Günther K. Anthon, op. cit,. p
EN
vail de nuit des enfants. Quelques jonrs après, le 11 mai 1878, Frédéric Guillaume III, intervenait en personne et envoyait aux ministres de l’instruction publique et du commerce |” « ordre de cabinet » suivant :
« Le lieutenant général von Horn remarque dans son « rapport que les contrées de fabriques ne peuvent « fournir le contingent nécessaire et que les régions « agricoles sont obligées de livrer un supplément de « recrues. [l rappelle à cette occasion que les indus- « triels emploient les enfants en masse au travail de nuit. « Je puis d'autant moins tolérer pareils procédés que le « développement physique est ainsi contrarié dès la plus « tendre jeunesse.fle dois veiller à ce que dans les régions « de fabrique les générations futures ne soient pas éncore « plus faibles et impotentes que la génération actuelle. « Cest pourquoi je vous charge d'étudier les mesures « qui seraient de nature à parer à ces dangers et de « m'adresser immédiatement un rapport ». (1)
Ce n’est pourtant que quelques années plus tard qu'une solution devait intervenir. Toujours en désaccord Altenstein et le ministre du commerce von Schuckmann étaient d’ailleurs absorbés par des affaires importantes. Ce fut d’abord la révolution de juillet, puis des épidémies de choléra, enfin les négocations pour l’établissement du Zollverein. De nouvelles initiatives se produisirent. Elles vinrent cette fois des provinces, des administrateurs et des industriels eux-mêmes.
Les prescriptions scolaires n'étaient, malgré l’énergique
1, Günther K. Anthon, op. cit., pp. 32, 33.