‹ Linguistique et dialectologie romanes problèmes et méthodesChapitre 55 sur 149 · DE QUELQUES CONTRADICTIONS I · texte numérisé non relu

DE QUELQUES CONTRADICTIONS I

vulgaire kaléidoscope, dont les éléments multicolores prennent des positions symétriques variées suivant que l'appareil est agité de telle ou telle façon.

Car enfin, si mirage il y a, quelle est l'utilité de la phonétique ? Peut-elle fournir, à défaut de preuves positives, du moins des marques négatives dénonçant l'origine étrangère des mots ? Aucunement, puisque, conforme ou non a la « série phonétique dominante », tel mot peut indifféremment être ou n'être pas fidèle à la tradition locale, — laquelle au surplus, selon ce qu'on nous dit, n'existe pas.

Si la régularité phonétique n'est qu'un mirage, l'irrégularité phonétique n'est qu'un mirage aussi. Toute spéculation sur la phonétique devient donc un passe-temps frivole, — ainsi d'ailleurs que toute spéculation sur la lexicologie et la sémantique géographiques, disciplines qui font si fréquemment appel à la phonétique !

On affirme encore que le « langage est l'objet d'une étude incessante, d'un travail d'amélioration et de retouche, qui paralysent la liberté de son développement ». Parler ainsi c'est méconnaître ce qu'il y a justement de libre dans cette perpétuelle fermentation tout intérieure que M. Gilliéron lui-même a observée si finement dans les patois, dans ceux-là du moins qui ne subissent pas purement et simplement un ascendant extérieur, mais qui s'efforcent d'assimiler à leur propre substance tous les apports étrangers.

Qu'est-ce au surplus que cette « liberté du développement » d'un patois ? Entendez-vous par là ce que d'autres appellent « développement naturel » ? « Nulle part, écrit M. Meillet {Ling., 129), on n'observe un développement naturel du langage... Toutes les langues connues, populaires ou savantes, trahissent la préoccupation d'un mieuxdire qui partout a conduit les sujets parlants à emprunter. » — C'est donc que l'emprunt, phonétique, lexical ou autre, est une forme naturelle de la vie des langues, et que

174 ^''- " MIKAGKS PHOXÉTiaUKS ? »

le fait de l'emprunt est lié à la notion même de la liberté de leur développement. Une langue, parce qu'elle emprunte — €t elles empruntent toutes à des degrés divers — , n'en reste pas moins « libre ». Comment dès lors « les retouches et les améliorations » que s'imposent les patois pourraient-elles les « paralyser » ?

Mais laissons ces réserves sur la conclusion générale qui termine les Mirages phonétiques \ elles n'infirment en rien le fond de la théorie soutenue par les auteurs au cours de leur article. C'est à ce fond qu'il convient d'en venir maintenant.

Tout d'abord, sur certains points de détail, la suite logique du raisonnement paraît être en défaut.

Ainsi le dilemme qui est posé pour expliquer l'intrusion des représentants de fl dans hJ et la production de formes telles que hh. Ma, ]i\a dans le sens de « fléau » (Jh., 62 suiv.), est défectueux.

Deux hypothèses se présentent, selon M. Gilliéron, pour rendre compte de ces cas de reconstruction : « ou bien la confusion est due à la collaboration de deux parlers, ou bien elle est due à l'évolution propre d'un parler. »

Mais sur quoi se fonde-t-on pour prétendre que, dans cette deuxième alternative Çib., 6^) « l'évolution propre d'un parler » suffit à expliquer les cas de reconstruction ? M. Gilliéron suppose que le parler en question, ayant distingué tout d'abord fl et AV, aux degrés fl et M par exemple, et possédant Jïagell uni « soit par héritage direct du latin», soit pour l'avoir emprunté à un second parler en un temps où celuici était encore au degré y? ou //, a fliit converger dans la suite // et kl vers l'étape commune f/ et plus loin encore versçy ou sy : dès lors « fléau » devint çlô, çw ou syâ, comme « clé » devint çlj, çyé ou syé. Puis, par voie de régression phonétique, ce parler s'attache à rectifier ses çl, çy on sy qu'il confond dans ce travail de reconstruction, sans tenir compte

RÉGRESSIONS PHOKÉTIQ.UES I75

de leur origine, et qu'il ramène par exemple à l'étape kl, d'où MJ) « fléau », forme refaite.

Mais cette reconstruction, répondrons-nous, — puisque reconstruction il y a — et on ne saurait guère nier ni la possibilité ni la réalité d'un phénomène de ce genre, connu, prouvé et admis depuis longtemps — , suppose nécessairement elle aussi la « collaboration de deux parlers ». Les auteurs des Mirages le reconnaissent implicitement euxmêmes quand ils écrivent que cette reconstruction s'est opérée « sous l'influence obsédante du français ou d'un parler plus proche du français qu'il ne l'est lui-même » {ib., 63).

Il est juste d'observer que la « collaboration des parlers » en question s'effectue dans cette deuxième alternative autrement que dans la première. Ici le parler extérieur sert de modèle, imposant une partie de son système phonétique au parler considéré. Dans le cas précédent, c'est le parler emprunteur qui imprime son système phonétique au mot emprunté, et .le fait entrer violemment et arbitrairement dans le moule tout prêt de sa propre « série dominante ».

Telle est apparemment la distinction que les auteurs des Mirages ont voulu établir entre les deux modes de reconstruction. Mais il importait de ne pas faire intervenir la notion de la collaboration ou de la non-collaboration des deux parlers, car, ce faisant, on fausse les rapports des choses et on obscurcit bien à tort une question déjà peu claire par elle-même.

Il importait surtout de ne pas prêter aux linguistes une étourderie dont, pour notre compte, nous ne les croyons point capables. Qui aurait pu songer sérieusement à faire l'histoire phonétique des groupes latins kletjî dans les quarante parlers considérés en se fondant sur des formes telles que klé et klô ? La notion de fausse régression ou reconstruction phonétique ne date pas d'hier ; elle n'est en aucune

176 VI. (( MlRAGIiS PHONÉTiaUES ? »

façon une découverte de la géographie linguistique. Il y a plus de trente ans, Victor Henry signalait déjà dans ses cours de phonétique grecque les « hyperdorismes », me fait observer M. Grammont. Dès cette époque, le comparatiste le plus arriéré eût -Vite fait de découvrir dans klô le résultat d'un phénomène de ce genre.

Quel est donc de nos jours le romaniste assez naïf pour « s'imaginer voir un représentant de /?, là où il n'aura affaire qu'à un reflet des représentants de kl » (Jb., 63) ? Aucun, je suppose. A moins que l'abus de la méthode géographique ne lui ait fait oublier l'origine des parlers qu'il étudie. Le latin demeure le point de départ sûr. Ce qui est vrai pour les exemples choisis par les auteurs des Miracles, l'est aussi pour tout autre exemple. Il s'agit d'une question de méthode générale, et les principes exposés précédeniment dans le chapitre m ne doivent en aucun cas être perdus de vue.

Nos objections à la thèse soutenue dans les Mirages phonétiques ont porté jusqu'ici sur des points secondaires. L'ensemble et l'enchaînement logique du raisonnement sur lequel les auteurs ont fondé leur système, n'est nullement entamé. Mettons à l'épreuve maintenant la solidité de ce raisonnement lui-même, et voyons si la faiblesse d'un ou plusieurs chaînons principaux ne compromet pas la résistance de la chaîne tout entière.

Pour établir que la tradition phonétique locale a été sûrement brisée dans certains cas et l'a été vraisemblablement dans d'autres, M. Gilliéron s'appuie, si l'on se rappelle bien (voir plus haut A, IV), sur les variantes aberrantes, dont il a signalé l'existence dans certains patois, notamment dans le patois 527. Ce patois a kyé, variante aberrante de « clé », en regard de Q'f',' forme « vieillie » concordant avec la « série dominante ».

Le dilemme posé par M. Gilliéron {Et. géog. ling., 59-

ANALYSE PHONETIQUE INTEGRALE I77

€6) s'accompagne de considérations auxquelles nous ne pouvons souscrire. Sous prétexte que, dans le patois 527 pris comme exemple, la forme çyé » « clé », concordant avec la « série dominante », a été recueillie par M. Edmont comme « vieillie », est-on en droit de soutenir que, dans ce patois, « la forme menteuse kyé », « en voie de supplanter Çyé », qui est conforme à la série dominante, puisse vraisemblablement devenir « le point de départ d'une nouvelle série » ? Que voyons-nous en effet pour l'instant dans ce patois 527 ? Nous voyons cette variante aberrante ky isolée au milieu de ce patois, seule de son espèce parmi tous les autres mots, qui sans exception commencent tous pas Çy, y compris bien entendu la variante ^yè donnée comme « vieillie ».

Dans ces conditions, pour annoncer, comme on le fait (^ib., 60), la victoire de la forme aberrante isolée, victoire destinée à entraîner, par voie de conséquence, le triomphe d'une nouvelle série phonétique sur la « série dominante », il faut qu'on soit a priori bien décidé à voir partout, imminente sinon même déjà réalisée, cette « brisure de la tradition phonétique locale » que l'on s'efforce de démontrer.

Pour parvenir à leurs fins, et pour établir d'une manière irréfutable la vraisemblance, voire la réalité de cette brisure, les auteurs des Mirages n'auraient pas dû se borner, comme ils l'ont fait, à l'examen du seul traitement phonétique des groupes kl et fl dans les neuf mots qu'ils ont choisis.

Pour reconstituer l'histoire phonétique d'un mot ou d'une série de mots et de leurs migrations supposées ou réelles, il est arbitraire et il est dangereux de soumettre ces mots à l'épreuve d'une seule pierre de touche.

Comment, nous dit-on (ib., 52), sera-t-il possible de reconnaître les mots intrus dans ceux des quarante parlers où l'altération de kl est postérieure à l'emprunt de « clarinette » ? « Dans le long espace de temps qui sépare l'époque

MiLLARDET. , 12

178 VI. « MIRAGES PHONÉTiaUES ? »

latine de ce phénomène tardif [l'altération de kl], « clarinette » a-t-il été le seul emprunt fait au français, et ne serait-il pas imprudent d'accorder la même valeur à tous *les éléments d'une série homophone qui peut abriter légitimement de si récents immigrés >> ?

A coup sûr, répondrons-nous, la chose serait imprudente si, comme font les auteurs des Mirages, nous nous enfermions dans l'examen d'un seul traitement phonétique, celui du kl initial. xMais nous avons sous la main d'autres éléments d'appréciation. Et nous devons nous en servir.

Non seulement le consonantisme, mais le vocalisme de « clé », « clou », « flamme )),etc. offrent d'autres critères permettant d'apprécier le degré d'authencité locale des mots. Avant de dénoncer l'enchevêtrement irrémédiable des traditions linguistiques et de proclamer l'impossibilité où nous sommes de déterminer par l'examen des condidions phonétiques le mode d'invasion et la chronologie des emprunts, il était nécessaire de combiner l'étude du traitement de kl, fi initial avec celle d'autres traitements attestés dans les neuf mots considérés : a tonique : çlartado « clarté », à 602, çlarta à 702 ; a final atone, a -\- r : klèrtcd à 601 ; d tonique : fin « fleur », etc.

Un tel rapprochement et l'analyse phonétique intégrale des neuf mots considérés auraient nécessité une comparaison avec de nouvelles séries homophones et aurait mis en jeu l'étude d'un grand nombre d'autres mots, nous n'en disconvenons pas ; mais, quand on se propose de renverser une notion aussi solidement assise que celle de la tradition phonétique et de la régularité des lois» phonétiques, base même de toute la linguistique, on ne saurait appuyer ses conclusions sur une enquête trop approfondie.

Sans insister plus longtemps sur l'insécurité où nous laisse l'absence d'un semblable examen, dont nous ne méconnaissons point d'ailleurs les difficultés, nous devons

GEOGRAPHIE HUMAINE ET LINGUISTiaUE I79

souligner maintenant l'arbitraire avec lequel ont été choisis, par les auteurs des Mirages, et les neuf mots étudiés dans chaque patois, et ces quarante patois eux-mêmes pris comme exemples.

N'oublions pas que, sur ces neuf mots comparés dans ces quarante patois, c'est-à-dire au total sur trois cent soixante formes ou environ, on a bâti une théorie qui, si elle est reconnue exacte, est d'une portée générale telle, qu'elle rend fragiles tous les résultats qu'on avait cru jusqu'ici assurés en linguistique.

Sans doute, dans la science du langage, comme dans toute science, les généralisations non seulement offrent un puissant intérêt, mais encore sont nécessaires puisqu'il n'y a véritablement de science que du général. Encore faut-il asseoir les ensembles sur des faits de détail irrécusables. Voilà pourquoi, dans le débat qui nous occupe, il importait que ni les patois, ni les mots choisis comme témoins rre fussent de nature à soulever des objections. Or ils en soulèvent les uns et les autres, et de si graves, que toutes nos critiques précédentes s'effacent devant celles qui vont suivre.

A propos des patois d'abord, ou plutôt du groupement des patois, on nous déclare Çib., 53) que les quarante par- 1ers considérés « forment des groupes géographiquement cohérents ». « En se reportant à l'une quelconque de nos cartes, nous dit-on encore (th., 50), on appréciera facilement les liens de proximité géographique et de parenté sociale qui unissent ces patois dans les divers groupes. »

Cette appréciation est aisée en effet. Une rapide vérification conduira immédiatement la personne la moins compétente en matière de géographie à cette conclusion que la cohérence géographique, les liens de proximité et la parenté sociale qu'on nous signale entre les points visés dans chacun des quatre groupes de patois examinés, sont peut-être réels pour l'un de ces groupes, mais très douteux pour un second, et à peu près nuls pour les deux autres.

l80 VI, « MIRAGES PHONÉTIQ.UES ? )>

Et l'on arrive- à cette conviction que la partie du raisonnement que les auteurs ont fondée sur cette prétendue uniformité des besoins sociaux, est irrémédiablement viciée par l'inexactitude absolue des faits allégués.

A l'appui de leur thèse, les auteurs des Mirages nous ont donné, non point, comme à leur ordinaire, une carte linguistique, mais un beau tableau synoptique en couleurs, de plus de 50 cm. de long sur 35 de large, avec tout un appareil compliqué de signes, de signaux ronds, carrés, ovales, comme des disques destinés à empocher un accident de chemin de fer.

Hélas ! l'accident s'est produit quand même, perpétré par ceux-là mêmes qui semblaient vouloir l'éviter. Une petite carte, montrant la situation géographique respective des quarante patois, dans chacun des quatre groupes considérés, eût mis en garde les auteurs contre l'abus de leur raisonnement. Elle empêcherait en tous cas le lecteur d'y souscrire.

De cette carte, voici un schéma, que nous mettons sous les yeux des linguistes, pour guider leur appréciation

(fig- 9)-

FiG. 9. — Situation géographique des quarante patois classés en quatre groupes « cohérents ».

GEOGRAPHIE HUMAIKE ET LIXGUISTIdUE lôl

Le premier groupe de patois, celui du Nord-Ouest (Manche et Calvados), est !e seul où la cohérence géographique invoquée semble réelle.

A première vue, le troisième groupe, celui du Sud-Ouest (Charentes et Gironde), avec ses neuf patois assemblés deux par deux, côte à côte, suivant la direction Nord-Sud, offre un aspect homogène. Mais, en y regardant d'un peu près, on verra que les points extrêmes de ce groupe sont nettement dissemblables.

D'une part, Saint-Clément-525, c°" de Tonnay-Charente, s'oriente, en plein Aunis, vers le port de Rochefort, et les marais ou les pâturages de la côte. De tout temps cette région a été nettement séparée de celle de Saint- Savin-é30. Entre elles deux, s'étend une barrière naturelle, la lande désertique de Saint-Ciers- la-Lande, de Bussac, de Montendre, ou Lande de Tout-y-faut , appellation caractéristique. Saint-Savin-630 vit dans le giron de Blaye, pays de vins, centre actif de navigation fluviale, patrie du troubadour Jaufre Rudel, situé dans la zone d'attraction de la grande cité sjasconne.

De son côté Abzac -63 2, repoussé par le sauvage pays de Double vers Coutras, sur la grande route de Paris à Bordeaux, est sollicité par cette dernière ville et par Libourne, son avant-poste. Entre des points aussi différents que Coutras ou Blaye et Rochefort, peut-on parler raisonnablement de solidarité, soit pour la géographie physique soit pour la géographie humaine ?

Il serait même abusif de vouloir assimiler la population dispersée que nourrissent mal les craies dures des environs de Barbezieux (Angeduc-529), à la population dense, qui prospère sur les calcaires friables, les terres de groies, de l'Ouest des Charentes, et qui alimente de ses eaux-de-vie les marchés de Cognac et de Jarnac (Chassors-5 18).

La prétendue « cohérence géographique » de ce troisième groupe de patois se traduit donc en réalité par un

r82 VI. « MIRAGES PHONÉTIQUES? »

morcellement en trois ou quatre petites régions n'ayant entre elles que peu de liens.

Mais que dire des seconds et quatrièmes groupes ? Ici l'absence de parente sociale, l'absence même de « proximité géographique » frapperont les esprits les moins attentifs.

Les points les plus orientaux du quatrième groupe sont Vindecy-9oé, c°" de Marcigny, Saône-et-Loire, Néronde- 819 et Ambierle-905, Loire, non loin de Roanne, Sailsous-Couzan-808, dans l'arrondissement de Montbrison. Les points les plus occidentaux sont Lavaufranche-601, c°" de Boussac, Cressat-602, c°" d'Ahun, et Saint-Quentin-704, c"" de Felletin, tous trois dans la Creuse. Toute la région intermédiaire comprenant la moitié nord du Puy-de-Dôme et la moitié sud de l'Allier est rattachée à ce quatrième groupe géographique.

Ainsi donc, c'est depuis la Marche à l'Ouest, jusqu'au Charolais et au Forez à l'Est, que s'étend cette « région limitée » caractérisée par a l'identité des besoins sociaux » {ih., 58)? Identiques les besoins des éleveurs du Charolais ? des ouvriers lileurs ou des mineurs du bassin de Roanne? des opulents laboureurs de la Limagne ? des pasteurs vivant sur le plateau de Gentioux ou les collines de Combrailles ? Identiques les besoins des maçons de la Marche ? On nous parlait de « brisure » tout à l'heure. Sont-ce trois ou quatre ou cinq cassures qui traversent cette région si arbitrairement constituée : Plaine du Forez, Monts du Livradois, Limagne, Monts Dôme, etc. ? En dépit de la transhumance, malgré les mouvements des populations émigrantdes régions pauvres vers les régions industrielles ou vers les bonnes terres agricoles, le contraste subsiste entre tous ces pays : ici, vie montagnarde, sévère, dispersée et locale ; là relations de voisinage entre petits propriétaires bien à leur aise ;' ailleurs encore promiscuité ouvrière des agglomérations industrielles. L'antinomie des besoins, le heurt des intérêts

Page 1