‹ Liszt (volume 2)Chapitre 15 sur 78 · Ibid., t. VII, p. 224 ; jeudi 20 juin · texte numérisé non relu

Ibid., t. VII, p. 224 ; jeudi 20 juin

Saëns, dans une lettre, de ses amis parisiens, il ajoute : « Aussi ne voudrais-je pas renoncer entièrement à l'idée de les revoir, quoique la triste exécution de la Messe de Gran en 66 et les verbiages consécutifs m'aient laissé une pénible impression. Cela s'explique simplement de part et d'autre. Néanmoins m'exposer désormais à de semblables malentendus, serait de trop. Sans fausse modestie, ni sotte vanité, je ne saurais me ranger parmi les célèbres pianistes égarés en des compositions manquées K »

L'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, sans lui rendre une entière justice, se montraient pourtant beaucoup moins hostiles ou réfractaires. Il avait pu entendre à Buda-Pest sa Messe pour le couronnement de François-Joseph Ier comme roi de Hongrie. Christus , quoique fort malmené à Vienne par Hanslick et sa cohorte, et Sainte- Elisabeth entraient au répertoire de nombreuses sociétés chorales : Sainte-Elisabeth avait même paru sur la scène de Weimar. Enfin, quelle joie ne fut-ce pas pour l'ami incomparable de Wagner, d'assister en 1876 à l'inauguration de Bayreuth, de saluer la « grande merveille de l'art germanique », d'y être lui-même justement salué comme un des prophètes du culte nouveau!

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