‹ L’IridodialyseChapitre 13 sur 42 · SANTE · texte numérisé non relu

SANTE

que le corps ciliaire. Il y a donc une véritable traction de la membrane irienne résultant de l’aplatissement du globe ou, si l’on veut, du redressement de la courbure du globe au point de contact avec l’agent traumatisant, ayant pour effet d’éloigner les deux points opposés d'insertion du diaphragme irien, insertion qui est la partie la plus mince de ce diaphragme. « L'iris glisse ainsi sur le cristallin et se détache tout seul de son corps ciliaire comme un tapis de billard glisse sur la table polie sous l’effort d'un choc oblique. » (r).

En outre, il peut se produire une luxation du cristallin en même temps qu’une déchirure de liris ; dans ce cas, l'humeur aqueuse, fortement comprimée, presse avec énergie contre le cristallin, la partie de l'iris qui est comprise dans la zone d'action du corps contondant, et tend à détacher de leurs insertions, à la fois le cristallin et Piris qui le coiffe. lridodialyse et luxation du cristallin sont alors deux lésions oculaires associées.

Le choc direct est produit par des éclats d'obus petits, animés d’une force vive assez faïble : ces éclats d'obus, fréquemment, ricochent sur le globe, pour venir se loger dans les tissus mous de l'orbite. Quant aux balles tangentielles, « elles produisent très rare- ‘ent ces lésions de choc direct, car ordinairement une balle qui touche un œil, le fait éclater. » (2).

(1) VENNEMAN. — Lésions du tractus uvéal. Tome 6 de FEncyclopédie Française d’Ophlalmologie.

(2) P*° Rozzer et VeLTER. —— Lésions chorio-rétiniennes par

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