‹ Lindenia (volume 3)Chapitre 4 sur 38 · C. giganteum var. Hookerianum Bois. Orchid. p · texte numérisé non relu

C. giganteum var. Hookerianum Bois. Orchid. p

Cymbidium spec. GRIFF. Itin. Not., p. 145, n° 698.

Crescit in Himalaya orientali ad Nepalia, Sikkim et Bhotan, altit, 1700-2500 m.

Var. punctatum. Sepala petalaque flavo-viridia, intus inferne purpureo-punctata. Labellum flavo-aurantiacum, punctis purpureis numerosis notatum.

Var. punctatum CoGN. in Yourn. des Orchid., 4me année, p. 76 (1893). — The Orchid Review, I, p. 200.

e genre Cymbidium, tel qu'il était compris par SwaRTz, par WILLDENOW, M et même plus récemment par LiNDLEY, était formé d’un assemblage d'espèces assez hétérogènes, dont la plus grande partie ont dû passer EE dans d’autres genres. La description générique donnée précédemment

(Ha) P.

dans ce recueil, vol. V, pl. 222, se rapporte à ce genre vaguement délimité des anciens auteurs; c’est pourquoi nous avons cru utile de la remplacer ici par celle, beaucoup plus précise, qui est due à BEnNTHAM. L'espèce figurée planche 222 doit même être éliminée des Cymbidium et placée dans le genre voisin Cyperorchis, qui en diffère par des grappes beaucoup plus denses; par le périanthe à segments notablement plus étroits, redressés et connivents au moins jusqu'au milieu; par le labelle presque droit, dressé, à lobe terminal beaucoup plus petit; par le rostellum beaucoup plus proéminent en forme de bec; et par les pollinies plus étroites, pyriformes, surmontant un rétinacle presque quadrangulairé.

Restreint dans ses limites actuelles, le genre Cymbidium comprend encore au moins une trentaine d'espèces, dont la plupart croissent dans les parties montagneuses de l’Asie austro-orientale.

Le C. grandifiorum habite l'Himalaya oriental, où on le rencontre entre 1700 et 2500 mètres d'altitude.

Il est caractérisé par ses longues feuilles aiguës, atteignant jusque 6o centimètres de longueur, sur 2 à 3 de largeur, à gaïînes fortement striées de lignes d’un vert alternativement plus pâle et plus foncé. Le scape, très robuste, plus ou moins recourbé, se termine par une grappe de sept à douze fleurs très grandes, qui atteignent jusque 12 et même parfois 15 centimètres de diamètre dans certaines formes. Les sépales et les pétales, trés étalés, oblongs-lancéolés et aigus, sont d’un vert pâle uniforme dans le type, tandis que dans la variété punctatum, leur partie inférieure est couverte de gros points d’un pourpre foncé. Le labelle, un peu velu sur les deux faces, est, dans le type, d’un jaune très pâle avec des macules pourpres peu nombreuses et assez grandes vers le sommet, plus petites et plus nombreuses vers la base, tandis que dans la variété, il est d’un jaune un peu plus vif, et presque régulièrement parsemé de gros points pourpres; sa base est un peu rétrécie en onglet dont les bords sont soudés à la colonne, sur une longueur de 7 à 8 millimètres; le lobe terminal èst presque arrondi, à bords fortement ondulés presque lobulés ; le disque est muni de deux lamelles longitudinales très velues, qui s'étendent depuis la partie inférieure jusque près de la base du lobe terminal.

Le type de cette espèce a fleuri pour la première fois dans les jardins anglais au commencement de 1866; il fut immédiatement décrit par REICHENBACH comme espèce nouvelle, sous le nom de C. Hookerianum. Mais Sir Joserx Hooker, à qui l'espèce fut dédiée, a reconnu lui-même, dans sa Flore de l'Inde anglaise (1890), qu’elle est identique au C. grandhflorum, décrit et figuré quinze ans antérieurement par GrirrirH. Il y a donc lieu de reprendre ce dernier nom, qui a la priorité.

Quant à la variété figurée ici, elle a fait son apparition cette année même dans les serres de L'HORTICULTURE INTERNATIONALE, de Bruxelles.

A. CoGniAUx.

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PL. CCCXC

DFE RAMROUII I ET HOoRrT.

ODANTOGEORSIIM © TRIOMPEH

PL. CCCXC

ODONTOGLOSSUM *X TRIOMPHE DE RAMBOUILLET morr.

ODONTOGLOSSUM. Vide Lindenia, I, p. 11.

Odontoglossum X Triomphe de Rambouillet. An hybridum naturale inter O. crispum et speciem aliquam ejusdem

loci incolam ? Floribus equidem speciosissimis, sepalis petalisque roseis carmineo purpureo maculatis, basi et apice candidulis, labello candido praeter discum aureum.

a superbe forme que nous figurons ici peut être considérée comme une des perles du groupe des hybrides naturels alliés à l’'Odontoglossum crispum. Par la forme de ses segments, elle se rapproche quelque peu de l'O. Rücherianum, et elle a aussi le coloris rose de celui-ci, particulièrement vif sur les bords des pétales et des sépales ; mais ce coloris est beaucoup plus prononcé que dans l'O. Rückerianum; d'autre part, les larges macules pourpres qui se détachent sur le fond lui donnent un cachet distinct.

C'est une forme de premier ordre, et nous sommes heureux de rappeler que l’amateur très distingué chez qui elle a fait son apparition, M. DALLEMAGNE, ingénieur civil à Rambouillet (France), n’en est plus à son premier succès. Plusieurs belles Orchidées, dont l’une notamment a été figurée récemment dans cet ouvrage sous le nom de Miltonia vexillaria virginalis, ont déjà fait connaître dans le monde des orchidophiles sa belle et riche collection, qui promet de devenir très promptement l’une des plus remarquables du continent.

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CURPFURE" DES -CYMPBIBIÈUM

Les Cymbidium sont ce qu’on appelle des épiphytes; toutefois leur manière de végéter les fait classer à coup sûr comme proches alliés des genres terrestres. Il arrive certainement aux explorateurs des jungles himalayennes de découvrir, au milieu des branches d'arbres morts, ou dans les cavités des vieux troncs béants, quelques espèces de Cymbidium dressant leurs feuilles épaisses et dures comme du cuir; le C. aloifolium, le C. pendulum ou même le C. sinense prospèrent suffisamment dans ces conditions; le C. eburneum également se rencontre parfois croissant en épiphyte sur les branches des grands arbres; mais ces espèces n’offrent jamais dans ces conditions l'aspect vigoureux et prospère qu’elles présentent

dans les endroits où leurs racines peuvent se procurer une nourriture plus abondante et plus substantielle.

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Les C. grandiflorum, longifolium, giganteum, Devonianum, apparaissent sur les flancs des montagnes, à des altitudes de près de 2000 mètres, dans des situations analogues à celles des précédents, et plus d’une fois les collecteurs ont pu les recueillir dans les creux d’arbres, comme dans des espèces de poches où les graines restent fixées et germent aisément à l'abri du vent et des bourrasques ; mais ces arbres, baignés d'humidité, sont d'ordinaire recouverts d’une épaisse couche de mousse qui, le plus souvent, cache de profonds débris de feuilles mortes et de mousses en décomposition. C’est dans ce compost propice que les racines des Cymbidium vont rechercher leur alimentation; il est rare qu’elles en sortent pour s'attacher au flanc des arbres.

On conçoit que ces différences dans l'habitat entraînent dans le mode de végétation des plantes des différences considérables. Les espèces qui croissent près du sol sont soumises à une température vraiment tropicale, abondamment exposées aux rayons du soleil, et elles vivent presque constamment dans une atmosphère très sèche; les pluies sont faibles et peu fréquentes.

Dans les régions élevées, au contraire, les forêts sont beaucoup plus épaisses, et les Cymbidium reçoivent beaucoup plus d'ombre; en même temps l’évaporation de l’eau est moins rapide; la saison des pluies dure presque sans interruption de juin à octobre; et cette saison une fois passée, les hauteurs montagneuses sont presque constamment enveloppées d’épais nuages, qui maintiennent autour des plantes une atmosphère saturée d'humidité.

La culture des Cymbidium n'est pas particulièrement difficile; la plupart des échecs éprouvés par quelques amateurs proviennent de ce qu’ils soumettent ces plantes à une température trop élevée, ou ne leur donnent pas un compost bien approprié; elles réclament des matériaux assez substantiels.

La plupart des Cymbidium réussissent parfaitement dans la serre des Cattleya, ou dans une serre chaude assez aérée et non éfouffée; ils y forment assez rapidement de forts spécimens qui offrent un coup d'œil très décoratif, surtout à l’époque où les tiges florales apparaissent, et se recourbent, gracieusement infléchies, au-dessus du feuillage. Ces belles touffes doivent être rempotées, en raison de la rapidité de la croissance, à peu près tous les deux ans.

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GALEANDRA CLAESII con.

GALEANDRA DE M. CLAES

ÉTYMOLOGIE : Nom formé du mot latin galea, casque, et du mot grec do, homme, étamine; allusion aux étamines, dont les anthères ont la forme d’un casque. Ce nom est donc irrégulier, comme étant tiré de deux langues différentes (nom hybride). LINDLEY avait cru le justifier en faisant remarquer que le mot latin galea vient lui-même du grec ya; mais il se trompait sur ce point, car le mot y«Aÿ a un tout autre sens (belette). Comme casque en grec doit se dira x0ovs, REICHENBACH père avait changé Galeandra en Corydandra ; mais le nom plus ancien formé par LINDLEY a prévalu, quoique fautif.

Galeandra LiNpL. Sepala aequalia, libera, patentia. Petala sepalis similia vel paullo latiora. Labellum basi columnae affixum, in calcar amplum subinfundibuliforme descendens productum; lobi laterales lati, erecti, columnam laxe amplectentes vel involventes; medius patens, rotundatus vel bilobus; discus medio varie cristatus vel lamellatus. Columna brevis vel parum elongata, apoda, apice breviter bialata; clinandrium valde obliquum, postice acuminatum. Anthera terminalis, opercularis, incumbens, obtuse et interdum longiuscule acuminata, imperfecte bilocularis ; pollinia 4, cerea, ovoidea, per paria saepius connexa, inappendiculata, anthera dehiscente glandulae rostelli membraniformi vel disciformi vix in stipitem brevissimum productae affixa. Capsula erostris.

Herbae terrestres vel epiphytae, caulibus foliatis basi in pseudobulbum tuberiformem vel elongatam incrassatis. Folia disticha, basi vaginantia, angusta, plicato-venosa. Racemi terminales, pedunculati, simplices. Flores speciosi vel mediocres, breviter pedicellati. Bracteae parvae vel angustae.

Galeandra LiNpL. in BAUER Ill. Orchid. PI. Gen., tab. 8 (1830) et Gen. and Sp. Orchid., p. 186 (1832), part. — ENDLICH Gen., p. 201. — RcHB. Fr. in WALP. Ann. Bot., VI, p. 648. — BENTH. et Hook. Gen. Plant. III, p. 536. — VEITCH Man. Orch. PL., part. IX, p. 5.

Corydandra RcHB. Nomencl., p. 53 (1841).

Galeandra Claesi. Pseudobulbis gracilibus, elongato-cylindraceis subfusiformibus, leviter sulcatis, anthesi 5-7 foliatis; foliis parvis, erecto-patulis, oblongo-lanceolatis, acutis, uninerviis, basi longiuscule vaginantibus ; racemo longiusculo, nutante, superne laxe 6-floro; pedunculo inferne longiuscule plurivaginato; bracteis ovato-lanceolatis, acutis, ovario multo brevioribus ; floribus mediocribus, patulis ; sepalis lanceolatis, breviter acuminatis; petalis paullo latioribus, acutis; labello subtrapeziformi, margine leviter undulato, lobis late triangularibus, lateralibus obtusis, intermedio subretuso et minute apiculato, disco a basi ad medium tricristato, cristis lateralibus glabris, intermedia longiore superne longe villosa; calcari lineari-conico, leviter sigmoideo-flexuoso, apice acutiusculo, ovario sublongiore; columna antice densiuscule longeque villosa ; anthera glabra, in cristam transversam obtusam subtruncatam longe producta.

Galeandra Claesii COGN. supra.

Crescit in Brasilia.

ans son Genera and Species (1832), LINDLEY n'avait que-trois espèces de Galeandra, et encore il a été reconnu que deux d’entre elles étaient des Eulophia. C'est qu’en effet les deux genres sont très voisins, et bien ee espèces, placées dans le premier, appartiennent réellement au second, entre

autres toutes les espèces d'Afrique qui ont été décrites comme des Galeandra.

Les principales différences qui séparent les deux genres sont les suivantes : les Galeandra ont toujours la grappe florale qui termine la tige feuillée, le labelle est prolongé en un éperon ample et infundibuliforme, l’anthère est surmontée d’une large crête transversale, et les pollinies sont à peu près dépourvues de pédicelle; tandis que dans les Eulophia, les fleurs naissent ordinai-

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rement sur un scape aphylle, le labelle a seulement à sa base une bosse ou un éperon peu développé, compris entre les sépales latéraux, l’anthère est semi-globuleuse, et les pollinies ont un pédicelle plus ou moins allongé.

Le G. Claesi a des pseudobulbes très grêles, ne dépassant guère la grosseur d'une plume d’oie ordinaire, longs de 25-45 centimètres, cylindriques, à peine fusiformes, légèrement sillonnés, à nœuds assez rapprochés et non renflés, d’abord d’un vert bleu pâle, puis d’un vert foncé, revêtus des débris gris des vieilles feuilles. Les feuilles, au nombre de 5 à 7, sont un peu étalées, uninerves, d’un vert bleuâtre un peu glauque, longues de 6 à 7 centimètres sur environ un centimètre de largeur, les supérieures décroissant brusquement en gaines qui couvrent la partie inférieure du pédoncule floral; elles sont prolongées inférieurement en gaînes membraneuses grisâtres, assez densément ponctuées de pourpre, avec une grosse ligne longitudinale d'un pourpre noirâtre de chaque côté. Inflorescence longue de 22 centimètres, fortement penchée, le sommet étant pendant, portant vers son extrémité six fleurs étalées horizontalement, et munies chacune d’une bractée longue de 4 à 6 millimètres. Les sépales et les pétales, à cinq nervures fines, sont d’un vert fortement lavé de pourpre vineux; les sépales ont environ 3 centimètres de longueur et les pétales 2 1/2. Le labelle, obtus, à peine rétus au sommet, est d’un pourpre vineux vers son extrémité, plus pâle ensuite, passant au vert jaunâtre à l’éperon, avec des bandes lavées de pourpre un peu vineux; la partie inférieure du disque porte trois crètes parallèles, dont la médiane, velue supérieurement, se prolonge en une ligne de longs poils blanchâtres,; l’éperon grêle, aigu et un peu flexueux, est long de 2 1/2 centimètres. La colonne, longue de près d'un centimètre, est d’un jaune très pâle, avec de petites stries pourpres à la face antérieure, qui est couverte de longs poils blanchâtres et flexueux, peu serrés dans le milieu, plus denses sous le stigmate et surtout vers la base. Anthère d’un jaune orangé, plus pâle supérieurement, à sommet d’un pourpre foncé.

Cette nouvelle espèce rappelle par beaucoup de caractères le G. villosa Bars. Ropr. (Gen. et Sp. Orchid. Nov. I, p. 85 — 1877), originaire des bords du Rio Negro, dans la province de l’Amazone. Celui-ci a les pseudobulbes de même couleur, mais ils sont notablement plus renflés au milieu, et par là plus fusiformes; ses feuilles, moins nombreuses, sont plus dressées et plusieurs fois plus longues; les inflorescences sont moins pendantes, les fleurs plus grandes et d'une couleur assez différente ; le labelle plus distinctement émarginé au sommet, avec une grosse touffe de poils au lieu d'une simple ligne poilue au milieu du disque; l’anthère rétuse au sommet et non à peine tronquée.

Le G. Claesu a été expédié du Brésil à L’HoRTICULTURE INTERNATIONALE, de Bruxelles, par son zélé collecteur M. F. CLaEs, à qui nous avons cru de bonne justice de le dédier. Cette intéressante nouveauté a fleuri dans les serres de la Société bruxelloise au commencement du mois de juillet dernier.

A. CocnrAUx.

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CYMBIDIUM LOWIANUM rCHB. 1

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