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RÉSULTATS DONNÉS PAR LA PARATOXINE DANS LE TRAITEMENT DES TUBERCULOSES FERMEES
La tuberculose fermée se rencontre plus souvent dans la ientèle de ville que dans les services hospitaliers. Elle se iractérise par une altération de l’état général qui ressemble >aucoup à celle que nous venons de décrire mais qui est enéralement plus marquée. La lièvre est assez constante, poids est plus ou moins diminué, les sueurs sont fré-
æntes, l’appétit irrégulier et les digestions difficiles.
L’examen indique une induration du sommet, accompulée quelquefois de craquements secs en petit nombre el iconstants. Les malades présentent en outre des troubles f notionnels : toux plus ou moins accusée, dyspnée d’efforl l expectoration légère ; cette dernière est loin d’ètre consnte. On note aussi, dans certains cas, une tendance plus i moins grande aux hémoptysies.
| Dans ces formes, la paratoxine donne presque toujours de
ms résultats et mes statistiques m’autorisent à conclure
Telle amène souvent la guérison définitive.
I En réunissant mes statistiques cliniques à celles de mes èves et à celles de nombreux médecins qui ont bien voulu ie les communiquer, soit sur ma demande, soit spontanélent, j’arrive à plus de quinze cents cas (i.583 exactement). Sur ce nombre, le traitement par la paratoxine a donné les 'sultats suivants :
Evolutions progressives . 77 cas, soit 5 0/0
Améliorations moyennes . 283 — 18 0/0
Améliorations considérables . 633 — 40 0/0
. Guérisons . . . 090 — 37 0/0
Ces chiffres sont suffisamment éloquents sans qu’il sol nécessaire d’y insister. Je veux néanmoins préciser ce qu j’entends par les différentes catégories que je viens d’établii Les évolutions progressives comprennent les malades q n’ont retiré aucun bénéfice de la médication au point de vi de l’évolution des lésions. Les malades ont ressenti, pour plupart, une amélioration passagère à la suite des piqûres, I toux diminuait, la fièvre était moins fréquente, l’appétit Su relevait, certains même ont augmenté de poids, mais c|liii
heureuses modifications ne se sont pas maintenues et lésion pulmonaire a évolué vers le ramollissement.
Par améliorations moyennes, je comprends les cas où l’ét général s’est suffisamment amélioré, sans toutefois arrivl jusqu’à la normale. C’est ainsi que la fièvre se montra encore de temps en temps, mais d’une façon peu marqu(|; que les sueurs se produisaient encore un peu. Ces malades oj pour la plupart, présenté une notable augmentation de poir;
leurs forces et leur appétit sont revenus normaux b ,ir presque tous ont continué ou repris leurs occupations ccl r antes.
Par contre, l’état fonctionnel ne s’est pas beaucoup modiijl la toux a persisté ainsi que la dyspnée et l’expectorati(J| mais avec moins de fréquence et moins d’intensité.
Au point de vue physique, ces malades ont présenté i e diminution des craquements et une persistance des sigi's d’induration.
Les améliorations considérables comprennent les nci breux malades qui ont retiré du traitement par la paratoxrê une amélioration de l’état général, de l’état fonctionnel etl l’état physique.
L’état général de ces malades est revenu normal che^ plupart d’entre eux et cela après un temps variant entre troi six mois. Le traitement a comporté plusieurs séries de piqi d’une douzaine environ chacune, répétées tous les deux jci*
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('I reprises après un repos d une dizaine de jours. C’est par l’augmentation du poids et des forces que commence généralement à se manifester le bénéfice de la cure, puis arrivent les heureuses modifications de l’appétit et des fonctions digestives, l’atténuation des sueurs et la régularité du sommeil.
L’amélioration de l’état fonctionnel suit de très près les manifestations générales : la toux diminue et cette diminution de la toux entraîne derrière elle la disparition plus ou moins complète de l’expectoration et de la dyspnée.
Les modifications physiques sont les dernières à se proluire, quoique dans un certain nombre de cas nous les ayons rus évoluer à peu près en même temps que les symptômes “onctionnels. Les craquements disparaissent d’abord ou leviennent de plus en plus rares et d’une extrême finesse : mis on est témoin d’une régression plus ou moins rapide, nais en général incomplète des phénomènes d’induration uatité, exagération dans la transmission des vibrations >ocales, rudesse des bruits respiratoires, résonance de la voix.
Nous serons très bref sur la catégorie des guéris : le mot 'explique de lui-même. Ces sujets ont, comme les précédents, présenté d’abord une amélioration de l’état général, puis une imélioration fonctionnelle et physique. Chez eux, les difféentes fonctions de l’organisme ont repris une allure normale, 'e qui leur a permis de reprendre la vie courante et de la xmserver, sans observer d’autres précautions que celles de hygiène banale. Chez eux, les fonctions respiratoires ont épris une physionomie normale et l’examen de la poitrine a ait constater la disparition complète et persistante des signes l’auscultation. Néanmoins un grand nombre, environ un iers, ont conservé des signes d’induration légère : submatité ît rudesse respiratoire, que je n’hésite pas à considérer, non omme la persistance d’un travail congestif, mais comme une îeureuse transformation vers la sclérose du sommet, autreois infiltré de tubercules crus. Les bacilles ont disparu.