‹ Limitation Légale de la Durée du Travail en AllemagneChapitre 16 sur 88 · Günther K. Anthon, op. cit., p · texte numérisé non relu

Günther K. Anthon, op. cit., p

les mobiles avaient été surtout d'ordre politique. C'est pour les libertés élémentaires que s’était soulevé le peuple de Berlin. Mais les motifs d'ordre social n’y avaient pas été complètement étrangers, surtout dans les provinces. C’est ce que pensa au moins le ministère qui commençait à se méfier des rapports optimistes reçus avant les journées de mars. Le 22 mai 1851 une nouvelle circulaire fut envoyée par le ministre du commerce Von der Heydt aux gouvernements des provinces. Le ministre leur rappelait les dangers sociaux qui pouvaient résulter de mesures inefficaces ou inappliquées et demandait leur avis sur une extension du règlement de 1839, notamment sur son extension aux ateliers et sur l'interdiction du travail des enfants dans les ateliers insalubres.

Les réponses des gouvernements ne se firent pas attendre. Elles justifiaient les doutes du ministère. Les rapports de 1851 révélaient en effet une multitude d’abus et l’on ne trouvait plus comme quelques années auparavant la législation suffisante. La pratique avait d’ailleurs nécessité des mesures nouvelles. Grâce au vague des dispositions de 1839 qui ne définissaient pas la « fabrique » la protection avait été plus ou moins étendue dans quelques provinces. Le gouvernement d’Aix-la-Chapelle, par exemappliquait les mesures protectrices à tous les ateliers où travaillaient un grand nombre d’enfants (1):

D’autres demandaient une extension expresse par la loi. Postdam la réclamait pour les tuileries, Mersebourg pour la culture des betteraves, Cologne pour les ateliers,

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