‹ L’IllusionChapitre 5 sur 28 · POUSSIÈRE · texte numérisé non relu

POUSSIÈRE

Gette poussière; cette ordure, Ces os épars étaient jadis La forme lumineuse et pure D'une femme au long corps de lys.,

Jetant des rayons. de tendresse.

Des yeux charitables ont lui, \

Des yeux tremblaient, pleins de caresses.

En ces deux trous noirs aujourd'hui.

De cet! argile, de !ces| cendrés^ ' !

De tous ces pâlesi ossements,!

Tombaient autrefois des mots tendres

Que tiuvait l'âme

des; amants.

Et maintenant, mon adorée, Gomprehds-tu que tout est néant.

Hormis cette ivresse sacrée Qui nous transfigure un instant ;

Hormis nos amours et nos songes.

Hormis donc ce qui paraît vain, Ces beaux et sublimes mensonges Qui font tout ce néant divin !

CHANTS DE L AMOUR ET DE LA MORT

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