LB SIX* SIÈCLE 42B
Tout au Dord, à Kazan, le savant Mirzâ Mohammed 'Ali bea Mohammed Kâzhem-beg publie en 1833 un essai sur la littérature arabe [et-Tohfat el-haqlra); Chîhàb- Eddiu beu Béhâ-Eddin el-Ghazzâni el-Merdjâoi écrit l'histoire des Khans de la Transoxiane (1864).
Enfin, à Paria, Abou-Rébi' Soléïmùn el-Harâïri, qui fut répétiteur d'arabe à l'École spéciale des Langues orientales vivantes, publie les douze séances du Chéïkh Ahmed ben el-Mo'azhzham er-Râzi (1865), écrit un traité de météorologie, de physique et de galvanoplastie {Risàln fi hawâdilk el-djaww, 1862), rend un Feiwa ou consultation juridique sur la question de savoir si les musulmans peuvent manger la viande des animaux tués par les chrétiens, et cela dans le but de faciliter les voyages en Europe de ses coreligionnaires. 11 écrit un traité sur le café (1860), et présente à ses compatriotes l'Exposition universelle de 1867 i^ard el-badt el-'dmm)- Le chéïkh libanais Yoûsef Botros Karam y a publié une réponse à des attaques dirigées contre lui et contre d'autres chrétiens dn Liban, et une autre réponse à de nouvelles objections (1863). Constantinople, capitale de l'Empire ottoman, pour qui l'arabe est une langue classique dont l'influence sur le turc est de plus en plus grande à cause des termes scientifiques qui lui sont empruntés, en concurrence avec ceux de la langue française (qui les forme d'après le grec], publie des ouvrages arabes. Ils sont naturellement moins nombreux et de moindre importance que ceux qui voient le jour dans les pays oii l'arabe est la langue du peuple. Mohammed ben Mohammed Hasan Zhàfer, originaire de Tripoli de Barbarie, y a fait imçnm^rV Anwdr el-Qoudaiyya, « Lumières sacrées», sur les préceptes et les règles de l'ordre religieux des Châdhiliyya (1885) ; le chéïkh Mohammed Abou' 1-Hoda Efendi
, ;....,Goog[c
4M LITTÉRATDBB ARABE
eç-Çiyâdi, AlépÎD d'origine et afBIié à l'ordre religieux des Rifâ'iyya, est no poète mystique ; il a dooné en 18S1 El-féïd el-Mokammédi (la Grâce de Mohammed et le secours du Prophète), recueil de ses compositions littéraires, et a consacré à la vie et au panégyrique de son maitre le chéïkh Ahmed er-Rifà'î le Qilddet el-djauhar (Collier de joyaux, 1885). Des parties les plu» éloignées de l'Orient musulman on y fait imprimer des textes arabes. C'est là que le nabab de Bhopal, Mohammed Çiddiq Hasan Khan, a fait connaître au public la plupart de ses ouvrages; c'est là également que le Chéïkh 'Abd ech-Chakoùr Rahmân 'Ali-Khan, du Beadelke&d dans l'HindoustaD, a donné au grand jour de la publicité son Ebniyat-el-itldm (Edifice de l'islamisme), basé sur les traditions du Prophète (1882). Le Séïd 'Abd el-GhaâHr ben "Abd el-Wâhid el-Akhras, né à Mossoul postérieurement à l'année 1805, mort à Bassora en 1874, a laissé un diwau, sous le titre de et-Tîrdx el-anfaa (la Broderie précieuse), qui a été imprimé en 1888. 11 était muet; Daoud-pacha, dernier gouverneur indépendant de Bagdad, l'avait envoyé dans l'Inde pour y subir une opération ; mais quand le médecin lui dit qu'il y allait de sa vie, il répondît : « Je ne vendrai pas mon tout pour une partie de moi-même, » et il revint à Bagdad. Daoud-pacha a d'ailleurs trouvé un historien dans Amin ben Hasan el-Holwàni, professeur au mausolée du Prophète à Médine, dont le MatdW essooûd, lithographie à Bombay en 1887, nous fait assister aux dernières luttes victorieuses de ta Porte contre les Mamelouks, maîtres de l'ancienne capitale des khalifes abbasides. L'imam des chaféîtes de Médine, EI-Hadj Ahmed-Ëfendi, a fait paraître en 1889 El-Khotab eU wa'zhiyya (les Prônes sermonnaires et les parcelles d'or de la Chaire), recueil de sermons pour les vendredis et
i^jïGocoIr
s XIX* SIBCLB
les fêtes musulmanes, et le Hiddyet el-mortâb (Guide dans les passages suspects), traité d'exégèse coranique à l'occasion des passages douteux du livre sacré. De Tripoli de Syrie, le chéïkh Hosém-Efendi Djlsrî-Zâdè y publie le Risâla Hamldiyya sur la vérité de la religion musulmane , controverse dirigée coutre les adeptes des nouvelles philosophies (1890). Du Yémen, l'uléma Mohammed Hilàl-ETendi, qui remplit les fonctions de président de la cour d'appel de cette province, y envoie sa Maqdma adahîyya (Séance littéraire) dans laquelle il réunit la correspondance judiciaire échangée entre lui et les présidents des tribunaux de première instance de son ressort, ainsi que celle qu'il a entretenue avec les procureurs généraux (1889), accompagnée d'une traduction turque, et \" Iqd-el-djomdn (Collier de perles), panégyrique de la famille d'Osman, prédictions des anciens sages de l'islamisme à leur endroit. Un Marocain, le chéïkh 'Abdel-Qâdir ben 'Abdel-Kérim el-Wardi& y compose et publie une élégie sur la mort du chérif Mouley Ahmed, oncle de l'empereur du Maroc Mouley Hasan, qui, réfugié à Constantinople, y est mort en 1889.
3,q,t,=c.=ïGooglc;