‹ Litterature AnglaiseChapitre 11 sur 121 · i,S2 ' ' iM · texte numérisé non relu

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(F. J. Furnivall, Introduction au Léopold-Shakeit^)ear€,Tp»\\).

Shakespeare. Il y a là une révolution complète dans la conception du rythme; la présence de ces terminaisons est un des traits distinctifs du rythme shakespearien depuis Macbeth, et, en Tabsence d'indication chronologique, une pièce où elles manquent est antérieure à Macbeth, une pièce où elles paraissent lui est postérieure *.

2** Changement analogue dans la structure du vers isolé. Le vers rythmé est composé régulièrement de dix syllabes, en cinq iambes, le vers s'ar-

1 . L'on a proposé de distinguer des désinences légères les désinences faibles (weak endings)^ où le monosyllabe final est absolument sans existence personnelle : anrf, or, if, for, from, in, of, et l'on a dressé des listes numériques des désinences des deux ordres dans les diverses pièces de Shakespeare : la distinction est réelle, mais n'a pas été encore exploitée avec le discernement nécessaire; il ne suffit pas do compter mécaniquement, il faut peser. Il est tel cas -où. and et or sont d8s désinences fortes, c'est-à-dire que la voix s'arrête comme si le sens était fini ; par exemple, quand suit une parenthèse ou une phrase incidente; et inversement, des mots qui par eux-mêmes font désinence forte peuvent devenir presque aussi fugitifs qu'une conjonction; par exemple, for fear dans ces vers de Macbeth :

Thou suro and firiu-set Earth, Ilear not my steps, which way thpy walk, for fear Thy vepy stoncs pratc of my wheroabout. (Il, 1, 59).

La proportion des terminaisons légères et faibles aux terminaisons fortes, nulle avant Macbeth, de 1/100 à peine dans Macbethy est, selon M. Ingram, de 3.53/100 dans Antoine et Cléopdtre et va ensuite s'élevant jusqu'à 5 ou 6 °/o' (Ingram, The weak endings of Shakespeare.)

SHAKESPEARE iO

rôtant régulièrement à Taccenl final ^ : mais le vers gagnera en liberté et en variété par l'addition d'une syllabe atone, qui n'en change pas la structure, puisque le nombre des accents reste le môme, mais en modifie l'harmonie et le rythme*. Les premières pièces de Shakespeare n'offrent presque pas d'exemple de ces terminaisons doubles'^ (double endings) : elles deviennent fréquentes dans les pièces moyennes et envahissent un tiers des vers dans celles de la dernière période.

Voici un morceau pris, non d'une des premières pièces, — on trouverait là jusqu'à des séries de quarante vers sans un enjambement et sans un vers féminin, — mais d'une pièce où le style a déjà plus de variété et où Shakespeare est déjà lui-même : Richard III; mais elle appartient à la première manière de Shakespeare, et l'on sent que, pour lui, l'idéal est encore le vers par fait y absolument symétrique :

Uave I a tougue lo doorn rny brother's tlealh, Aud shall that longue give pardon to a slave ^ ?

1. Oy full of «cor-pions is niy mzVirf, dcar wife, {Macbeth , III, 2, iO). Les italiques .marquent les syllabes accentuées.

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