Günther K. Anthon, op. cit. pp. 88 el suiv
Ut,
travail des adultes ne peut souvent se poursuivre quand les enfants occupés dans la mème fabriqué suspendent le leur. IL en résultait, que deux équipes d’enfants de 7 heures chacune, plus pour chacune d’elle une demiheure de pause ainsi que le prescrivait le projet pouvaient avoir pour résultat l’établissement d’une journée de 15 heures pour les ouvriers adultes. Les Chambres écartèrent en partie ce danger en allant encore plus loin que le gouvernement et réduisant pour les enfants de 15 à 14 ans la durée de la journée de travail à 6 heures.
Restait la question du contrôle. Les derniers rapports en avaient dévoilé l’insuffisance. Les uns demandaient la création par la loi de commissions locales, d’autres des inspecteurs de fabriques. Le gouvernement prit une série de mesures. Chaque industriel devait, d’après le, projet communiquer tous les six mois à la police la liste des enfants occupés dans ses établissements. De plus, pour l’admission des enfants, le père ou le représentant légal devait présenter à l'employeur un livret délivré par les autorités locales. Ge livret devait mentionner les nom, âge, religion du jeune ouvrier, les nom, profession et domicile du père ou du tuteur, le certificat de scolarité, la date d'entrée dans la fabrique, etc. Le patron devait conserver ce livret et le présenter aux fonctionnaires inspecteurs sur leur réquisition. Les dispositions de 1839 prescrivant simplement une liste affichée dans la fabrique avaient permis la fraude sur une vaste échelle et s'étaient montré impuissantes.
Le projet contenait en outre les germes d’une institution d’avenir, de la seule garantie véritable de l’exécu-