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€ Etant donnée la prédominance des troubles VÉSICAUX, Ce blessé est à évacuer sur lhôpilal Necker. »
Il y entre le 28 août et reste jusqu'au 6 septembre dans le service de M. le professeur Legueu, lequel porte sur son billet d'hôpital le diagnostic suivant :
€ Rétention complète d'urine et constipation d° origine imédullaire. À évacuer sur la Salpêtrière. »
De là, notre sujet est envoyé en convalesce nce à Lyon, puis, le 24 mars 1917, l'hôpital Desgenettes l'envoie dans le service d'urologie de M. le professeur Rochet, avec le diagnostic, ci-après :
«€ Rétention d'urine :; crise aiguë depuis'cinq jours. »
On constate à ce moment-là les cicatrices suivantes
Blessé : 1° Superficiellemrent à la tête :
2° Séton au-dessus du coude gauche :
3° Séton de la Jambe gauche avec fracture consolidée mainlenant du péroné au liers supérieur :
3 Une balle, entrée au niveau et à gauche du coccyx, ne donne qu’une cicatrice d'entrée, car elle n’est pas nessortie ;
Une balle à traversé la région fessière droite au niveau du üers supérieur. Elle est ressortie à Ja partie postéroexterne de la cuisse gauche, au niveau de là région sous-trochantérrenne.
Sondé dès son arrivée, on retire 450 grammes d’urines troubles filamenteuses.
26 mars. — La température s'élève à 40°. À l'examen, on constate Me
Urètre,: pas de rétrécissement.
Urines troubles avec uné certaine quantité d'albumine.
Reins : rien d’anormal à la palpation.
Vessie : à l'explorateur Thompson, sensation de caleul vésical.
29 mars. — Radiographie du rein et urètre droits 4 pas de calcul.
La radiographie de la vessie montre, au contraire, la présence d’un corps étranger de la grosseur apparente d’un petit
joe
œuf de pigeon.et dont l'opacité semble correspondre à celle d'un calcul qui serait situé assez bas vers le col vésical et non dans la vessie même.
31 mars. =— Opération par M. le docteur Rochet. Réouverture de la cicatrice hypogastrique par une incision transversale convexe, car on prévoit des difficultés pour la dénudation de la vessie qui resta ouverte pendant neuf mois à la suile de la blessure. |
La recherche de la face-antérieure de la vessie est, en effet, assez laborieuse pour éviter d'ouvrir le péritoine, lequel descend assez bas. Une fois la vessie retaillée, on extrait rapide-
ment le calcul qui se trouve mi-parlie dans l'urètre, mi-partie
dans la vessie, et c'est pour ce motif qu'en sondant le malade avant l’opéralion, la sonde était loujours arrêlée à l’orifice vésical lui-même ; puis on sulure la vessie en deux plans, laissant simplement un passage pour un tube de coutchouce n° 24.
9 avril. —— On enlève le drain : le malade urine par la plaie hypogastrique.
17 avril, — Les urines passent entièrement par lhypogastre depuis l'enlèvement du drain et la plaie S'incrusle rapidement de poussières calcaires. La sonde métallique n° 14 passa facilement.
19 avril. — Sondage par le canal urétral à la sonde métal-
lique n° 20. M. le professeur: Rochet croit sentir üne pelle :
concrétion dans le canal, mais il ne la retrouvé pas à l'explorateur Fhompson.
24 avril. — Passage d’une sonde métallique n° 18. Pas de concrétions calcaires perceplibles. Pas de résidu.
1% mai. — Les sondes molles ne peuvent pas passer. Seule, la sonde métallique n° 12 franchit l’urètre,
10 mai — Dilatation métallique avec sondes 12, 14, 16. Pas de résidu. | 19 mai. — Résidu, 40 centimètres cubes. Lavages-quotidiens à l’azotale d'argent faible,
Le 29 mai, on radiographie : la région du bassin, coccyx.
LT gi etes sacrum, et partie postérieure des os iliaqués. "La radiographie ne montre plus aucune trace de caleul.
25 juin. — Depuis quelque temps, le malade a une certaine difficulté à uriner et le sondage. est parfois très difficile au niveau du col de la vessie. La sonde parait s'égarer dans une pelle poche qui devait contenir le calcul extrait il y à quelque temps. Pour régulariser cela, on décide une intervention par la voie périnéale,
9 juillet. — Opération (M. le professeur Rochet). On opère le blessé et on lui fait l'incision de la taille périnéale. A lou-
verture de l'urètre profond, on tombe sur une filière de rétrécissement de cet urètre difficile à dilater, On la dilate progres< sivement aux bougies d'Hégar, puis au doigt, et on tombe au niveau de l'urètre prostatique sur une véritable poche dans laquelle on peut remuer aisément la première phalange de l'index. Cette poche, située en avant et en dessous du sphincter vésical, devait contenir la partie inférieure du caleul entere lors de la cystostomie du 31 mars, et comme le rétrécissement à été largement dilaté par le périnée, on peut espérer qu’elle reviendra facilement sur elle-même.
Ogservarion III
R... Jean. Blessé le 20 février 1917, à Avocourt. Premier pansement de suite au poste de secours.
Arrive à l'hôpital de la Soie, le 5 avril, avec l'observation suivante
« Plaies multiples des membres inférieurs et de l'avant-bras droit.
Plaie de la fesse par éclat d’obus. Fistule urétro-périnéale.
« Cicatrice périnéale à la suite d’urétrotomie externe, se terminant Juste en arrière de la racine des bourses par une fistule à bords irréguliers. Cette cicatrice est dure, légèrement
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douloureuse à la pression, surtout un peu en avant de fa L]
listule,
« Testicules et épididymes-? 0.
« Prostate petite.
« Urètre profond, souple au toucher rectal.
« Urines troubles.
@N. B. -— Une bougie n°5, passée par le méat, sort par la fistule périnéale et donne l'impression de passer dans Ja région profonde de l'urètre antérieur sur quelque chose, cicalrice où autre, donnant un frottement dur, calculeux ? »
5 avril 1917. — Pose d’une bougie fihforme à demeure. La cicatrice notée dans l'observation ci-dessus a été faite lors de l'extraction d'un éclat d’obus. | |
16 avril. — Dans le courant des dilalations, on est arrêlé au n° 14 à cause de la présence d'un obstacle, peut-être calculeux, dans la région profonde de Furètre antérieur. On con- Uaue les dilatations, espérant amener la chute du corps étran: ger et la bougie 18 peut passer le 26 avril. :
Le blessé est radiographié le 28 avril et on note la présence d'un éclat d'obus suivi d'ombres moins nettes, én arrière, au veau de l’urètre postérieur.
5 mai. — M. le professeur Rochet procède à l'extraction de l'éclat d’obus. Ürétrotomie externe au niveau de la fistulette périnéale, tandis qu'un explôrateur métallique repère l'éclat. Cet éclat est trouvé dans une dilatation de la portion centrale de l'urètre nembraneux. En arrière. de- l'éclat, nombreuses concrélions calcaires, tapissant l’urètre, ou libres dans -sa cavité, irrégulières, et formées évidemment par de petites incrustations du conduit, en arrière et autour du corps étranger. Une sonde à demeure est placée dans l'urètre: périnéal, lequel est suturé par dessus.
16 juin. — Une sonde IS métallique passe facilement. Bon réquitat cicatriciel. On ne sent plus de concrétions calcaires à l'emplacement des calculs. %
4 juin. — Plus de fistule périnéale, mais fistulette pénienne toute petite,
OBservarron IV
1... Antoine, 25 ans. Entre au centre urologique, le 24 août 1915, venant de l'hôpital Franklin. + :
Blessé at plateau de Nouvron, Le 9 juin 1915, par une balle entrée par la fesse gauche et sortie par la fesse droits.
Premier pañsement au poste de secours, puis évacué sur l'hôpital de Villers-Cotterets, où il arrive neuf heures après avoir été blessé, sans avoir pu uriner, Sur le soir, on place une sonde à demeure et son introduction amène une hémorragre par l'orifice de sortie de la fesse droite, Cette hémorragie est arrêtée avec un pansement compressif. Envoyé successivement à Dinan, puis Saint-Malo, le blessé doit garder Ja sonde à demeure jusqu'en février 1916, Ses plaies sont cicatrisées en Juillet 1916, mais à ce moment-làle blessé fait une suite de crises de rétention totale d’urines pour lesquelles on l'évacue sur le centre urologique de Lyon.
24 août 1916. — À son arrivée au centre, on constate
Urines sanguinolentes et glaireuses perdues constamment par le blessé.
Urètre : lg cathétérisme est très difficile. Les bougies filiformes se perdent et se recourbent dans une large poche avant de pénétrer dans là vessie. On pense à la possibilité d’une obstruction siégeant tout près de l’attache urétro-vésicale, En retirant les fihformes, on sent quelque chose qui racle, à frottement dur, dans lurètre profond,
Au toucher rectal, il semble que la prostate à disparu.
La radiographie, faite au centre, montre l’existence d’une. masse opaque, de la dimension d'un gros noyau de pêche,
siégeant au niveau même du col de la vessie et plutôt portée du côté droit que sur la ligne médiane.
Intervention le 22 septembre 1916. — Incision et exploration du périnée, Incision curviligne. Désinsertion de RORPESe moyenne à droite, pour pénétrer plus profondément vers le col de la vessie ; effondrement partiel à gauche.
np Aer
Dans l'urètre, qui n’est pas interrompu dans sa continuité, où perçoit une masse du volume indiqué par la radiographie, masse qui arrête une sonde 1nétallique introduite par la verge.
Sechüon transversale incomplète de l’urètre, respectant la paroi supérièure. Extraction alors d'un volumineux calcul urétral occupant la région prostatique. La prostate-a disparu el à dû êtres emportée par le traumatisme, où par un abcès secondaire, Sulure de l'urètre taillé, avec mise en place d’une sonde à demeure : une mèche. est placée à droite, dans la région supérieure du périnée,
Suites immédiates excellentes. Température 3722,
Le malade urine en partie par la verge, en partie par le périnée. |
Une semalie après, on passe une sonde métallique par la verge. Le sondage est difficile. À
5 octobre 1916. — Deuxième cathétérisme : une sonde métallique n$ 13 passe assez facilement : elle est très libre dans l'urètre, là poche prostatique existe toujours, quoique très diminuée,
9 octobre 1916. — Lie malade ne retient pas ses urines : son sphincter vésical recommence à ne pas fonctionner tout comme à l’arrivée du blessé dans le service. La totalité de l'urine passe par la verge.
27 octobre 1916. — Lies urines ne s'écotlent plus. Capacité vésicale : 120 grammes. Le blessé présente de la fausse incon-
ltinence. "M retient ses drines et vide volontairement sa vessie, mis quelques gouttes d'urine séjournent sans doute dans la poche sous-vésicale où élait le calcul «et s'échappent ensuite goutte à goutte quand le malade est debout.
20 nocembre 1916. — Le blessé va bien, sans aucun lrouble fonctionnel.
N\. B. — Ce blessé n'a jamais présenté de signes de Hhiase
avant sa blessure.
LAC: à