‹ Linguistique et dialectologie romanes problèmes et méthodesChapitre 29 sur 149 · II · texte numérisé non relu

II

Total des cas

Norme vocalique lOiv gœ 8œ lOrt* loo" 7a?

Exceptions vocaliques. . . — le 2e la \e 2e

Norme consonantique . . 10/ 10/ 10/ 11/ 11/ 9/

Except. consonantiques. — — •^— — — —

œl,et — et et

et œt

et et et et et et et et et et

et et et et et et et et et et

et et et et et et et

? Totaux

II« 9^ I2« \2e 13^ lOt"

Il faut croire que la distinction que nous établissons entre les représentants gascons de -eJhim et de -ïllutn possède quelque réalité linguistique, puisque nous la fondons en raisonnant pour l'instant uniquement sur les données brutes de VAtlas, sans vouloir les soumettre à un examen critique quelconque : il ne faut pas oublier en effet que les graphies de VAtlas ne font que traduire l'impression auditive d'un enquêteur passager; que cette impression auditive a été provoquée parles réponses de sujets dont nous ne connaissons que peu ou pas du tout les antécédents linguistiques, et que, dans ces conditions, il est légitime de supposer quelque désordre et quelques déformations dans la documentation de VAtlas. Quoi qu'il en soit, le résultat aujquel nous aboutissons prouve qu'il n'est pas impossible aux romanistes « vieux-jeu » de trouver « de la régularité phonétique » en dehors des documents qu'ils ont recueillis eux-mêmes (v. p. 2), puisqu'il leur arrive d'en rencontrer jusque dans VAtlas H}ignistique de la France.

D'où il ressort en définitive que si M. Gilliéron s'est mépris sur l'histoire des suffixes -Ittinn et -elluin, les imperfections de son Atlas n'en sont point la cause, mais bien la méconnaissance des enseignements que la vieille méthode comparative nous a fournis depuis longtemps.

C'est pour avoir voulu trouver son chemin toute seule que la géographie linguistique s'est égarée.

Dans le pêle-mêle des patois romans vivant à l'époque actuelle, dans ce fouillis dont la confusion est inscrite presque sur chaque carte du précieux Atlas linguistique de la France, et qui s'affirmerait plus inextricable encore sur celles d'un atlas détaillé et à plus forte raison enfin sur les cartes d'un atlas linguistique général de l'Europe romane, on ne doit se hasarder que muni de toutes les sûretés imaginables. Si l'on égare le fil conducteur qu'est la forme latine, directement attestée, reconstruite ou posée par

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