‹ Lions et renards comedie en cinq actes, en proseChapitre 8 sur 138 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, MADAME DÉLIER, P m. CATHERINE.

MADAME HÉLIER, tricotant an bai violet.

Où est mademoiselle ?

MARIETTE

Dans la serre, madame. ( Simon «on. )

MADAME HÉLIER, s'a sue vont près de la cheminée.

Comment est-il, ce garçon-là î

MARIETTE

Il parait un peu moderne.

MADAME HÉLIER

Il m’est pourtant recommandé par l’abbé Poirel. Nous aurons l’œil sur lui. (Ap«n. ) Je ne veux ici que des gens à ma dévotion.

CATHERINE, entrant avec des fleurs dans le pli de U jupe.

Voici ma récolle, arrangeons nos bouquets... («ariette sort.) MADAME HÉLIE R.

Vous ferez-vous uno coiffure de fleurs naturelles, ce soir?

CATHERINE, nrranffoant «es fleur* dan* un ra*c

sur la table du milieu.

Pourquoi ? Pour aller chez la duchesse? Ma foi, non. Je suis allée à son dernier mercredi, je me donne congé aujourd'hui.

MADAME 11 K LIER

Elle n'aime pas qu’on la néglige.

CATHERINE

Tant pisl C'est trop ennuyeux.

MADAME DÉLIER

Prenez garde, ma chère enfant ! Madame de Morvan, par sa naissance, son âge et sa piété, exerce, vous le savez, une espèce de magistrature dans le monde. Vous avez plus besoin que personne de son haut patronage.

Elle est mon sauf-conduit, je ne l’ignore pas. Aussi me laissé-je docilement couvrir de son amitié insidieuse, me réservant d'en éviter les pièges...

MADAME DÉLIER

Quels pièges, ma chère Catherine?

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