L 7 E^CTE%X E ^ TE ^K T
<D' V "K>E M *A c ltl OWXLET TE
Die s trot y dies Ma Solvei SiZclum in favllla :
La morte qu'on enterre là Etait hîer ma bien-aîmée :
Ils l'ont dans la boîte enfermée.
Je pense aux baisers dans son cou, Quand je Tadorais comme un fou.
Onjva la jeter dans un trou; Un peu d'eau bénite et de terre; Puis, éternelle solitaire,
Sur tes petits seins tes deux bras, Toute sage tu dormiras, ■ Et | le'ntemen ; t tu pourriras, N'ayant plus, ô mon hirondelle.
Que le ver qui te soit fidèle.
Seule autrefois tu t'effrayais; Si je m'en allais, tu criais; En revenant, moi je riais :
Tu seras seule tout à l'heure, Tu ne crîras plus ; et je pleure...
Vieux navire battu des vents,
Tout meurtri par les flots mouvants,
Parmi le monde des vivants,
Je vais rentrer, tête baissée,
Du brouillard gris plein la pensée.
Les jours de pluie, à ton cher corps, Laissé là-haut, laissé dehors, Je songerai : les pauvres morts Jusque sur eux sentent peut-être La pluie horrible qui pénètre,
« Toujours, toujours, en tous les temps Les amoureux auront beau temps. »
C'est une chanson de printemps, Très; ancienne et de toi' goûtée ; Autrefois nous l'ayons chantée.
Il est toujours là, le décor,
La ville et le bois, le ciel d'or,
Et ma marionnette encor
Parle, s'agite et se tient droite...
7— Quand rentrerai-je dans la boîte ?...
248 l'illusion
Vc4T0LL0^ VU S^OUVEL 07>É%$4
C'était par un des soirs de la fatale année : Il pleuvait*, la nouvelle avait été donnée D'un horrible désastre, et j'allais en avant Par la rue, au hasard, sous la pluie et le vent, Ge dernier coup tuait la dernière espérance.
Dans cet effondrement sinistre de la France, Je sentais s'écrouler mes rêves, mon orgueil, Mon âme, et j'étouffais comme dans un cercueil. Et pas une lueur n'éclairait le naufrage :
Qjaand soudain dans le ciel où rugissait l'orage, Parmi: les éclairs bleus qui déchiraient la nuit, Je vis sur nous, sereine au milieu de ce bruit, Etinceler sublime et planer une lyre, Et Phœbus-Apollori, comme pris de délire, La dressait, la montrait à tous vibrante encor, Et les éclairs semblaient jaillir des cordes d'or! Assises à ses pieds, les Muses immortelles Palpitantes, ouvrant dans l'air leurs larges ailes,
Laissaient tomber sur nous un regard souriant; Et mon âme reprit espoir en les voyant, Et j'adorai, d'un cœur redevenu tranquille, Le grand Dieu protecteur qui veillait sur la ville 1
2fO L ILLUSION
LE STHIV^X
Il est auprès du Nil un sphinx de granit rose, Qui, depuis six mille ans immobile en sa pose, Regarde à l'horizon les races se lever, Pour passer et mourir et ne rien achever.
Ses lèvres ont gardé leur sourire morose; Il a vu dans la mort s'écrouler toute chose, Il sait que du néant rien ne se peut sauver.
Et par la nuit grandi, le sphinx semble rêver.
Des étoiles d'argent s'épanche une lumière Impassible. La bête avec ses yeux de pierre Contemple fixement lès astres sans émoi :
Et j'ai cru sous leurs clairs regards l'entendre dire Astres, qui sachant tout gardez votre sourire 3i Êtes-vous donc aussi sans âme, ainsi que moi*
HEURES SOMBRES 2fl