‹ L’ISochondodendrine Alcaloïde du Parreira BravaChapitre 18 sur 20 · IT. — AUTRES SPASMES DES MUSCLES LISSES · texte numérisé non relu

IT. — AUTRES SPASMES DES MUSCLES LISSES

ET ISOCHONDODENDRINE

On traitera dans ce chapitre de quelques observations de manifestations douloureuses liées au spasme de la musculature lisse de certains organes. Nous avons, en effet, essayé l'Isochondodendrine dans les tranchées utérines du post-partum, dans un cas de coliques utérines avant grossesse tubaire opérée, dans l'hvpertonie vésiculaire, dans une rétention d'urine post-opéraloire, dans un syndrome océlusif post-opératoire, ainsi que dans l’angine de poitrine fvpique et dans les coliques néphrétiques.

Dans tous les cas, nous avons eu la bonne fortune d'enregistrer des sédations dont Ie caractère rapide, complet et, le plus souvent, durable exclut la simple coïncidence et conduit logiquement à admettre que c'est bien l’alcäloïde qui a levé le spasme et fait disparaître les symptomes dou- IOUreUN.

En dernière heure, nous faisons entrer dans ce chapitre quelques cas d'asthme bronchique où l’Isochondodendrine a agi de manière exceptionnellement favorable. Les asthmes en cause revêtaient un type clinique sévère, du fait de leur ancienneté, de da répétition des crises et de l’impuissance où l’on se trouvait de s'en rendre maitre malgré la mise en œuvre de l’abondante gamme des médlications auti-asthmatiques usuelles.

L'explication d'un tel effet thérapeutique s'exerçanl sur ces divers organes doit être recherchée d’une manière univoque dans le comportement de l'alcaloïde vis-à-vis du système neuro-végétatif, et l’on est enclin, plus particulièrement à propos de ces observations, à classer catégoriquement l’'Isochondodendrine parmi les modérateurs du vague. Pourtant, chez les malades ainsi soulagés, les signes habituels de la vagolyse, qui sont ceux d’une libération du

système sympathique, n'ont pu être décelés ; il n'y a eu aucun phénomène vasomoteur notable, aucune modification lensionnelle, aucun changement du rythme cardiaque.

On pourrait être tenté de mettre en cause un relai ganolionnaire sur le trajet qui mène des centres supérieurs influencés par la drogue jusqu'aux synapses des organes végétatifs, mais l'expérimentation sur lanimal, on Fa vu, nous à fait éliminer ce mode d'action de l'alcaloïde. Force donc nous est de renoncer à fournir une explication pharmacodynamique qui satisfasse l'esprit et de nous borner à rapporter ce que nous avons constaté.

OBSERVATIONS

OBSERVATION IN° 8 (Docteur DumEerry)

Mlle Geneviève S.., 27 ans. Crise inter-menstruelle.

Souffre ‘depuis 3 ans et demi ide douleurs extrèmement violentes le 14° jour du cycle, traduisant une réaction péritonéale de l'ovulation, ainsi que des règles douloureuses l’obligeant à garder le lit.

Subit il ÿ a un an une intervention consistant en la résection du nerf pré-sacré, la libération des adhérences péri-utérines et l’hystéropexie. Depuis, amélioration de la dysménorrhée, mais aucun changement dans la symptomatologie douloureuse coïncidant avec l'ovulalion.

Traitement : 2 dragées d'Isendryl prises au début de la crise douloureuse ont fait cesser celle-ci immédiatement, sans relour pendant le cycle.

OBSERVATION N° 29 (Docteur LEPAGE)

Mme M.., 32 ans. Tranclwes d’involution.

Accouchement le 30 mars. V° Pare. Au quatrième accouchement, tranchées violentes, dit

Cinquième accouchement, Accouchement à 23 h. 55. Début des lranchées vers D heures. Douleurs vives à type de colique de quelques minutes avec intervalles de l’ordre d'une demi-heure, durant taute la journée.

Traitement : Injection d’Isendryl vers + heures du soir, Douleurs

calmées immédiatement pendant > heures environ. Douleurs moins violentes, mais de durée égale.

Les douleurs augmentent d'intensité petit à petil pendant 48 heures. Celles-ci sont moins violentes et moins fréquentes qu'à la suite des accouchements antérieurs. Les douleurs durent encore 24 heures, moins intenses.

OBSERIV ATION N° 30 (Docteur LErPaGr)

Mme S..., 28 ans. l'ranchée d'involution.

Accouchement lle 31 mars. 1°° pare.

Une fausse-couche.

Accouchement à 5 h. 85. Début des tranchées vers 6 h. 30, douleurs durant 2 à 3 minutes à une demi-heure td’intervalle.

Traitement : Injection d'Isendryl à r1 heures. Quelques douleurs subsistent, puis elles diminuent d'intensité et augmentent d'intervalle. Vers 21 heures, les douleurs sont plus violentes, elles deviennent pelit à petit plus intenses et plus fréquentes. Vers 23 heures, un comprimé d’Aspirine et un supposiloire : nuit calme (suppositoire d’Isendryl).

Le lendemain malin, nouveau suppositoire d’Isendryl, les douleurs se calment et disparaissent complètement.

OBSERVATION N° 3r (Docteur Danrer)

Mme V.., 38 ans.

Présente après ablätion d'un kyste ovarien de la dyspnée avec ténesme vésical.

Mictions normales aiprès une injection d'Isendryl.

OBSERVATION IN° 32 (Docteur Turernry)

Mme Paulette L..., 4S ans. Rélention 4 urines,

Epithélioma du corps utérin : hystérectomie totale le 23-2-51. Le lendemain, rétention aiguë d’urines : injection d’une ampoule d’Isendryl : émission 10 minutes après de 250 ic. d’urines. Le surlendemain, reprise de la rétention après deux mictions normales : injection d'une ämpoule d’isendryl : quelques minutes après, émission de s00 ce. d’urines. Suites simples.

En conclusion : très bon résultat, intéressant parce qu'il permet de préciser l'intervalle entre l'injection et l'effet produit d’une part, el, d'autre part, la durée approximative de l'effet.

OBSERVATION IN° 53 (Docteur ZArAakovrron)

Mme T..., 35 ans. Douleurs pelviennes, névralgies occipitales non

liées aux règles.

pme 72 cote

En mars 1900, fait une fausse-couche d’un mois. Hospilalisée pour curettage, présente depuis une leucorrhée rosée durant les 19 jours qui suivent les règles. Al l'examen, légère annexite gauche avec utérus normal et col intact, très légèrement dilaté. Cette leucorrhée s’arrète après un traitement local, mais dapuis un mois, présente des douleurs dans la région occipitale et la région hypogastrique dont elle souffre d’une façon presque permanente et qui n'ont, par conséquent, aucun rapport avec les règles qui sont normales.

Après la première injection d’Isendryl, la malade ne souffre plus. Recoit une deuxième injection 48 heures après, une troisième, puis une quatrième à 48 ‘heures d'intervalle. Les douleurs disparaissent conxplètemnt.

OBSERVATION N° 34 (Docteur Lancer)

Mlle I. 1 ans:

Présente une colite spasmodique liée à la présence d'adhérences péritonéales extrêmement douloureuses. Get élat est accentué par l’hostilité de la malade à l'examen.

Traitement : Injection d’Isendryl, » ampoules à une demi-heure d'intervalle, par voie intramusculaire.

. L'état hyperesthésique, ainsi que la pseudocontracture abdominale s älténuent.

La malade signale que ses règles, ordinairement très douloureuses, sont survenues au cours du traitement sans les troubles habituels. En est très surprise et sil spontanément que « l'isendrvl pourrait ètre la cause de celte amélioration ».

OBSERV ATION N° 35 (Docteur Tniernx)

Mme Ginetle AÀ.., 26 ans. Grossesse extra-utérine,

Relärd de règles de 15 jours ; métrorragies de sang noir ; réactions de wrossesse positive. Intervention décidée pour le S-2-51. La veille, douleurs à type de wolique extrèmement douloureuse sans signe d'hémorragie interne survenant par crises de plus en plus rapprochées.

Injection d'une amipoule d'Isendryl : disparition immédiate des douleurs.

Le S-5-51, salpingectomie gauche, Suites simples.

OBSERIV ATION IN° 36 (Docteur Tirer)

Mme Laurence P..., 5$S ans. Huperlonie biliaire,

Coliques hépatiques depuis août 1690.

Antécédents : fièvre typhoïde.

Radio : vésicule excluc.

L'intervention ne montre pas de calcul, gmais une vésicule se

dns

idant mal. Etant donné le mauvais état général, on se contente d'une cholécystostomie.

Ultérieurement, la manométrie montre une pression résiduelle de 28 cm. d'eau ; la radio ne montre pas d'obstacle. Les tentatives de fermeture entraînent une reprise des coliques.

Le traitement (une seule injection d'’Isendryl), les fait cesser. Finalement, la fistule biliaire est tarie depuis le 80-3-5r1, la malade n’a plus eu de crise ayant nécessité un traitement.

En conclusion : bon résultat : 3 injections d’Isendryl ont fait vapidement céder les trois crises de colique hépatique. L'avenir dira si la médication à amélioré l'hypertonie vésiculaire.

OBSERVATION IN° 33 (Docteur Trierry)

Mme Jeanne K..., 47 ans. Occlusion ;post-opératoire.

Se plaïnt depuis juin 1950 de dysménorrhée, depuis novembre 1900, de douleurs pelviennes continues avec paroxysme à type de torsion, de métrorragié et de pollakiurie.

Antécédents : rien à signaler.

À l'examen : masse latéro-utérine droite de la taille d'un pamplemousse. Le 30-1-51, castration bilatérale ; ex. histologique : cäncer de l'ovaire.

Les suiles opératoires furent troublées par un iléus post-opéraloire : vomissements, ballonnement, survenus le troisième jour sans fièvre.

Traitement : Asendryl, une injection à la 6° heure des troubles, répétée à la 7° heure : quelques minutes après la deuxième injection, les douleurs disparaissent et de transit reprend son cours normal.

En conclusion : bon résultat.

OBSERVATION N° 38 (Docteur Muzzer)

Mme C..…., 29 ans. Coliques néphrétiques avec légère plose rénale el surinfechion.

Crises douloureuses très vives dans la région lombaire droite, irradiant dans l’uretère et la jambe. Vomissements, température à 38°.

Les crises apparäissent tous les quarts-d’heure et durent quelques minutes, arrachant des cris à là malade.

On institue un traitement symptomatique. Les crises disparaissent avec deux suppositoires d'isendryl, donnés à une demi-heure d’intervalle.

OBSERVATION N° 89 (Docteur VERNES)

Mme Anna C..., 64 ans. Asthme.

Asthme dapuis 8 ans. Depuis le 15 avril 10967, elle présente des crises continuelles que rien n’a pu calmer et «lle est en état d’asphyxie permänente. Elle est plus essoufflée dès qu’elle se couche, dès qu'elle

s'endort. Crise calmée par l'expectoration. Coryza spasmodique associé aux crises. Spasmes digestifs avec troubles digestifs permanents (aérocolie, constipalion, ballonnement). Grande nervosité. Tension artérielle 10/5.

A l’auscultation, ronchus nombreux dans les deux champs pulmonaires.

La malade vit en permanence avec des inhalations de « Dyspnéfnhal ».

On supprime immédiatement le « Dyspné-Inhal » qui est remplacé par J’ « Emgé Lumière » et le « Pressyl ». Aucun résultat.

Après 3 jours de traitement, une ampoule d'Isendryl, par voie intramusculaire, calme complètement la dyspnée. Toute la journée est excellente, sans aucune crise ; la nuit, avec une seule fumigation, elle a pu dormir 3 heures et demie, ce qui n'était jamais arrivé depuis plusieurs semaines.

Le lendemain, traitement combiné : Désensibilysine, Jaborandi, Calcibronat et une demi-ampoule d’Isendryl. Traitement répété les trois suivants. Depuis ce moment, dla malade est débarrasse de la sensation d'étouffament et circule säns gène respiratoire.

OBSERIW ATION N° 40 (Docteur VERNES)

M. Auguste C..., 43 ans. Asthme.

Présente de l'asthme depuis l’âge de 25 ans. C’est un asthme compliqué avec une toux quinteuse qui provoque des crises de dyspnée calmées par Îles expectorations. Thorax déformé, dos rond. Murmure vésiculaire diminué aux sommets et sibilances dans les deux champs pulmonaires.

Le premier jour, une ampoute d'Isendryl associée à 1/4 tc. de Désensibilysine et 1 ce. de vaccin C.C.B. intra-dermique. Le lendemain se sent bien toute la journée (le malade dort le jour par profession), mais encore essoufflé la nuit. On refait une injection d'Isendryl et 1/2 ce. de Désénsibilysine ; le jour même, la journée est excellente: la nuit, l’état est considérablement amélioré.

OBSER V ATION IN° 4r (Service Médical de la Gare Saint-Lazäre)

M. Pierre B..., 30 ans. Asthme.

Vient consulter pour une dyspnée d'effort et de décubitus.

Antécédents : les premiers accès remontent à l’âge de 3 ans. On nole, en outre, une œhinorrée spasmodique. Aujourd'hui les aocès sont à prédominance nocturne, mais peuvent être déclenchés aussi par l'effort.

A l'examen : râles sibillants dans les deux chämps pulmonaires.

l'ension artérielle : 14/8.

Cuti réaction : positive.

Image radioscopique : normale,

Numération : 7 6osinophiles,

mA Î*

Trailement : Pendant $S jours une injection quotidienne d'Isendryl, qui amène Ja sédation complète des crises, les autres traitements n'ayant apporté qu'une amélioration temporaire,

OBSERVATION N° 42 (Service Médical de la Gare Saint-Lazare)

M. Jean D..., 27 ans. Asthme.

Venant consulter pour des crises de dyspnée de décubitus et d'effort.

Antécédents : depuis l'enfance il a présenté des crises d'asthme alternant avec des accès ide rhinorrhée späsmodique. A l'examen râles sibillants dans less deux champs pulmonaires.

Eosinophiles dans les crachats.

14 % dans la formule sanguine.

Cuti-réaction positive.

Tension artérielle : 15/0.

Traitement : L'Isendryl remplace la théophylline qui était associée à un traitement soufré.

L'Isendryl est prescrit sous forme de <uppositoires employés malin et soir pendant 10 jours.

Le malade à pu reprendre son service normal.

OBSERV ATION N° 43 (Service Médical de la Gare Saint-Lazare)

M. Henri M..., 58 ans. Asthme.

Le malade vient consulter pour des crises d'asthme d'apparition récente, précédées depuis 8 ans par une dyspnée d'effort.

A l'examen : il s’agit d'un sujet pléthorique.

Tension artérielle : 15/8.

Cœur normal.

Electrocardiogramme normal.

Râles disséminés dans les deux champs pulmonaires.

Radiographie pulmonaire normale.

Eosinophilie sanguine à 5 %.

I s’agit donc d’un asthme tardif survenu à la cinquantaine.

Traitement : l'Isendryl en injection intramusculaire associé au « Stérandryl » et au régime a apporté une très nelle amélioration, sans cuérison toutefois.

IIT. — AUTRES ESSAIS CLINIQUES DE L'ISOCHONDODENDRINE

Sous cette rubrique disparate, nous classerons quelques observations qui ne peuvent prendre place dans aucun des chapitres précédents. Si elles sont peu nombreuses, parce que nées seulement de la curiosité des expérimentateurs, elles revêtent à nos veux un attrait plus particulier du fait même qu'on ne saurait y mettre en cause uue réponse typiquement neuro-végétative à l’alcaloïde.

Nous avions constaté, au Laboratoire, que l’Isochondodendrine ne possède pas les propriétés d’un analgésique périphérique, mais nous n'avions pu explorer complètement son comportement éventuel comme analgésique eentral. Aussi, nous fiant au seul empirisme, avons-nous tenté de faire un examen préliminaire de cette importante question en utilisant l’Isochondodendrine dans le traitement symptomatique de syndromes douloureux où ni la musculature lisse, ni l’appareïl nerveux végétatif, n'avaient part, et qui affectaient la distribution nerveuse motrice. Dans des cas de névralgies, certaines affectant le territoire du tri-jumeau, d'autres les branches cervico-brachiales, l'effet sédatif a été spectaculaire. Un autre malade atteint de contractures douloureuses du trapèze et des scalènes, avec irradiation névritique brachiale, à la suite d’une élongation musculaire, a été guéri par la seule Isochondodendrine dans des conditions de rapidité qui nous ont surpris.

Quelles hypothèses pouvons-nous, non pas retenir, mais simplement envisager pour expliquer de tels faits ? Un modérateur de la tendance vagale n'agit pas, pour autant que lon sache, sur le muscle strié non plus que sur Îles branches et rameaux des nerfs moteurs volontaires. L'Isochondiodendrine jouirait-elle donc d’un pouvoir plus étendu que celui qu'on accorde aux modérateurs classiques du

tonus neuro-végétatif, et pourrait-elle se comporter comme un facteur de décontraction musculaire ? Il est vrai qu'à doses très élevées chez l'animal, les extraits bruts du Parreira Brava développent des effets curarisants. Maïs on dont les mettre sur le compte de la présence de la bebeerine, el la préparation utilisée dans les observations résumées ICI, était suffisaniment pure du point de vue chimique pour que le rôle de ce deuxième alcaloïde, si tant est qu'il en soit resté dles traces, soit mis franchement hors de question. Une fois encore, nous devons réduire notre rôle à relater les résultats que nous avons obtenus chez ces quelques malades, sans pouvoir les interpréter à la lumière d'enseiunements pharmacodynamiques démonstratifs.

OBSERVATIONS

OBSERVATION N° 44 (Docteur Mamou)

Mme Marie [..., 67 ans. Névralgie faciale.

Souffre depuis 8 jours d’une douleur comnrençant à l'extrémité interne du sourcil et se propageant en cercle autour de l'œil et dans la région frontale, puis dans toute la moitié gauche de la tête. Douleur extrêmement! violente, apparaissant sans cause déclenchante, durant au maximum une demi-heure «vil plus rouge), s'accompagnant de nausées.

Cette névralgie est apparue à la suite d'une amygdalite. La malade a eu des névralgies analogues en 1948 à la suite d’un coryza avant duré 15 jours.

O.R.L. : Amygdalile, pharyngite fréquente.

Dents : rien à signaler.

Ophtalmo : (au premier épisode en 1948) rien à signaler,

Antécédents : 1930 : ictère calarrhal. 1930, opérée d’une déviation de la cloison du nez (elle ne pouvait plus respirer du côté gauche).

1939 : Ménopause, troubles digestifs, bouffées de chaleur, puis douleurs dans le membre droit inférieur et sciatique droite (traitements : Atophan, Rayons LR., Novocaïne, sans résultat). Cure à Amélie-les-Bains : nette amélioration.

Examen : œil gauche congestionné (partie gauche de la cornée) sans autre anomalie apparente.

Tension artérielle : 19/12.

On demande l'examen ophtalmologique et la radiographie du crâne.

Trailement : Isendryh, première injection le 927-9-5o, diminulion quasi-immédiate de la douleur, puis disparition complète 48 heures après. Deuxième injection le 29-9-50, les douleurs n’ont pas reparu. On conseille à la malade de continuer le traitement avec des dragées d'Isendryl, à raison de 3 par jour.

OBSERV ATION N° 45 (Docteur Mamou)

Mine Jeanne R..., 44 ans. Névralgie cervico-brachiale.

Souffre depuis deux mois de mévralgie cervico-brachiale gauche avec irradiation dans tout le bras gauche. On retrouve les points de Valleix sur le territoire radial, s’accompagne d’acroparestihésie.

Traitement : Injection intramusculaire d’Isendryl, grand soulagement puis iquasi-disparition des douleurs (48 heures après). Les radiographies de la colonne vertébrale et des épaules sont normales.

OBSERV ATION N° 46 (Docteur MuLLER)

M. Jean B..., 6o ans. Fracture des icôtes et luxation acromioëclaviculaire.

Fracture non réduite confirmée par la radio, nombreux ostéophytes constituant un véritable ostéome sous la clavicule. Raideur de l’épaule avec phénomène paresthésique au niveau de la main et douleurs nocturnes empêchant le sommeil. A été traité par radiothérapie et physiothérapie sans grand succès.

A reçu en tout 10 suppositoires d’Isendryl, à raison de deux par jour. Nette amélioration des douleurs nocturnes, disparition des fourmillements dans là main. L’épaule reste douloureuse.

OBSERVATION IN° 47 (Docteur Murzer) .

Mme V.., 63 ans. Fracture du col chirurgical, avec luxation de l'humérus droit et névrite cervico-brachiale.

Raideur de l'épaule et troubles sympathiques au niveau de la main avec sensation de fourmillement. Impossibilité de saisir un objet. Sensation du bracelet à hauteur variable au miveau de l’aavnt-bras.

Deux supipositoires d'Isendryl par jour, pendant 8 jours ; amélioralion très nelle. Elle peut maintenant tenir une aiguille. Les fourmillements ont nettement diminué et la sensation du bracelet est devenue intermittente.

OBSERVATION N° 48 (Docteur DumEerRy)

M. Vincent M.., 68 ans. Emphysème.

Emphysémateux avec grosse dyspnée d'efforts, troubles subjecfs d'irritation laryngée et d'instabilité générale.

Après li deuxième injection d’Isendryl, il y eut disparition des

troubles subjectifs : angoisse, irritation laryngée, toux. Cette amélioration persiste malgré l'arrêt du traitement après 10 ampoules à raison d’une par jour.

OBSERVATION N° 49 (Docteur LENORMAND)

M. Victor R..., 39 ans. Migraine essentielle.

Migraineux habituel chez qui les accès durent 24 heures, au début d'une crise ayant commencé à 6 heures du matin.

Traitement : On injecte à 11 heures, 13 mg. d'Isendryl. L'atténuation de la douleur est immédiate, les symptômes ont complètement disparu à 18 heures.

Une nouvelle crise survenue 10 jours après est enrayée aussi efficacement de la même façon que la première.

OBSERVATION N° 5o (Docteur Ch. LAURIAT)

M. Michel R..., 31 ans. Elongation musculaire avec névrite.

Le malade, sans passé pathologique, et très robuste, participe à des compétitions athlétiques. Il y a 2 mois, au cours d’un effort d'extension (des bras {« plongeon » de gardien de but de händ-ball) a ressenti une vive douleur dans la région cervico-scapulaire droite. A dû abandonner depuis son activité sportive. Traité pour un « torticolis » par des divers procédés physiothérapiques, sans résultat. Depuis 15 jours, la douleur, surtout vive la nuit, lors des mouvements et jusqu'alors bien localisée, s'étend, vers l'épaule, le bras, l’avantbras et irradie dans la main. Pour s'endormir, le malade a recours aux hypnotiques. Une série de roentgenthérapie n'apporte pas de sou- Jagement.

A l’examen, les mouvements latéraux de la tête sont douloureux à droite. Flexion et extension indolores. L'élévätion du bras est limitée. La pression réveille des points douloureux : au ‘bord supérieur du trarèze, dans la fosse sus-épineuse et bicipital supérieur.

Administrés en 2 jours 4o mers de sulfate d'Isochondodendrine ou Isendrvl, amènent Ta disparition complète des symptômes sans rechute, En 2% heures, le malade a retrouvé le sommeil. Il reprend huit jours après, sans incident, son activité sportive.

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