SCÈNE IX
ROURE, seul. Il marche un moment sans rien dire avec des gestes, puis, s'arrêtant :
Au fait, pourquoi pas? Il y a des choses plus extraordinaires... Quand elles ont vu aller le train des affaires, les Ursulines ont pu prendre peur et mettre en lieu sûr ce qu’il y avait de plus précieux dans la maison. Celle-ci connaissait le bon coin. Elle est restée dessus pendant vingt ans, sans bouger, accroupie sur son trésor comme une bonne couveuse, et maintenant voilà qu elle se décide à tirer sesmufs du panier. Le malin serait d’avoir toute la couvée. Elles sont très-jolies ces burettes... qu’elle m’a montrées. C’est do l’or le plus pur et travaillé comme de la dentelle. L’évéché ou le chapitre me payera cela ce que je voudrai... Hé ! hé ! si la dame a beaucoup d’ustensiles do ce genre... Qui sait? Ces couvents étaient .si riches ! Il y a peut-être des millions à gagner avec cette femme-là. Quant à son histoire d’une personne qui avait recueilli chez elle l'aumônier du courent, d’une malle oubliée par le prêtre et ouverte quinze ans après sa mort... ça me rappelle les almanachs liégeois que je vendais dans les campagnes, du temps que j’étais colporteur... Allons, allons, il y a quelque chose là-dessous... Décidément la journée n’a pas été mauvaise : la visite de cette femme, la nouvelle du Janua-Coeli.,. Car
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enfin... il n’y a pas à dire... ça y est... c’est dans le journal... Maximin Roure. (U rontf’tnple son journal arec amour.) Moi qui avais toujours peur de le voir arriver un jour ou l’autre avec sa mine effrontée. .. Maintenant c’est fini... Plus rien à craindre! R est mortl...Ouf! il me semble que je respire mieux. {La porte s’ouvre, un homme entre précipitamment.)