CG LIMA
roi des fruits, les nèfles, les coings, le capolin, les melons, les pastèques, et un grand nombre d'autres non moins estimés.
Quant aux animaux domestiques, quoiqu'ils se multiplient peu dans les villes, il naît cependant à Lima des chevaux, des ânes, des chiens, des chats domestiques, des lapins, des cuis ou petits cochons d'Inde, des moutons, des porcs et des chèvres.
Dans la classe des oiseaux, on trouve le dindon, le paon, la poule, le canard, l'oie, le pigeon, le canari, le chardonneret et la tourterelle.
11 y a bien encore dans les champs et dans les maisons d'autres animaux qui sont apportés de la côte, de la montagne ou de l'étranger, mais qui ne s'y multiplient pas.
On trouve à Lima très-peu d'insectes ou de reptiles venimeux, et les espèces en sont rares ; aussi n'arrive-t-il presque jamais de rencontrer, dans des habitations soignées, des scorpions, des millepieds ou des couleuvres.
Parmi les animaux nuisibles, la souris et le rat sont en très-grand nombre.
Quant aux insectes importuns, nous avouerons que, dans certaines saisons, il y a une grande quantité de cousins, de mouches, de puces, de punaises, et, en quelques endroits malpropres, desniguas ou tiques.
Commerce et industrie. — La capitale reçoit des marchandises de presque toutes les nations commerciales du monde, importées généralement par des négociants européens; les articles d'échange qu'elle produit sont nuls, et l'augmentation annuelle de l'importation étrangère est assez considérable.
Elle fait encore du commerce avec toutes les localités de la république, de la côte et de la montagne : ce trafic consiste en tissus ordinaires de laines, et tout spécialement en fruits et autres comestibles.
Parmi les États de l'Europe avec lesquels Lima entretient un commerce suivi, ceux qui font le plus d'importation sont l'Angleterre et la France. Le premier importe plus que le second des tissus et des marchandises de coton et de toile; mais la France surpasse l'Angleterre dans l'importation des soies, des articles de modes, de la parfumerie et de la bijouterie fine.
D'après les documents recueillis avec soin pendant l'année 1860, on peut déterminer comme il suit le chiffre de l'importation des marchandises étrangères : 1,547,402 piastres en provenance du Chili; 42,192 de l'Equateur ; 3,199,899 de France; 2,851,218 de l'Angleterre; 280,489 de l'Amérique du Nord; 891,000 de Panama; 751,867 des différents pays allemands, et 450,000 de diverses autres nations.
Ces chiffres correspondent à 1 ,347,900 piastres de marchandises de coton; 1,200,000 de marchandises de laine; 192,864 de lingerie; 984,786 de soieries; 794,678 d'articles confectionnés; 84,751 de produits pharmaceutiques; 392,654 de ferraille et de quincaillerie; 242,710 de meubles; 71,816 de vins et liqueurs; 1,349,789 de vivres; 2,755,109 d'articles divers.
Des 10,015,057 piastres auxquelles s'élèvent les marchandises étrangères, il faut en déduire 829,467, valeur des rembarquements; de telle sorte que la consommation atteint le chiffre de 9,187,590 piastres. Cette consommation était, en 1852, de 6,041,293 piastres, et en 1857, de 7,887,650; d'où il résulte que chaque année elle augmente en moyenne de 349,485 piastres 3 réaux -ï.
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