‹ Lindenia (volume 2)Chapitre 25 sur 55 · Goffart del · texte numérisé non relu

Goffart del

A. Goossens pinx.

PL. : DVI-DVII

CATTLEYA MAXIMA sv1. var. FLORIBUNDA 2. uv.

CATTLEYA TRÈS GRAND, VARIÉTÉ FLORIBONDE

CATTLEYA. Vide Lindenia, 1, p. 15.

Cattleya maxima. Pseudobulbis plus minusve elongatis, clavatis, ancipitibus, alte sulcatis, monophyllis; folio .elongato, oblongo-ligulato, apice vix emarginato ; spatha abbreviata, acuta; pedunculo communi pauci-plurifloro ; floribus amplis; sepalis lanceolato-ligulatis, acutis, lateralibus subfalcatis ; petalis ovato-oblongis, acutis, inferne cuneatis, undulato-subcrispulis, quam sepalis subduplo latioribus ; labello petalis subaequilongo, ovato-oblongo, obscure trilobato, lobis lateralibus angulatis, convolutis, antice crispulis, lobo terminali producto, patulo, semi-ovato, crispulo, margine crenulato; columna gracili, médio utrinque obscure angulato, clinandrio tridentato, dente mediano minuto angusto ligulato, dentibus lateralibus majoribus falcatis. — Flores pulchre lilacini. Labellum pallide roseum, venis numerosis ramosis obliquis purpureis ornatum, per discum pulchre aureum. Columna alba. Catlleya maxima LAiNDL. Gen. and Spec. Orchid., p. 116 (1831), in BENTH. PL. Hartw., p. 149 (1844), in Bot. Regist., XXX, sur tab. 5 (1844) et XXXII, tab, 1 (1846), in Yourn. Hort. Soc., I, p. 64 (1846). — Hook. in Bot. Mag., tab. 4902 (1856). — RcHs. Fr. Xenia Orchid., I, p. 225, tab. 95 (1858), in Gard. Chron., n. ser. XIX, ‘p. 624 (1883). — BATEM. Sec. Cent. Orchid., tab. 31 (1867). — ANDRÉ in JUL. Hort., XVII, p..157, tab. 29 (1870). — FI. des Serres, XX, p. 139 tab. 2136 (1874). — Du Buyss. L'Orchidoph., p. 241 (1878). XXII, p. 620, fig. 108. — VeircH., Man. Orchid. PL, part. II, p. 43 (1887). — L'Orchidoph., 1888, p. 340. — WaATS. and BEAN, Orchids, p. 107 (1890). — STBIN, Orchideenb., p. 133, fig. 45 (1892). -— Bois, Les Orchid., p. 88 (1893). — L. Lip. Orchid. Exot., p. 628 (1894). — KercH. Livr. des Orchid., p. 115, fig. 75 (1894). — WILLIAMS

Gard. Chron., n. ser.

Orch. Grow. Man., edit. 7, p. 173 (1894). — Yourn. des Orch., V, p. 256 et 270 (1895).

Epidendrum maximum RoxB. #. in WaLp. Ann. Bot., VI, p. 316 (1861), Xenia Orchid., Il, p. 29 (1862).

Crescit ia Peruvia boreali, Ecuadore et Columbia. : : ;

À. PSEUDOBULBI BREVIUSCULI. PEDUNCULUS COMMUNIS BREVIUSCULUS, PAUCIFLORUS :

Var. 8. alba. Flores albi, labellum venis purpureis ornatum, disco pulchre aureo ; caeteris ut in typo.

Cattleya maxima var. alba VerrcH Man. Orchid. PI., part. I, p. 44 (1887). — Wars. and BEAN, Orchids, P. 107. ; re Var. y. aphlebia. Flores ut in typo, sed labelli venis purpureis obsoletis, disco in centrum longitudinaliter flavo-vittato et zona laete purpurea circumdato. er :

Cattleya maxima var. aphlebia RCHB. F. in Gard. Chron., n. ser. XXII, p. 394 (1884). — WiLLiAMS Orch. Grow. Man., edit: 6, p. 190 (1886), edit. 7, p. 174. — VEITCH Man. Orchid. PL., part. II, p. 44. ë

Crescit in Columbia. : ;

Var. d. Backhousei. Pseudobulbi crassiores et breviores; folia suberecta, recta rigidaque ; flores roseo-lilacini,

labello ut in typo

Catileya maxima var. Backhousei Rcu8. Fr. in Gard. Chron., n. ser. XIX, p. 624 (1883). — WILLIAMS Orch.

Grow. Man., edit. 6, p. 190, edit. 7, p. 174, Orch. Alb., V, tab. 193. — VEITCH Man. Orch. PL, part. II, p. 44.

Crescit in Peruvia. x

Var. s. Marchettiana. Pedunculus communis brevis, 2-3-florus; flores 12-13 cm. lati, intense chermesini, venis

pallidioribus percursi; labellum satis fimbriatum, anguste albo-marginatum.

Cattleya maxima var. Marchettiana WILLIAMS Orch. Alb., IX, tab. 404 (1890), Orch. Grow. Man., edit. 7, P. 174. ; :

Crescit in Ecuadore et Peruvia boreali.

Var. &. Malouana. Pseudobulbi breves, crassi; pedunculus communis brevis, 2-3-florus; flores ampli, usque 18 cm. Jati, purpurei.

Cattleya maxima var. Malouana L. LiND. in Lindenia, V, p. 41, tab. 211 (1889).

B. PSEUDOBULBI ELONGATI. PEDUNCULUS COMMUNIS ELONGATUS, MULTIFLORUS :

Var. 7. Hrubyana. Pseudobulbi 30-40 em. longi, superne 2-3 cm. crassi ; pedunculus 12-15-florus ; flores ampli,

usque 15 cm. lati, pallide albo-rosei.

Cattleya maxima var. Hrubyana LiND. in Lindenia, I, p. 29, tab. 12 (1885). Var. 9. gigantea. Pseudobulbi robusti, 40-50 cm. longi; pedunculus communis 8-10-florus, interdum usque 12-16-florus ; flores ampli, pallide vel intense rosei; labellum intense purpureo reticulato-venosum, rarissime non

venosurn.

Cattleya maxima var. gigantea LAND. in Yourn. des Orchid., V, pp. 270 (1894), 340 et 390, VI, p. 308.

Crescit in Ecuadore.

Var. v. floribunda. Pseudobulbi robusti, 12-15 cm. longi; pedunculus communis 3-4 dm. longus, 12-21-florus;

flores ampli, intense rosei; labellum margine valde crispum fere fimbriatum, purpureo-chermesinum, distincte venosum,

albo-marginatum.

Cattleya maxima var. floribunda L. LiND. in Yourn. des Orchid., VI, p. 217 (1895), in Lindenia, XI, p. 22.

Cattleya floribunda Hort. LIND. in Yourn. des Orchid., VI, pp. 79, 100 et 115 (1895).

| es premières indications scientifiques concernant le Cattleya maxima 1 sont dues à LiNpLey, qui le décrivit sommairement en 1831, d'après un =" spécimen récolté au Pérou par les botanistes espagnols Ruiz et PAvon et qu'il avait pu étudier dans l’herbier de LAMBERT, renommé comme l’une des plus riches collections privées de cette époque.

Cet herbier de LAMBERT fut plus tard dispersé par suite de la vente en détail des diverses collections qui le composaient. C’est ainsi que la plupart des plantes de Rurz et Pavon () furent acquises par Boissier, dont les précieuses collections sont aujourd’hui la propriété de son gendre, M. Wizzram BARBEY, et ont formé la base d’un très riche musée botanique public, installé à Chambésy, près de Genève.

M. BarBEY, avec sa générosité habituelle, ayant bien voulu nous confier toutes ses Orchidées de l'Amérique méridionale, nous avons en ce moment sous les yeux la plante même qui fut étudiée par LiNprey; elle est accompagnée de l'étiquette suivante, écrite de la main de Pavon : « V° Flor de Navidad. n. 341. L. 654. F. H. 1803 C). » L'abbréviation « V° » signifie évidemment « vulgo, » vulgairement, et indique que les indigènes nomment la plante « Flor de Navidad. » La lettre « F » dans les autres cas semblables est l’initiale du mot « Flora » et ici elle indique que cette plante fait partie de la flore de la localité désignée seulement par la lettre « H. » Quelle est cette localité dont le nom commence par « H?» Est-ce Huayahal ou Huassahuassi, ou d’autres encore citées fréquemment par Ruiz et PaAvon, ou bien Huancabamba (Pérou), non loin duquel Wars, envoyé par M. LiNpEN; récolta la même plante en 1864? Nul ne saurait le dire, et nous ne comprenons pas sur quoi LINDLEY a pu se baser pour écrire « Huayaquil, » nom que tous les auteurs postérieurs ont transformé en « Guayaquil. » Et voilà comment il se fait que tout le monde répète aujourd’hui que les deux botanistes espagnols ont découvert cette espèce « dans les Andes, près de Guayaquil, » indication évidemment erronée.

(x) Les Orchidées de cette collection, comprenant 136 espèces, ont fait l’objet d’un mémoire spécial, publié en 1856 par REICHENBACH, sous le titre de : Orchideae Ruizianae et Pavonianae Musaei Boissieriant (in Bonplandia,

IV, pp. 210-217).

(2) En donnant la copie de cette étiquette (Xenia Orchid., I, p. 225), REICHENBACH a omis l’abbréviation « VO; »

il a écrit « Nevidad » au lieu de « Navidad, » et « F1. H. » au lieu de « F. H. »

Il faut arriver à l’année 1842 pour avoir des indications plus exactes et plus précises sur la patrie du Caflleya maxima : c'est alors que HarTWEG le récolta dans l'Équateur, dans les immenses forêts qui bordent le Rio Grande, près de Malacotes, entre Loja et la frontière péruvienne; il en expédia des pieds vivants à la Société d’horticulture de Londres, et ceux-ci fleurirent pour la première fois en 1844. La première figure en fut publiée par Linpcey en 1846. Mais ce n'est guère qu’à partir de 1855 que cette magnifique espèce commença à attirer vivement l'attention du monde horticole, lorsque l’on vit successivement ses fleurs se montrer dans diverses collections particulières.

Jusqu'à cette époque toutefois, les rares spécimens introduits appartenaient à des formes assez basses, à inflorescences pauciflores et à fleurs souvent médiocres. En 1864, M. LiNDEN reçut de son voyageur, Gusrave WaLLis, un envoi de plantes vraiment géantes, qui produisirent d'immenses inflorescences multiflores d’un effet grandiose. Malheureusement à cet époque, la culture des Orchidées n’était pas encore comprise comme elle l’est aujourd’hui, et les exemplaires provenant de cette introduction, d’ailleurs très peu nombreux, périrent presque tous en moins de dix ans. Enfin en 1894, L'HORTICULTURE INTERNATIONALE de Bruxelles reçut de nouveau de son voyageur, M. Epouarp KLaBocx, et cette fois en nombre suffisant, la même forme géante, qui s’est déjà révélée sous plusieurs variétés dont on trouvera plus haut les caractères.

Dans sa forme que l’on considère généralement comme typique, le C. maxima présente les caractères suivants :

Pseudobulbes souvent assez courts, claviformes, assez comprimés, fortement sillonnés, portant une seule feuille. Feuille étalée-dressée ou étalée, assez allongée, oblongue-ligulée, obtuse ou à peine émarginée au sommet, charnue et assez épaisse, à sillon médian assez profond. Spathe assez courte, aiguë, verte. Pédoncule commun dressé, assez court, souvent pauciflore. Fleurs grandes, étalées, le plus souvent de couleur lilas. Sépales très étalés, lancéolés-ligulés, aigus, d'égale longueur, les latéraux un peu arqués en faux. Pétales étalés, ovales-oblongs, aigus, rétrécis en coin inférieurement, à bords ondulés presque crépus, aussi longs que les sépales mais de largeur à peu près double. Labelle presque aussi long que les pétales, ovale-oblong, obscurément trilobé; lobes latéraux anguleux, roulés en un cornet enfermant la colonne, à bords antérieurs crépus ; lobe terminal proéminent, étalé, demi-ovale, crépu, à bord crénelé; il est le plus souvent d’un rose pâle, sauf une bande médiane d’un beau jaune d’or qui n’atteint pas le sommet, et il est orné de nombreuses veines pourpres, obliques et rameuses. Colonne blanche, assez allongée, grêle, présentant au sommet trois dents, dont la postérieure est petite et les latérales antérieures plus longues et arquées.

Var. floribunda. Pseudobulbes robustes, mais de longueur médiocre; pédoncule commun long de 3 à 4 décimètres, portant de 12 à 21 fleurs très grandes d'un rose vif; labelle à bords très crépus presque frangés, à face interne d’un

pourpre cramoisi, avec les veines latérales très foncées et la bande jaune médiane nettement délimitée mais passant au blanc vers le sommet, entouré d’une étroite bordure d’un blanc pur.

Cette splendide variété, dont de double planche ci-jointe permet à d'apprécier toute l'ampleur de sa magnifique inflorescence, a été présentée par L’HorTICULTURE INTERNATIONALE au meeting du 24 novembre dernier de L'OrcuI- DÉENNE de Bruxelles, et elle a obtenu, à l'unanimité, un Certificat de mérite de

peine

1° classe.

On s'est demandé à laquelle des nombreuses variétés du C. maxima pouvait.

se rapporter la forme primitive de l'espèce décrite par Linpcev. MM. Verrcu (loc. cit. p. 44), se basant sur les notes publiées par REICHENBACH dans le Gar-

deners Chronicle, y voient la variété Backhouse. Mais il est à remarquer que la

plante récoltée par Ruiz et Pavon ne permet guère de. juger de la longueur du pseudobulbe, car il est coupé à un ou deux centimètres de la feuille; celle-ci n'est pas dressée mais oblique, et encore elle a pu être plus ou moins redressée pour la dessiccation; la spathe est vigoureuse et atteint de 14 1/2 à 15 centimètres de longueur, dimension qu’elle n’a jamais, pensons-nous, dans les variétés à pseudobulbes courts et à inflorescence pauciflore ; le pédoncule commun, dégarni de fleurs, paraît en avoir porté six ou sept, et il a deux décimètres de longueur : l'unique fleur conservée a dû être d’un rose assez vif et elle a environ les dimensions assignées par LINDLEY, 7 pouces, soit 17 :/, centimètres de diamètre.

L'ensemble de ces caractères nous porte à rapporter cette plante à la variété gigantea, caractérisée plus haut et justifie bien le nom spécifique #axima, qe LiNpLey avait choisi pour la désigner.

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler ici que la floraison automnale du C. maxima augmente considérablement la valeur horticole de cette espèce et en fait le digne pendant du vrai C. labiata, autre brillante réintroduction due également à L'HORTICULTURE INTERNATIONALE.

Au point de vue botanique, le C. maxima rentre dans le groupe des Caltleyae labiatae, caractérisé par les pseudobulbes claviformes, portant une seule feuille, et le labelle entier. Il se distingue nettement du C. labiata et de toutes les formes voisines par ses pétales aîgus, tandis que celles-ci les ont obus. A. CoGnraux.

ce ñ "3

A. Goossens pinx.

GONGORA PORTENTOSA LIND. et RCHB.

var.

ROSEA cocx.

PL. DVIII

P. De Pannemaeker chrom.

PL. DVIII GONGORA PORTENTOSA no. et rcus. r. var. ROSEA co.

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