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MODE D’ADMINISTRATION DE LA PARATOXINE

La paraloxinc peut être introduite dans l'organisme pai quatre voies différentes : digestive, respiratoire, sous-cutané* et cutanéo-muqueuse.

Par la voie digestive, on prescrit la paratoxine sous .form< de pilules ou de capsules ; soit parfois en solution huileust (paratoxine B) incorporée à de l’eau sucrée ou aromatisé» avec de la menthe pour en masquer le goût.

Par la voie respiratoire ou sous-cutanée, la paratoxine es * injectée en solutions huileuses : paratoxine A pour les injecj lions sous-cutanées, paratoxine B pour les injections intra 3 i!

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laryngées.

Par la voie cutanéo-muqueuse (Lupus), on utilise la para toxine B en solution dans l’huile de vaseline, soit en vapori salions, soit en badigeonnages.

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Les hautes doses sont en général inutiles, l’action de 1 paratoxine est d’autant plus efficace que les doses sont niieu appropriées au cas de chaque malade.

Les quatre voies d’introduction de la paratoxine dan l'organisme peuvent être employées isolément ou simultam ment, suivant l’évolution clinique de la tuberculose»

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'\ oie cutanéo-muqueuse. — C’est au moyen de vaporis; lions et d’applications de paratoxine B que nous avons p constater plusieurs cas de guérison parfaite de lupus de face ou de la bouche.

Lorsque le lupus siège à la face, les vaporisations doive! être répétées quatre à cinq fois par jour ; elles se font a moyen d’un vaporisateur quelconque, celui qui est d’n

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usage courant pour les vaporisations d’huile mentholée par exemple ; la quantité de paratoxine à vaporiser est d’environ dix centimètres cubes par jour au début : on peut réduire de moitié après le premier mois de traitement.

Pour la nuit, afin de continuer l’action de la paratoxine, on applique sur les régions lupiques une gaze stérile imbibée de la même solution B ; on recouvre d’un tissu imperméable et on maintient le tout en place au moyen d’une bande de tarlatane non apprêtée.

Les lésions lupiques siègent-elles dans une cavité, la bouche par exemple, c’est aux seules vaporisations qu’on peut recourir, il faut les répéter une dizaine de fois par jour. Afin de combattre l’infection tuberculeuse générale dont la lésion lupique n’est qu’un indice, il est particulièrement avantageux de compléter ce traitement externe par des injections sous-cutanées de paratoxine A, de deux centimètres cubes, trois fois par semaine dans l’espace interscapulaire.

S’agit-il d’une plaie ou d’une fistule tuberculeuse? Chaque jour il faudra renouveler* le pansement avec une mèche de gaze aseptique imbibée de paratoxine B ; la mèche sera introduite à fond, de manière à assurer une cicatrisation progressive du fond, vers la périphérie.

Des injections sous-cutanées de paratoxine À sont indispensables pour amener la guérison rapide de ces plaies tuberculeuses.

Voie sous-cutanée. — C’est le meilleur mode d’administration de la paratoxine ; c’est en réalité le seul qui puisse permettre son absorption totale par l’organisme.

Les injections sous-cutanées se font avec la paratoxine A.

La dose moyenne, chez un adulte présentant une tuberculose du poumon au second degré, avec un peu de température, est, d’une à trois ampoules d’un centimètre cube par jour.

Les injections sont quotidiennes pendant un mois ou deux,

on lie les suspend que lorsque l’amélioration des phénomènes j stéthoscopiques est manifeste ou que se produisent des signes d’anaphylaxie. 3

En cas d’impossibilité d’injections quotidiennes, on peut sc contenter d’injections de deux centimètres cubes trois fois par semaine.

Lorsque s'amendent les signes stéthoscopiques, on peut suspendre les injections sous-cutanées quinze jours par mois, quitte à les reprendre plus régulièrement à la moindre rechute.

Se manifeste-t-il des phénomènes d’anaphylaxie? Il faut cesser de suite les injections sous-cutanées et ne les reprendre fei

qu’au bout d’un mois plein, on tente alors une injection et

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s’il se représente de nouveaux symptômes réactionnels, attendre un autre mois avant de les reprendre.

Voie intr a-laryngée. — C’est celle qui convient aux tuber- : culeux avec enrouement de la voix ou qui présentent des lésions tuberculeuses du larynx.

Les injections se font suivant la technique de Mende I ; on injectera tous les jours ou tous les deux jours une ampoule de paraloxine B.

Comme l’a bien démontré le Dr Hervé, Directeur du Sanatorium de la Motte-Beu vron, les injections intra-laryn- ,9

gées et sous-cutanées associées conduisent à une guérison

plus rapide et plus certaine.

Voie digestive. — Ce mode d’administration de la para-

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toxine s’adresse aux gens pusillanimes qui redoutent lu piqûre de l’injection sous-cutanée ou à ceux qui n’ont pas un médecin près d’eux.

Il peut compléter le traitement de la tuberculose par les injections sous-cutanées de paratoxine lorsqu’elles ne peuvent se répéter quotidiennement ou lorsqu’on a dû en cesser l’emploi à la suite de l’amélioration des phénomènes stéthos copiques.

Mais il peut à lui seul constituer tout le traitement et nous | avons vu bien des malades obtenir par la voie buccale les mêmes résultats que d’autres par la voie sous-cutanée ; ils sont seulement un peu plus lents à se produire.

Par contre, c’est à lui qu’il faut s’adresser lorsque l’entérite tuberculeuse s’est déclarée. Dans ce cas, il est indispensable d’employer la paratoxine à hautes doses : chaque jour six à huit pilules ou capsules, ou bien une à deux ampoules J le paratoxine B avec de l’eau de menthe.

Quand, sous l’influence de la paratoxine, les selles sont

jt le venues moins fréquentes, les coliques moins pénibles, l’état

‘ ‘ général meilleur, on diminue de moitié la dose pour ne esser le traitement que huit à dix jours après la guérison le la diarrhée bacillaire.

RÉSULTATS DE LA PARATOXINE DANS LA PRËTl J R E RGÏJLOSE

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On no saurait trop conseiller l’emploi de la paratoxine chez les sujets qui présentent des signes de prétuberculose, car cette médication présente, plus que toute autre, T avantage de stimuler toutes les fonctions organiques. Tout le monde connaît les symptômes particuliers de cet état lan guissant qui caractérise les prétuberculeux. Ce sont généralement de jeunes sujets dont l’hérédité est parfois suspecte, qui maigrissent, deviennent pâles, et voient leurs forces diminuer et leur appétit devenir capricieux. Ils ont facilement de; l’oppression, des palpitations, parfois une légère albuminurie cyclique, ainsi que l’a démontré Teissier. Souvent ils ont une légère température le soir, et leur manque d’appétit peul devenir de l’anorexie complète. Presque toujours aussi, leui aspect physique dénote un organisme dont le développement est incomplet. Ce sont donc, tantôt des tuberculeux dont 1 tuberculose est latente et tantôt simplement des sujets qut

des causes variables ont mis en état de résistance moindre e

qui sont aptes à contracter très facilement cette maladie.

Ces faux anémiques se trouvent très bien du traitemen par la paratoxine qui devra être institué de la façon suivante

La médication sera donnée à doses faibles, mais suffisam ment rapprochées et prolongées. Par exemple, une injectioi d’un centimètre cube de la solution tous les deux jours, 01 bien deux pilules ou capsules par jour. En effet, je suis d’avi ^ que la médication par la voie buccale peut, dans ces cas-1 jan

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surtout, remplacer la médication hypodermique ; le résulta est un peu plus long à se manifester, mais il finit par être I

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même. Il sera bon de continuer cette médication pendant trois mois au moins, et on ne la modifiera, pour la rendre un peu plus intensive, que si au bout d’un mois de traitement >n n’avait encore aucune modification.

Sous l’influence de cette médication, on voit le nombre des' globules sanguins augmenter assez vite. Iscovesco avait eu les résultats du même genre, mais moins démonstratifs, avec a cholestérine dans le traitement de l’anémie.

Parmi les nombreux cas d’anémie prétuberculeuse traités ivec succès et qui nous ont été communiqués, nous citerons j’observation suivante qui m’a été fournie par le Dr Cauilron, ancien chef de clinique à la Faculté.

J. D..., 16 ans, se présente à nous le 2 mars 1909. Son père est mort de « maladie de poitrine » à 39 ans ; sa mère est bien portante. Un jeune frère est mort à 5 ans de méningite, me sœur est coxalgique. D... a le teint pâle, les muqueuses décolorées, il mange mal, n’a pas d’entrain, se fatigue au moindre effort et sue très facilement. La numération des globules indique une grande diminution du nombre des îématies, 2.720.000 et 9.800 leucocytes.

L’examen physique montre un peu d’obscurité au sommel Iroit, sans matité, ni exagération des vibrations vocales. J)... éprouve souvent des points thoraciques aussi bien à Iroite qu’à gauche et vient de faire plusieurs rhumes au cours le l’hiver.

Il mesure 168 centimètres de taille et ne pèse que 48 kilos, ha température axillaire est de 37°9.

Je le soumets aux injections sous-cutanées de paratoxine,

la dose de deux par semaine et d’un centimètre cube. Au : bout de trois semaines, l’appétit est meilleur, les forces plus 1 égulières, le poids est passé à 49 kilos 1/2. La température l’a jamais dépassé 37°6 le soir.

Je maintiens le traitement pendant deux mois. Le poids 1 si; monté à 62 kilos, les sueurs ont disparu ; D... se sent plus

fort, il ne souffre plus de ses douleurs thoraciques, il mangea très régulièrement. Les hématies ont augmenté de nombre 4.35o.ooo.

Le traitement est arrêté.

Deux mois plus tard, D... est toujours dans le même état T son poids a légèrement augmenté : 53 kilos. L’hématimètre ( indique 4.5oo.ooo globules rouges.

Le 20 décembre 1909, D... commence une bronchite légère j qui ne dure qu’une dizaine de jours et qui n’altère en rier ! son état général.

En mai 1910, D... est toujours aussi bien portant; ses cou leurs sont bonnes, son poids est de 57 kilos, son appel i

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régulier. À l’hémati mètre, je constate 4.800.000 hématies.

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