Günther K. Anthon. op. cit., p
d'établir des commissions locales dans la mesure où s’en révèlerait le besoin.
Un autre projet intéressant émanait du gouvernement de Düsseldorf. Sur la proposition de la Chambre de commerce de Gladbach, il demandait l'extension de la protection légale des enfants aux ateliers et à l’industrie à domicile. Le règlement de 1839 n'avait paré qu'aux dangers les plus pressants et s'était limité à la réglementation du travail des fabriques. C’est là que s'étaient manifestés les abus les plus criants du régime industriel. Le gouvernement de Dässeldorf signalait au ministère la grande quantité d'enfants employés dans les ateliers et l’industrie à domicile. À Krefeld, par exemple, sur 3.000 jeunes ouvriers occupés dans l’industrie textile, 20 seulement travaillaient dans les fabriques (1). Mais c'était un problème d’une vaste portée et qui, aujourd'hui encore, n'a pas trouvé sa solution. Les événements de 1848 vinrent d’ailleurs interrompre tout ce travail pacifique. La révolution en France, le 18 mars à Berlin, le réveil démocratique d’un peuple, ajournèrent pour un moment l'étude des propositions. Mais ce n’était qu’un répit et la révolution poussa à la réforme.
$S 5. — La Législation de 1853.
Le triomphe provisoire de la révolution qui avait gagné la province fut une leçon pour le pouvoir. Sans doute