A George Sand, Ges. Sch., II, i3i
programme ou le titre ne se justifient que là où ils sont une nécessité poétique, une partie indissoluble du tout et nécessaires à sa compréhension1 ». Là même où le compositeur aura reconnu cette nécessité, le programme musical de son œuvre ne devra être « qu'un avantpropos quelconque en langage intelligible ajouté à la musique purement instrumentale, par lequel le compositeur a pour but de préserver son œuvre contre l'arbitraire d'une explication poétique et d'orienter par avance l'attention sur l'idée poétique du tout et sur un point particulier2. » D'où il est clair que le programme doit rester exclusivement préalable. Liszt insistera sur ce point, qui est capital : « Le programme n'a pas d'autre but que de faire une allusion préalable aux mobiles psychologiques qui ont poussé le compositeur à créer son œuvre et qu'il a cherché à incarner en elle... Il peut l'avoir créée sous l'influence d'impressions déterminées qu'il voudrait ensuite porter à la pleine et entière conscience de l'auditeur3. »
Ainsi le programme reste préliminaire et n'appelle l'attention de l'auditeur que sur des éléments d'ordre psychologique* Sa généralisa-
i. Ibid., IV, 27, 28.