‹ Littérature arabeChapitre 25 sur 37 · LB XIX* SIECLE · texte numérisé non relu

LB XIX* SIECLE

autre poète d'Alep, Philippe Basile Bennâ, vivait à Constantînople; trois odes que les circonstances lui inspirèrent, i'uue pour remercier le prince de Joinville d'avoir contribué a combattre l'incendie de Péra en 1839, une autre en l'honneur de Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse, et la troisième qui est un hommage à 'Abdul- Médjid, ont été traduites en allemand par Otto RÔhrîg.

Soléïman ben Ibrahim Sola, d'Alep, a chanté, dans ses vers lyriques, la générosité de l'émir 'Abd-el-Qader, dont la décision énergique sauva de nombreux chrétiens pendant les massacres de Syrie en 1860; son diwan a été imprimé au Caire en 1895.

La littérature chrétienne est représentée par les Mawâ'izh OU recueil de sermons de M** Youaef Ilyâs Debs, archevêque de Beyrouth (1874), et la controverse par l'ed-Dorr el-manzhoûm, réfutation des questions et réponses signées de M^* Maxime MazbloAm, imprimée dans UQ couvent du Liban (1863). L'étude du droit revendique le Chark rdïd el-férdîd, sur le partage des héritages (1873), par Yoûsefel-Asir.

Damas, imitant Beyrouth, a une période heureuse de productions littéraires. Mahmoud Éfendi Hamza publie une série de travaux sur des questions juridiques: le Qawdtd el-auqdf, règles qui régissent les biens de mainmorte (1871), el-Férdïd el-békiyt/a, sur la jurisprudence (1881), et-Tariqal el-ivâdeha, sur l'établissement de la preuve préférable (1883), Tahblr el-maqdla, étude sur le délai et la caution (1884). 'Ala-Eddin-Efendi 'Abidin compose un traité de jurisprudence avec le titre de el- Hadiyya el-'aldîyya (1882). En matière philosophique, Ahmed el-Barbfr imagine un dialogue entre l'air et l'eau, intitulé Maqdma ou séance (1883); Mohammed-Efendi el-Qalbaqdji écrit, sur la connaissance de la nature

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intime de rhomme au moyen du miroir des yeux, le Kechfel-AkUâq (1883) ; 'Omar-Efendi el-'Attâr, qui avait publié en 1870 un Risâla sur l'objet de la logique, y joint, en 1884, le Férdld féfvdid, sur ta signification de l'unité, le Risdla béhiyya sur l'origine du monde, le Tahqiqât béhiyya sur la signification de l'existence.

Mohammed ben Ahmed-Efendi el-Iskandérâoi y étudie les sciences naturelles dans rj4sr<£/'€i'-ra&£<&ii^ya (1883); Dûoud-Efendi Abou-Cba'r écrit un traité d'hygiène qu'il appelle Tohfat el-ikhwân. L'oraison funèbre de l'émir 'Abd-el-Qader y a été prononcée par Mohammed ben Mohammed el-Mobàrek el-Djézâïri {Lau'at ed-Damâlr, 1883). Mohammed-Efendi 'Abidin compose un ouvrage bio-bibliographique dénommé Oqoàd-el-lédlî (18S5).

Le grec orthodoxe Spiridion Çarroùf, originaire de Damas, outre de nombreux livres de liturgie publiés d'après le texte grec, compile une histoire sainte depuis la création jusqu'à la fin du premier siècle après Jésus- Christ (Jérusalem, 1855), écrit un abrégé du catéchisme (1860). Le prêtre maronite Ya'qoùb Djordjis 'Aw^vnd compose un abrégé de théologie dogmatique {Kkoîâçat el-bérâhin el-lâhoûliyya, 1873). Sim'àn Ishâq el-Qodsi écrit le Riâset Botros sur le pontificat de Pierre et de ses successeurs (1870).

A câté de la Syrie, l'Egypte, sous l'impulsion des réformes implantées par les successeurs de Méhémet- Ali, se livre à une activité de composition des plus remarquables. Les sciences européennes enseignées dans les écoles provoquent un mouvement de traduction considérable, mais que nous ne suivrons pas, pour nous en tenir aux publications originales. Le mouvement, loin d'être purement scientifique, est peut-être encore plus littéraire ; c'est le moment oii les presses de l'imprimerie

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