‹ Littérature épistolaireChapitre 28 sur 38 · LE ROI STANISLAS POXIATOWSKI, ETC · texte numérisé non relu

LE ROI STANISLAS POXIATOWSKI, ETC

désespérés encore, et il a l'air d'attendre quelque chose qui ne vient pas et qui pour lui n'est jamais venu...

Ce qui vintseu], ce fut Madame Geoffrin. Elle vint juvénilement à près de soixante-dix ans, et à travers cinq cents lieues d'espaces qui auraient dû, dans ce temps-là surtout, épouvanter une vieille Parisienne sédentaire, assez courageuse pour abandonner son salon. Elle vint romanesquement enivrée, mais s'en retourna triste d'une mystérieuse tristesse que la correspondance n'explique pas, et dans laquelle on peut voir encore de l'amour... Qu'on l'y voie ou qu'on ne l'y voie pas, du reste, il y en a assez dans ces lettres, où elle parle à Stanislas-Auguste comme à Dieu, pour qu'on soit sûr qu'elle a aimé, Madame Geoffrin!... M. de Mouy n'en convient pas et n'en conviendra jamais ; mais Fontenelle, qui à vue d'œil reconnaissait les femmes par lesquelles l'amour avait passé, Fontenelle, comme moi. l'aurait dit et en aurait juré.

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