‹ Littérature arabeChapitre 26 sur 37 · LE XIX' SIECLE · texte numérisé non relu

LE XIX' SIECLE

olBcielle de Boulaq et des entrepriseB particulières du Caire mettent à la portée de tous les classiques de l'érudîtioD musulmane. A côté des grands noms d'autrefois, OD voit des poètes donner au public le fruit de leur inspiration : 'Ali-Efendi Dervicb (1867), avec son Ick'âr; Ibrahiro-bey Marzoûq, auteur de Ved-dorr el-béhî el- ■maruoûq (1880), mort à Khartoum dans le Soudan en 1866, Mahmoud ben Mohammed el-Qoâsi (1892), chéîkh des Sa'diyya à Dongola, qui a écrit les louanges du Prophète en langue vulgaire, Mohammed ben Isma'il ben 'Omar Chihàb-Eddin el-Hidjâzi, originaire de la Mecque, mort en 1857, qui fut correcteur à l'imprimerie du gouvernement de 1836 à 1849, auteur d'un divtran paru en 1861 et du Sèfinet-el-Molk (1865), Amîn ben Ibrahim Chémil, dont \'el-Moblakar réunit cinq séances et vingtsix odes, consacrées à la description de l'homme et composées à Lîverpool en 1868, Ali Abou'n-Naçr (mort en 1880), forment la pléiade des poètes néo-égyptïens. L'art des chansons populaires, méprisé des littérateurs d'autrefois, excite la verve de Mohammed 'Othmân Djélâl, mort le 16 janvier 1898, qui a aussi traduit en vers arabes les Fables de La Fontaine, de Hasan Hosni, dont le diwan porte le titre de Thamarât el-Hayât (Fruits de la vie), et d'ibn el-Fahhâm.

L'histoire d'Egypte a été écrite par 'Abder-Rahman el- Djabarti el-'Aqîli, dont VAdjdïb el-dthâr a été imprimé à Boulaq en 1880, et traduit de l'arabe en français par une société de quatre savants égyptiens. Son journal pendant l'occupation française, Mazkhar et-laqdis (copie autographe à Cambridge), a été traduit en français (1835) par Alexandre Cardin, drogman-chancelier du consulat général de France à Alexandrie. Ce savant était né au Caire en 1756, d'une famile originaire de Zéîla', sur la

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côte des SomalÎB; fils du chéTkh Hasao, homme iostruit et vénéré, il alla étudier à la mosquée el-Azhar; il eaTait le Koran par cœur à onze ans, et n'avait pas encore vin^ ans quand 11 perdit son père. II était d'un beau physique et d'un caractère grave et noble. Le général Bonaparte le rappela de ses propriétés d'Abyâr, où il s'était retiré; il fut nommé membre du Divan et sut se faire coDsidérer des chefs de l'armée. Après l'évacuation il ne s'occupa plus que de science. Un de ses fils ayant été assassiné en 1823 sur la route de Choubrâ près du Caire, 'Abd-er- Rahman le pleura tellement qu'il en perdit la vue et ne lui survécut que peu de temps, car il mourut en 1825.

L'bistoire d'El-Djabarti a été réduite en vers mnémotechniques par Abou's-So'oùd Efendi (1877), sous le litre de Minhat ahl-el-'açr; le même auteur avait entrepris une histoire universelle, ed-Ders et-tâmm, dont les prolégomènes et la première partie ont paru au Caire en 1872; il avait d'ailleurs, en guise de préparation à ses travaux historiques, traduit du français l'histoire des rots de France {Nashm el-lédlî) et celle de l'Egypte sous Méhémet- Ali. La fondation de la maison princîëre khédivîale et les événements qui ont marqué le règne de Méhémet- 'Ali ont incité Mohammed-bey Farid à rédiger le Behdjet et-Taufiqiyya, dédié à Tevfik-pacha (1891); l'histoire élémentaire des pays d'Orient a été exprimée en arabe par Séyyid-Efendi Azmi {el-méaâUk el-ibUdâtyya, 1894)-

DJordji Zéïdân, chrétien de Syrie, s'est fait connaître par des romans historiques [Riwâyât, Fêtât Ghassan^ et a écrit l'histoire de l'Egypte pendant la domination du Mehdi au Soudan. Abdallah Fîkri-pacha, qui fut ministre de l'Instruction publique et dont les œuvres posthumes, en prose et en vers, ont été publiées par son fils en 1898, était né à la Mecque en 1834, où son père com-

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mandait les troupes d'occupation égyptiennes. Accusé de trahison en 1882, il démontra son innocence et se retira dans la vie privée; il fut délégué au congres des orientalistes de Stockholm en 1889 et monrut l'année suivante. Il a laissé un recueil de sentences et de proverbes rangés par ordre alphabétique [Nazhm el-léâU); ses œuvres diverses ont été réunies et publiées par son fils.

L'orientaliste français Jean-Joseph Marcel, qui avait accompagné le général Bonaparte en Egypte et y avait rendu de grands services à l'armée expéditionnaire et qui, de retour à Paris, y avait rempli les fonctions de directeur de l'Imprimerie impériale, n'a pas hésité à attribuer au chéïkh Mohammed el-Mohdl el-Hafnâwl la paternité d'un recueil de contes dont le titre, tout au moins celui du premier volume, est Tohfat el-mostaïqïdh el-dnis fl nozhat el-mostanîm en-nd'is [Présent fait au célibataire éveillé pour le plaisir du dormeur somnolent) et qu'il a traduit en français sous celui de Contes du ckeykh El-Mohdy. Ce chéïkh était né au Caire de parents coptes en 1737; il se nommait d'abord Hibatallah; son père, ËpiphanioB Fadiallah, était intendant du kdchef (gouverneur de province) Soléïman, sur les instances duquel il devint musulman, étudia à la mosquée el- Azhar, fut secrétaire du Divan et conserva ces fonctions pendant l'occupation française. Il aimait à venir goAter les liqueurs fortes que lui offrait le jeune membre de l'Institut d'Egypte, et lui communiqua le manuscrit en question sans vouloir avouer qu'il en fût l'auteur. Plus tard il accompagna Tossoun-pacha, fils de Méhemet-Ali, dans sa campagne contre les Wahhâbites, mais il revint promptement au Caire après la défaite des défilés de Çafrâ. En 1812, il fut nommé chéïkh-ul-islam, et mourut le

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28 novembre 1815 à soixante-dix-Deuf ans. Ces contes sont une imitation des Mille et une Nuits. 'Abd-er- Rahman, héros de l'histoire, se trouve riche à ta mort de son père ; comme il n'a pas le goût des plaisirs, il se livre à l'étude et au bout de trois ans il veut jouir de sa science et en faire jouir les autres. II rassemble tour à tour ses esclaves, ses amis, ses parents, et leur narre des historiettes. Mais il a le don fatal d'endormir ses auditeurs et de s'attirer, chaque fois, des mésaventures; il arrive même, à la suite d'un concours fâcheux de circonstances, qu'on le croit fou et qu'on l'enferme dans le Moristan, hôpital des fous au Caire. Cédant encore à sa manie, il continue à groui;cr autour de lui un cercle d'auditeurs bénévoles et à les charmer par ses récits ; ce sont ceux qui remplissent les deux derniers volumes, dont la composition aurait été achevée en juillet 1783. On s'est demandé si J.-J. Marcel n'avait pas beaucoup ajouté de son propre fonds au canevas fourni par le chéïkh el-Mohdl ; mais, comme la même accusation avait été portée contre Galland, qui en est sorti indemne, il n'y a pas lieu de s'arrêter davantage à cette imputation. La topographie historique du Caire, dont s'occupe avec zèle l'École française que le gouvernement de la République entretient dans la capitale de l'Egypte, est redevable à Ali-pacha-Mobârek, ministre de l'instruction publique, mort en 1893, des Khitat Taufiqiyya, renouvellement de l'ouvrage classique de Maqrlzi. II a également rendu le système métrique accessible aux classes populaires [el-Mizdn, 1892). 'Ali-pacha Mobârek fut une figure intéressante de savant contemporain. Né en 1623 à Birinbâl, il commença par suivre la carrière militaire; il avait étudié à Paris, et prit part à la guerre de Crimée avec le contingent égyptien qui suivait l'armée ottomane.

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C'est lui qui, en 1870, fonda la bibliothèque vice-royale du Caire et rendit ainsi accessible au public un fonds très intéressant de vieux manuscrits. Les voyages en Europe ont été racontés par Hasan-Efeodi TauBq, qui avait fait une tournée en Allemagne et en Suisse [Réaâîl el-bochrâ, 1891), par Ahmed ZakC, secrétaire du khédive, délégué au congrès des orientaHstes à Genève {es-Safar il£l-Moa' tamar, 1894), par Mohammed Amîn Fikrî-bey [Irchâd-el alibbd, 1892). La géographie réclame les noms de Mahmoud Réchâd [ed-doroûa el~djogkrdfiyya , 1889) , de Moçtafa 'Alawi-bey [eth-lhamardt el-wâfiya, 1873), de Séyyid-Efendi Tauflq {en-nafahdt el- Abbâsiyya, 1894). Le chéïkh Mohammed bea'Omar et-Toùnisi, né en 1789, avait fait ses études à la mosquée el-Azhar; ayant entrepris un voyage au Wadaï et au Darfour, il en écrivit la relation qui a été traduite en français par le D' Perron. Il mourut en 1857 au Caire, où il était attaché à l'école de médecine.

En dehors des ouvrages traduits du français en grand nombre, et qui échappent à notre étude, le champ des sciences exactes a été cultivé par 'AU 'Izzet-Efendi (1869), Chéfîq-bcy Mançoûr (1887), Mohammed-Efeudi Hàmid (1894), Mahmoùd-Efendi Moudjîr (1870) pour l'arithmétique; par Moçtafà-Efeodi Chauql (1871) pour le système métrique; par Isma'îl-Efendi Mari (1887) et le même Mohammed-Efendi Hâmïd pour l'algèbre ; par Ibràhtm ed-Dasoûql 'Abd-el-Ghaffâr, mort en 1883, qui dirige en 1853 la publication d'un traité de trigonométrie; par Hasan-Efendi Hosnï pour la cosmographie (e/oeoul el wdfiya, 1890). Le ministre Mahmoûd-pacha el- Falakt (■{- 1885), auquel on doit notablement l'impulsion donnée à ces études, a vu traduire en arabe, par Ahmed Zakl (Boulaq, 1888), son mémoire sur le calendrier arabe

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avant l'islamisme. Le maréchal de l'Empire ottoman, Ghâzl Mohammed Mokhtâr-pacha, commissaire extraordinaire en Egypte, s'est reposé des luttes contre les Russes eo Arménie par la publication de ses Tauflqât-el-ilkâniiyya, concordance des calendriers musulman, grégorien et copte, jusqu'en l'an 1500 de l'hégire, avec des éphémérides historiques jusqu'en 1309 de la même ère, ainsi que par celle du Riyâd el-Makhtdr (Parterres de l'élu), traité de la fixation du temps.

Sur le terrain de la grammaire, Mohammed Ayyâd el- Tantâwi, que le sort avait conduit à Saint-Pétersbourg, qui y professait l'arabe et qui y mourut eu 1871, a laissé un traité de la langue vulgaire qui a été publié à Leipzig en 1848.

La physique, la chimie, les sciences naturelles, ont occupé les forces du D' Mohammed-Efendi Kâmil el-Kafràwî {el-djawâhir et-badi'a, 1888; QaldJd el-hisdn, 1892) et de Mohammed ben Soléïmân et-Tounisi [TaklU, 1843); Mahmoud Ants a écrit sur la culture du coton (1892) ; puis viennent les médecins avec leur cortège de droguistes, le D^ Hasan-pacha Mahmoud, qui a traité de la pathologie interne dans le Kholâçat et- Tibbiyya (1892) ; le D' Mohammed 'Alawî-bey, qui s'est occupé d'ophtalmologie dans ioa Nokhbat el-' Abbdsiyija (1893); le D'' Ahmed Hamdlbey, qui a enseigné les maladies simulées dans son Tohfat el- Abbâsiyya (1895), tandis que le Dorer el-bédriyya de Mohammed Badr-bey el-BaqIi (1893) commentait les remèdes nouveaux, pour compléter V Iqd-el-djomdn, pharmacopée de Moçtafa Hasan Kassàb, imprimée en 1834, et faire suite au Nafahdt er-riyddiyya, traité des compositions pharmaceutiques, suivi d'un dictionnaire français-arabe des termes de médecine et de pharmacie, par •Ali-Efendi Riyâd (1872).

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Le Qodwèt el-far bi-açlihi, traité de l'amour de la patrie, par 'Ali Fehmi (1873), peut se ranger sous la rubrique de la philosophie; dans celle de la biographie du Prophète et de la religion musulmane nous mettrons El-'Oqoûd ed-dorriyya de Hamza Fathallah (1891), inspecteur de l'instruction publique, sur l'unité de Dieu, ainsi que son Bâkoûrat el-Kétdm, sur les droits et les devoirs des femmes dans l'islamisme, composé pour le congrès des Orientalistes à Stockholm (1889), la Dona el- Abbâsiyya, sur les articles de foi et les pratiques pieuses de la religion musulmane , de Séyyid-Efendi Mohammed (1894), et le Tarikh el-Kholéfd er-râvhidin, généalogie du Prophète et son descendant le sultan 'Abd-ul-Médjid, par Ahmed Hidjûzi Isma'ïl (1862). Au droit musulman se rattachent les ouvrages revêtus du nom de Mohammed Qadri-pacha, mort le 21 novembre 1888 [Morchid el-kaïrdn, Traité des obligations et des contrats d'après le rite hanéfite, 1891), et de Mohammed Réèfet (ed-Dorra el-yalima, Leçons de droit pénal égyptien, 1894).

La littérature chrétienne, cultivée par les Coptes, revendique à juste titre Y' Iqd-el-anfas, histoire sainte, par Wahbi-Efendi Tâdoros (1881); un moine du couvent de Saint-Barmoùs a écrit l'histoire ecclésiastique d'Egypte (el-Kkarida en-Nafiaa), dont le tome premier a paru en 1883.

Dans l'Occident musulman, Tunis et Alger peuvent meUrc en ligne quelques publications arabes. Dans la première, le chéïkh Abou'th-thanà Mahmoud Qâbàdo compose, à la louange du Prophète et de sa famille, un poème, le Kkaridat 'iqd el-léâli (1871), ainsi que des poésies réunies par son élève le chéïkh Abou-' Abdallah Mohammed es-Seoousi (1876-78). En 1868, le général

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Khaïr-Eddin et-Tounisi, ministre du bey de Tuais et plus tard grand-vizir de l'Empire ottoman, publie VAqtvam el~mésâUk, description historique, politique et administrative des États de l'Europe, et Dotions géographiques sur les diverses parties de la terre. Mohammed es- SenoUBÎ, déjà nommé, fait paraître en 1892 les IsUUd'dt el-bdriaiyya, spectacles de Paris durant l'année 1889, et écrit, sous le titre de Matia ed-dardri (Lever des planètes), des recherches sur la conformité de la jurisprudence musulmane avec la loi immobilière (1888).

Dana la seconde, Abraham Daninos publie en 1848 un drame arabe, Nozhat el-Mochtâq iva gkoccat el-'Ochckâq; la même année, le chéîkh Mohammed ben Ahmed et-Tidjâni écrit le Tokfat el-'aroûg, trois chapitres sur les femmes et le mariage ; Mohammed Qabih rédige un poème comique, le Risdlet el-abrâr, qui est le récit des aventures de deux étudiants arabes au village nègre d'Oran, publié et traduit par G. Delphiu (1887); Si Ahmed ould Qâdi, bach-agha de Frenda, donne ses impressions de voyage à Paris dans le livre intitulé er-Rihlat cl-qddiyya, louanges de la France et avertissement aux nomades du désert (1878). Séyyid Soléîman ben Çiyâm avait, en 1852, raconté son voyage en France dans son Rihla. Enfin il est impossible de parler littérature arabe en Algérie sans mentionner le nom de notre grand et redoutable adversaire, l'Emir Mouhyiddin 'Abdel-Qader el-Hasant dont le Dkikrd H-'Aqil (Rappel à l'intelligent) a été traduit en français par G. Dogat, et dont les règlements militaires, Wichdk el-Kéldlb, ont été publiés et traduits par F. Patorni (1890). VIktirdth, sur le respect des droits de la femme dans l'islamisnie, par Mohammed ben Moçtafa ben el-Khodjah Kamâl l'Algériea, a été traduit par Arnaud (1895).

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Ud érudit qui a composé quelques ouvrages historiques et entre autres une description de l'île de Djerba publiée et traduite à Tunis (1884) par M. Exiga dit Kayzer, ce fut le chéïkh Mohammed Abou-Ras en-Nàçirî de Mascara, né en 1751, mort en 1823. Il perdit ses parents de boDoe heure et eut une enfance fort malheureuse; cependant il apprit l'alphabet sans maître, et devint assez instruit pour donner des leçons de lecture et d'écriture aux étudiants en droit. Il professa à Mascara et réunit autour de lui de nombreux élèves, dictant toujours de mémoire. En 1790, il partit pour le pèlerinage, visita Tunis et le Caire, remplit au retour les fonctions de cadi et de prédicateur jusqu'en 1796, se trouva à Alger en 1800, puis à Fez et repartit pour la Mecque en 1811, où il rencontra des savants wahhabites; il reconnut que leurs principes étaient ceux des Hambalites, mais qu'ils avaient des règles pratiques différentes de celles qui sont adoptées par les quatre rites orthodoxes. Les Voyages extraordinaires ('Adjàïb el-Asfâr), traduits par M. Arnaud, sont un commentaire sur le poème écrit par lui-même au sujet de la prise d'Oran par le bey Mohammed ben 'Othmàn (1792).

Au Maroc, Abou'I-Qâsem ben Ahmed ez-Zîyâni a donné l'histoire de ce pays de 1631 à 1812, dans son Terdjumân el-Mo'rib, publié et traduit par M. 0. Houdas. Cet ouvrage fut écrit à Tlemcen, ou il avait été contraint de se réfugier, après avoir été défait dans un combat contre les Bédouins, étant gouveroeur d'Oudjda. Plus tard l'histoire de ce pays a été continuée par Ahmed en-Nâçîri es- Salâwl, né en 1834, mort en 1897, qui avait été employé des douanes dans différents ports de la côte, et s'est servi, pour la rédiger, de documents ofGcîels {El-lstiqçd). Mohammed ben et-Tayyib el-Qâdiri écrit et imprime à

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Fez le Nachr el-Mathdrà, dictionnaire biographique des XI* et XII* siècles de l'hégire.

La Mecque a vu imprimer en 1885 une histoire politique de l'islamisme, el-fotoâhatel-Ulâmiyya, par Ahmed ben Zaïni Dahiân, qui occupait dans la ville sainte les fonctions de Cheikh el~'Oîamâ, et y mourut en 1886.

A l'Orient des terres musulmanes, en plein Hindoustan, un souverain, Mohammed Çiddiq Hasan-Khan Béhàdour (el-Qànodji el-Bokhàri), nabab de Bhopal par suite de son mariage avec la Bégum, héritière de ce trâne vassal de l'Angleterre, né en 1833 et mort en 1889, a fait imprimer à Coastantînople : el-Bolgha, lexicographie arabe, suivie d'une bibliographie des dictionnaires arabes, turcs, persans et hindous (1879) ; el-'Alam el-Kha/fâq, sur la formation et la dérivation des mots arabes; le Loqtat el-'Adjldn, mélanges historiques, suivis du Khabiat el- Akwân, histoire des religions; et-Iqlid li-adillet el-idjUhdd wèt-taqlid, traité de Jurisprudence; et-Tariqa el- Motkld, conseils pour trouver soi-même les principes du droit; le Nozl el-Abrâr, morale religieuse (1884); et à Boulaq : le Nachwal eS'Safcrdn (Réveil de l'ivrogne, 1879), le Ghosn el-bân sur la rhétorique (1879), Hoçoûl etma'moâl (Obtention de ce qu'on désire) sur les principes du droit; le Fath el-béydn, commentaire du Koran en dix volumes (1884), le Hosn el-Ostva (le Beau soutien), en ce qui concerne les paroles authentiques de Dieu et de son Prophète sur les femmes (1884) ; er-Raudat en-nadiyyéy commentaire sur l'ouvrage de droit intitulé ed-Dorer el~ béhiyyé de Mohammed el-Yémeni ech-Chauqâni (Boulaq, 1879); Falh el-'alldm, commentaire sur le Bolough elmérdm d'Ibn Hadjar (Boulaq, 1885). A Bombay, Moham* med Kérâma el-Ali ed-DehIéwî, mort en 1832, a fait imprimer une vie de Mahomet.

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