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les paroles de consolation qui sont adressées à celui qui pleure la perte d'un des siens.
Les bouts de l'an qui ont lieu pour l'âme du défunt consistent en une messe chantée, à laquelle assistent les personnes invitées. 11 est d'usage d'adresser des billets d'invitation non-seulement à ceux avec qui on est lié, mais encore à toutes les personnes marquantes de la capitale. Comme dans ces billets, en général, on n'invite pas seulement les proches parents, mais aussi leurs amis, il arrive que les relations particulières de chacun influent sur le nombre des assistants. C'était l'habitude, il y a quelques années, que les invitants demeurassent à la porte de l'église, après le service, pour serrer la main à chacun des invités. Cette cérémonie, longue et ennuyeuse pour les uns et les autres, a été abolie; et dans les invitations pour les bouts de l'an on trouve ces paroles : Le deuil se terminera sans étiquette.
Les enterrements des petits enfants étaient et sont encore des solennités de gloire. Rien ne répugne davantage à la nature et aux sentiments paternels que la coutume barbare, jusqu'à un certain point, de célébrer la mort d'un enfant. La civilisation a déjà aboli cette coutume chez les personnes de quelque éducation; mais elle subsiste toujours parmi le peuple, et tout spécialement chez les Indiens.
Lorsqu'un enfant mourait, on parait son corps de fleurs, sans oublier la palme et la couronne, et on le revêtait du costume qu'on suppose devoir être porté par les anges. Après l'avoir mis dans un cercueil doublé d'une étoffe de couleur claire, on le plaçait sur un autel. Le soir on veillait le petit corps en faisant jouer de la musique et en invitant tous les amis. A minuit on donnait à souper aux personnes présentes. On apportait sur la table \e,salpicon, plat obligé et indispensable, composé de viande hachée avec des laitues. Le lendemain, on conduisait le corps à l'église, où se chantait une grand'messe en musique. On avait coutume d'enterrer les enfants dans les monastères de religieuses. — Quoique la solennité soit la même, il n'y a plus maintenant ni veilles, ni autels, ni salpicones; on ne pleure plus les enfants en chantant, et c'est, sans aucun doute, une des meilleures preuves de notre amélioration sociale.
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