Günther K. Anthon, op. cit. p
“= Mais l'âpreté et la justice relative des critiques de Dégenkobb n’ébranlèrent-pas l'immense majorité favorable aux préjets du gouvernement. La législation ouvrière entraîne après elle des inconvénients indiscutables, souvent passagers et qu’excuse en tout cas l’amélioration générale du sort de la classe ouvrière. Le progrès social ne s’accomplit pas sans victimes. Tous les autres orateurs appuyèrent lé projet. Ils surent trouver des accents de généreuse pitié et de noble philanthropie. « Je ne crois Ke pas, s'écriait Reichensperger un des plus chauds défen- « seurs du projet, que noùs puissions acheter un accrois- « sement de la production au prix de la santé et de là € moralité de l'enfance. Le sang des enfants souille ces & richesses... Une année de travail prématuré leur en: « lève peut-être dix ans de leur vie d'homme » (1). Lä seconde chambre adopta le projet à une immense majo: rité après avoir, comme je l’ai indiqué, réduit de 7 heures à 6 le travail des enfants de 19 à 14 ans.
“Dans la première chambre où il fut discuté le 12 mai, le projet ne rencontra également que peu d'adversaires: le baron von Wincke parla contre la loi. Il prévoyait que l'application decertaines de ses prescriptions entraînérait uñe.perte de capital considérable. Le ministre du comi: merce lui répondit énergiquement ; il déclara que l’œuvre de la législation n’était pas terminée, que le projet en délibération n’était qu’un premier pas qui serait bientôt Suivi d’autres, Comme la seconde Chambre, la première Chambre se rallia presque à l'unanimité, au projet du