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L. LIND

VARIÉTÉ DE MOORTEBEEK

ODONTOGLOSSUM. Vide Lindema, 1, p. 11.

Odontoglossum Coradinei. Vide Lindenia, II, p. 93. Var. Moortebeckiense L. LiND. Sem. Hort., Il, p. 384.

=ÿ ette superbe variété a fleuri pour la première fois l’année dernière

. er les importations de l'établissement Lucien LiNDEN et Ci, à

MA Moortebeek près Bruxelles. Elle a une forme des plus élégantes, les enrente amples et très fortement maculés. Les sépales jaunes sont en grande partie recouverts par de larges macules brun chocolat; les pétales plus pâles, lavés de blanc au milieu, portent une grande macule couleur chocolat, entourée de quelques taches plus petites. Le labelle a le disque jaune vif, entouré de petites taches; en avant se trouve une très large macule.

Cette remarquable variété fournit un exemple de plus de la difficulté que l’on éprouve parfois, en présence de certaines formes intermédiaires, à établir une ligne de démarcation bien nette entre l'O. Coradinei et l'O. excellens, d'une part, l'O. Wäilckeanum d'autre part. Il y a dans le genre Odontoglossum un groupe très important — important par ce fait surtout qu'il a une très grande valeur au point de vue horticole — de plantes qui sont plus ou moins des hybrides naturels, et dont le classement est très difficile à établir. Les trois plantes que nous venons de nommer font partie de cette catégorie, et il nous suffira, pour donner une idée des complications auxquelles on se heurte en pareille matière, de mentionner que l’O. Coradimei est considéré par certains auteurs comme une variété de l'O. Lindleyanum, tandis que certaines formes, rattachées par les uns à l'O. Coradinei, sont rapportées par d’autres à l'O. Wilcheanum, et qu'enfin certaines formes rattachées par des auteurs à l'O. Wzckeanum sont considérées par d’autres comme de simples variétés de l'O. crispum. Nous citons dans cette livraison quelques passages d’un débat élevé à ce sujet entre M. Rozre et un connaisseur éminent, M. DE Barri-CrawsHAy, dont les opinions sont intéressantes à connaître.

Pour nous occuper de l’O. Coradinet, rappelons que sa première floraison eut lieu en 1872 et que REICHENBACH, qui le décrivit la même année, exprimait l'opinion que c'était un hybride naturel pouvant avoir comme parents l'O. #ium-

Phans et l'O. odoratum. L'influence du premier se manifeste en effet dans la forme du labelle, qui est caractéristique, et c'est là un point de ressemblance avec l'O. excellens: celle du second parent se traduit dans le coloris plus clair, et la forme plus étroite des segments.

La conclusion de tout ceci, c’est que sans doute il est difficile de tracer une ligne de démarcation très nette entre certaines formes du groupe des hybrides naturels, et que certaines à segments plus étroits et à fleurs faiblement colorées, voisines de l’O. Xigulare, ou de l'O. Lindleyanum, ou issues de cette espèce par un croisement avec l'O. crispum, comme l'indique M. Rozre, sont parfois très analogues à l'O. Coradine, mais assurément ces dernières ne sont que des exceptions, des formes transitoires ; elles ne représentent pas le véritable O. Coradinei tel que l’a décrit et délimité REICHENBACH, et dans lequel l'influence de l'O. ériumphans se manifeste d’une façon incontestable. La plante que nous figurons aujourd’hui est bien, au contraire, de cette catégorie.

CYPRIPEDIUM x WIERTZIANUM

Ce bel hybride, dont nous avons publié le portrait dans notre dernière livraison,

a obtenu un grand succès aux expositions d'Angleterre. La Société royale de Londres

lui a décerné un Certificat de mérite dans sa séance du 31 janvier, et la Société d’Orchidophiles de Manchester et du Nord de l’Angleterre un Certificat de 1" classe, lENOMÉYHer.

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