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RS er à S vive des ondes vibratoires qui en sortent très dimi- nuées. L'œil, nous le savons également, possède une membrane richement vasculaire : le fractus uvéal. C’est en suivant le trajet du tractus uvéal, c’est à travers les milieux transparents que les ondes vibratoires partant de la cornée, vont aboutir aux membranes profondes, mais en passant par un lieu de moindre résistance : la racine de l'iris qui se rupturera, et donnera naissance à l’iridodialyse par commotion, par choc gazeux, par l’action du projectile : air.
Ce mécanisme est donc indéniable, évident et la guerre moderne a contribué à ressusciter la vieille conception de Larrey, à donner un regain de jeu- " nesse à la théorie du « Vent du Boulet » qui s’est modifiée pour faire place aujourd'hui, à celle du « Vent de l’explosif ».
C) NATURE DES LÉSIONS. — Il faut noter d’abord que la gravité de l’iridodialyse n’est pas du tout en rapport avec l'intensité du traumatisme qui est à sa base, et que, d'après la nature du projectile, ainsi que d’après son mode d'action, on ne peut pas prévoir ce que sera la lésion. L'étude de nos observations, en effel, ne nous permet pas de dire si le décollement traumalique de liris est en relation avec la violence plus où moins grande de l’agent contondant ou s’il apparaît le plus souvent dans les régions les plus voisines du traumatisme.
Cette remarque étant faite, envisageons maintenant la nature des lésions. On peut rencontrer tous les degrés dans l’iridodialyse, depuis un décollement
à peine A jusqu'è à une : désinsertion totale de l'iris. SE exceptionnel de trouver, en même temps, une rupture dans le sens des fibres radiaires, dirigée du bord pupillaire vers le bord ciliaire (nous n’en avons pas noté un cas dans toutes nos observations)..
Lorsque le bord périphérique de l'iris . le siège d’une rupture partielle, la partie correspondante du bord pupillaire passe de la forme circulaire à celle de la corde d’un arc, parce qu’en ce point, les fibres radiaires n'opposent plus de résistance à l’action du sphineter. La pupille normale affecte alors une forme comparable grossièrement à celle d’un grain de hari-
cot ou, mieux, d’un rein dont le hile serait tourné
vers le milieu de la portion de l'iris désinséré. Après une dialyse totale ou subtotale, lPiris se ratatine, se décolore et devient gris cendré.
Il existe en même temps dans la chambre antérieure un épanchement de sang qui peut être volumineux et la remplir entièrement ou, au contraire, être si peu important qu'on ne le découvre qu'après une exploration attentive à l'éclairage oblique local, étant presque caché dans l’angle formé par l'iris et le bord scléro-cornéen. Cet hyphéma peut être si minime — ces cas sont alors assez fréquents — qu'il ne décèle sa présence que par la décoloration de l'iris, qui devient verdâtre. Ordinairement, on trouve le sang en bas, dessinant une sorte de croissant arrivant par ses deux bords, d’une part à trois, quatre ou cinq heures et, d’autre part, à neuf, huit ou sept heures. Le sang épanché provient rarement de petites fissures
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situées dans le bord pupillaire ou entre les plis radiai- res dans la continuité de la membrane. I provient presque constamment de l'ouverture des vaisseaux rupturés au niveau de l'insertion ciliaire de l'iris, qui émanent du grand cercle vasculaire de l'iris.
S'il y a eu rupture choroïdienne consécutive au même traumatisme que celui ayant donné lieu à l'iridodialyse, on pourra également obtenir une hémorragie du corps vitré et les lésions du segment postérieur de l'œil observées et décrites par le professeur Rollet et L. Mangini. |
Treitel (1), qui a examiné histologiquement un œil atteint d’aniridie traumatique, a constaté qu'il n’y avait plus trace d’iris. Au niveau de son insertion, il existait du tissu cicatriciel reliant les mailles du ligament pectiné au tendon du muscle ciliaire ; le canal de Schlemm était oblitéré par places, et les procès ciliaires rapprochés de la sclérotique s’y inséraient en partie. La rétine était partiellement décollée.
D) SymProMEs. — Les syimplômes principaux, rencontrés d’une façon presque constante dans Piridodialyse et qui forment la base du diagnostic, sont les suivants, par ordre d'importance
1° La déformation pupillaire et l'apparition d’une seconde pupille artificielle au niveau du grand cercle
de l'iris :
G@) TrerTer. — Archiv, für Ophtalm. (KXVI-3, 1880, p. 109).
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