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de commerce et corporations sur 36. Deux se prononçaient pour la fixation à 10 ans, une pour la fixation à 11 ans. Les Chambres de Cologne et d'Aix demandaient le statu quo. (1) Quant à la seconde mesure une majorité, moins forte à la vérité, lui était aussi favorable. Quelques chambres de commerce demandaient la limitation à 8 heures de la journée dé travail des enfants de 12 à 14 ans et la réduction à 2 heures du temps de présence à l’école (2). Mais ce changement de texte eut ruiné le système des deux équipes recommandé par le gouvernement. Le projet fut présenté sans modification à la « seconde
chambre ».
La commission qui étudia le projet appuya chaleureusement les vues du gouvernement. Elle en vit la portée considérable au point de vue de la conservation nationale. Sans doute la Prusse n’était pas alors un pays industriel. La grande majorité de sa population s’adonnait à l’agriculture. Toutefois la fabrique absorbait un nombre assez considérable de jeunes forces ouvrières. En 1849 sur 500.000 ouvriers de fabriques on comptait 32.000 enfants de 9 à 14 ans (3). C’était peu par rapport aux 2.000.000 d’enfants du même âge que comptait à ce moment la monarchie. Mais concentrés dans quelques districts industriels ils formaient là une