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MM A

d'autant de sonnets. Quelques années avant sa mort, Quiroz se contentait d'écrire ses poésies et de les réciter, même en pleine rue, à qui voulait ou ne voulait pas les entendre; mais dans ces derniers temps, il fut épris d'un tel désir de gloire et de renommée, qu'il publia ses œuvres sous le titre de : Delirios de un Loco (Délires d'un Fou). L'activité qu'il déployait auparavant pour faire écouler ses œuvres, il l'employa depuis pour les faire acheter.

Quiroz était intéressé dans plusieurs procès de famille, et possédait une petite rente. Quand il en recevait le montant il l'employait aussitôt à payer les libraires avec lesquels il était toujours en compte, l'épicier qui lui vendait des bougies à crédit , et quelques autres créanciers. Le reste de l'année, il empruntait pour vivre quelques réaux et quelques pesetas (I) à ses nombreuses connaissances.

On ne trouvait dans la chambre de Quiroz d'autres meubles qu'une baignoire, qui lui servait de lit, et dans laquelle il se couchait tout habillé, et un chandelier*. Un matin on trouva ce Diogène couché dans sa baignoire : il avait cessé de vivre.

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