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HISTORIQUE

Dans les traités chirurgicaux et les thèses antérieures à 1848, on trouve tout au plus une mention de l'existence de tumeurs bénignes plus ou moins pédiculées dont la nature n'est pas spécifiée. C’est ainsi que Louis raconte l'histoire d’un jeune garçon de 18 ans, portant sur la langue des mamelons glanduleux en forme de champignons.

Lorsque, en 1848, Maisonneuve décrivait dans sa thèse sur les tumeurs de la langue, les lipomes, il n'en avait probablement pas eu d'exemple sous les yeux, car il leur assigne pour siège la base de la langue, où ils sont exceptionnels ; il n'a pas sans doute observé sur la langue les complications des lipomes tels qu'il les décrit par analogie, sans doute. Ulcération, transformation télangiectasique, cancéreuse.

Cependant, peu auparavant, Liston en avait donné une description succincte en même temps qu'il étudiait aussi les lipomes sublinguaux. L'observation la plus ancienne, citée par tous les auteurs qui ont étudié cette question, est celle de Bastien, recueillie en 1854 dans le service de Laugier. Il s'agissait d’une tumeur bénigne siégeant à

SElee

la partie antéro-latérale droite de la langue et qui fut reconnue de nature adipeuse.

Le Compendium la reproduit avec quelques commentaires. Follin, en 1866, présente à la Société de chirurgie, une tumeur lipomateuse à large pédicule insérée au bord gauche de la langue.

Masson observe un cas de lipomes multiples du dos de la langue au Kings-Collège Hôpital en 1863.

Le malade de Bouisson était âgé de 15 ans et portait un lipome sur la pointe de la langue, et le professeur de Montpellier qui rapporte le cas dans le dictionnaire encyclopédique, consacre en 1867 un paragraphe à l'étude des lipomes-de la langue dans le Dictionnaire encyclopédique.

Lebert, Broca, Virchow, Otto Weber, Holmes, en parlent comme de curiosités, et Demarquoy, dans le Dictionnaire pratique, ne fait que relater les observations précé: dentes. |

Des cas de Paget, Clarke, Churchill. qui ont trait aussi aux lipomes sublinguaux, sont rapportés dans la thèse que Labat consacre en 1874 à ce dernier sujet.

Ce n’est qu'en 1880 que Guelliot, en même temps qu'il commünique une observation très complète à la Société anatomique de Paris, inspire la thèse de Malon, où se trouvent réunis «1 cas seulement de la maladie, dus aux auteurs que nous avons déjà cités, puis à D. Mollière, Laroyenne, Tersen. |

Dans cette monographie l’auteur remarque déjà la multiplicité des formes de lipomes linguaux et n'ose pas ranger sous cette dénomination certaines tumeurs mixtes

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