu'en 1860 , sous une direction plus habile , qu'elle révéla les ressources que l'industrie et le commerce pouvaient en tirer, aussi obtint-elle en 1862 le beau titre qu'elle porte aujourd'hui et qu'elle justifie si bien.

Les élèves qui sortent de cette école sont particulièrement aptes à faire de bons ingénieurs civils, de bons chefs d'ateliers, des 'mécaniciens , des constructeurs, etc., etc. Il ne manque plus à cette école qu'un local plus vaste et mieux approprié.

ÉCOLE DES CHAUFFEURS. — 1866. — Créée en 1857 par l'initiative de la Société impériale des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, cette école a déjà rendu de bien grands services ; elle a réuni , groupé les ouvriers chauffeurs jusqu'alors isolés et leur a donné non- seulement un enseignement, une instruction pratique qui les a rendus plus habiles à exercer leur état , mais les a mis à môme aussi d'éviter les terribles accidents qui compromettent leur existence et la sécurité publique.

ÉCOLE DE NATATION. — 1866. — Longtemps, trop longtemps nous avons été privés de cet utile établissement; les canaux, les rivières avoisinant Lille nous en tenaient lieu, mais les accidents nombreux dont ils étaient le théâtre chaque année ont décidé l'Administration à nous doter d'une vaste école de natation offrant tous les avantages , toutes les garanties désirables.

Elle est ouverte depuis 1852.

L'art de nager n'est pas seulement utile à l'homme pour sa santé , il l'est aussi pour sa conservation ; cet art a encore le grand avantage de procurer à l'homme le bonheur de pouvoir sauver la vie à son semblable. Aussi était-il en si grand honneur chez les anciens qu'on disait d'un ignorant : il ne sait ni lire ni nager, comme on dit aujourd'hui : il ne sait ni lire ni écrire.

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