‹ Limitation Légale de la Durée du Travail en AllemagneChapitre 25 sur 88 · Günther K. Anthon, op. cit., p · texte numérisé non relu

Günther K. Anthon, op. cit., p

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firmé en 1853 le devoir de protection de l'Etat et fait entrevoir de nouvelles mesures législatives. Son successeur bien moins confiant, le prince de Bismarck, était d'avis que « les mesures législatives administratives des « Etats sont impuissantes à guérir les maux qu'entrai- « nent les conditions du travail et les fatalités de la « nature qui veut des pauvres et des riches, que le gou- « vernement assumerait une lourde responsabilité s'il « suggérait à la classe ouvrière des espérances sans « lendemain » (1).

Et non seulement les hautes sphères gouvernementales mais l’administration inférieure et les industriels surtout avaient perdu leur beau zèle. Là où des inspecteurs de fabrique avaient été établis la tâche leur fut rendue impossible. Piper inspecteur d’Aix-la-Chapelle s’en plaignait amèrement. « Ils se montrent, dit-il en parlant des fabri- « cants, très mal disposés à se conformer aux prescrip- « tions légales. La mauvaise volonté est générale » (2). L'administration locale sous la dépendancedes industriels était à son tour 'mpuissante. À Arnsberg l'inspecteur décédé en 1860 ne fut pas remplacé : Le gouvernement provincial trouvait cette fonction inutile {3). Des demandes d'exception envoyées par les fabricants affluaient au ministère. Des pétitions furent'envoyées aux corps législatifs. Et cette grande réforme préparée et votée dans une crise d'enthousiasme généreux fut loin de réaliser les espérances qu’elle avait tout d’abord suscitées.

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