‹ Litterature AnglaiseChapitre 12 sur 121 · Of .vo/'-riest fan-cies your com-y>an-ions mak-mg · texte numérisé non relu

Of .vo/'-riest fan-cies your com-y>an-ions mak-mg

3. Ou terminaisons féminines; elles remplissent le rôle que remplissait la rime féminine en français, à l'époque où le final n'était pas encore devenu muet.

\. Le roi Edward, qui vient de faire périr son frère Clan«nci', répond à un noble qui lui demande la grâce d'uu meurtrier II, 1, 103).

My brother kiU'd no man, his fauU was thouglit.

And yet his punishmcot was bitter death.

Who sued io me for hiin ? who, in my wrath,

Kneel'd at my feet, and bade me be adris^d?

Who spoke of brotherhood? who spoke of love ?

Who told me how the poor soûl did forsake

The miglily Warwick, and did flght for me ?

Who told me, in the field at Tewksbury,

When Oxfo^d had me down, he rescu'd me,

And said, « Dear brother, live, and be a king ? »

Who told me, when we both iay in the field,

Frozen almost to death, how he did lap I me

Even in his garments; and did glve himself,

Ali thiu and naked, to the numb-cold night ?

AU this from my remembrance brutish wrath

Sinfully pluckd, and not a man of you

Had 80 much grâce to put it in my mind.

But when your carters, or your waiting-vass- 1 ais

Hâve done a drunken slaughter, and defac'd

The precious image of our dear Redeem- 1 er,

You straight are on your kneea for pardon, par- 1 don ;

And I, unjusUy too, muet grant it you.

But for my brother not a man would speak,

Nor I, ungracious^ speak unto myself

For him, poor soûl ! The proudest of you ail

Hâve been beholding to him in his life.

God, I fear, thy justice will take hold

On me, on you, and mine, andyours for this.

Sur trente vers, cinq enjambements, dont un seul vraiment sensible (he did lap me Even) ; quatre vers il terminaison féminine.

Comparez à cela les tirades de Macbeth :

To be thu8 is no- \ tking But to be safely thus. Our fear in Ban- i quo Sticks deep; and in his royalty of na- 1 turc

SlIAKESl'KAÏU: 31

Heigns that wliich ghould ho fear'd : 'tis luucU he darc:*.

ÀDd, to that dauutlesâ teuiper of his mtud,

He hath a wisdoin that doth guide his val- 1 our

To act in saft'ty (UI, 1, 47).

Ou celle-ci, de Cymbeline (III, 2, 48. :

0, forahorse with whiga! — il(^ar'st thon, Pisa- 1 nio? He is at Miiford-Havnn : road and tell I me How far 'tis thither. If ont' of mcan affairs Mayplod it in a week, why uiay not I Glide ihither in a day ? — Then, true Pisa- | nio (Wholong*st, like mo, to see thy lord; who long'st,— let me 'bâte ! — but not like me ; — yet long'st,— But in a fainter kind : — ! uot like me, For mine*s beyond beyond), say, and speak thick, (Love*8 counseller should flll the Imres of hear- | iny, To the smothering of the seuse,) how fai* it is 7b this sameblessed yiilîord: aud, bv the wav, Tell me how Wales was made so happy, as . To inherit suck a haven : but, firat of ail, How we may steal from henc«> ; and, for the gap That we shall make in Unie, from our hence go- | ing And our return, to excuse: — but first how get | hencv.

ile changement visible et sensible de la forme n'c?t pas le seul; d'autrés vont du môme pas, dérivant de la même source : la liberté d*une pensée de plus en plus maîtresse d'elle-môme et s'affranchissanl chaque jour davantage de tout ce qui est convention, manière, tradition artificielle. Dans les premières pièces, le vers rimé lutte victorieusement contre le vers blanc; les deux tiers de Lovées Labour s Losl sont rîmes ; dans la Comédie âes erreurs, ]v quart : la rime est encon* un procédé normal de

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métrique ; dans les dernières pièces, elle n'est plus qu'un procédé exceptionnel, appelé par des circonstances exceptionnelles, et destiné à produire des effets voulus*.

Autres changements concordants qui nous font toucher de plus près l'âme même : dans les premières pièces, les concettl, les jeux de mots, Veuphuisme ^ ; les allusions classiques à la Mario we ; l'idée et l'image poursuivies dans leurs développements jusqu'à épuisement du détail; monologues apparents qui ne sont que des parabases; le bouffon, personnage essentiel ; point de caractère, mais seulement des intrigues ; tout cela disparaît à mesure que Shakespeare avance. La passion vraie entre en scène, le style n'est plus que le cri gincère de la passion, les caractères éclatent et dominent l'intrigue ; Shakespeare a marché dans la vie, et son théâtre devient l'école du monde, le reflet de la vérité, dans toute sa force, toute son étendue et toute sa variété, depuis les formes générales et inférieures qu'elle revêt dans la réalité mondaine jusqu'aux formes suprêmes dp l'idéal.

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