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III. — Le type du « Chourineur

Daus les six volumes de son long roman, Eugène Sue jette, par-ci par-là, une quantité d'observations avec la subtile sûreté de ceux qui ont beaucoup vu et beaucoup étudié d'aprèB nature avant de composer un ouvrage de fantaisie, avec la noble prodigalité de ceux qui ont emmagasiné une abondante réserve de documents avant d'oser faire la description d'une classe sociale peu connue.

Par exemple, tout le problème de la prostitution est étudié par lui avec une indulgente poésie qui n'empêche aucunement la précision sereine du savant ni le coup d'aile du philosophe. Le type ■ — trop romantique peutêtre à la fin — de Fleur de Marie, la jeune fille tombée dans la boue à cause de l'abandon de ses parents <-\ qui, sauvée du milieu infâme, refleurit à la moralité, comme une fleur ôtée du bourbier renaît aux rayons du soleil, est un type délicieusement suggestif. Lorsqu'elle est malade, la jeune fille craint qu'après sa mort son corps devienne la proie des médecins et des étudiants, et elle se voit sur la table anatomique, et elle imagine les regards avides et les libres propos autour de son cadavre, et elle s'écrie en rougissant : «> J'ai de la honte pour après ma mort. Hélas ! On ne m'a laissé que celle-là ! »

LITTEHATIRE ET CRIMINALITE

De mémo tout l'engrenage de la justice — de la justice civile aussi, laquelle, au dire de Pique Vinaigre, est comme la viande : trop chère pour que les pauvres puissent on manger — est critiqué avec un estimable tour d'esprit et avec des observations qui ont été reprises par la sociologie moderne.

Mais nous avons hâte maintenant d'attirer l'attention sur un type créé par Sue et qui, tout eu n'étant pas parmi les principaux personnages du drame, est pourtant, selon nous, le mieux réussi, celui où palpite ■et frémît, avec le plus de vraisemblance et de vie — sans aucune rhétorique ni aucune condescendance aux goûts romantiques de l'époque — l'âme d'un dégêin lequel, tout en ayant par nature une triste tendance à la férocité, conserve au fond délions élans du cœur.

Je veux parler du type du Cliourineur.

Celui-ci nous est présenté ainsi : — « Malgré son terrible surnom, les traits do cet homme exprimaient plutôt une sorte d'audace brutale que la férocité, quoique la partie postérieure de son crâne singulièrement développée annonçât la prédominance des appétits meurtriers et charnels. » — Voilà le type anthropologique de l'homme sanguinaire.

« J'avais les cheveux encore plus couleur de filasse que maintenant, dit le Cliourineur, — le sang me portait toujours aux yeux : eu égard à ça, on m'appelait l'Albinos. Les Albinos sont des lapins blancs qui ont les yeux rouges. 1»

ei GENE SUE

Voilà l'allusion, non scientifique, mais d'un effet artistique indéniable, à un détail qui accentue et qui unit le souvenir du sang et de la couleur roug

« Mon premier métier — continue le Chourineur — a été d'aider les équarisseurs à égorger les chevaux à Montfaucon. J'avais dix ou douze ans. Quand j'ai commencé à chouriner ces pauvres vieilles bètes, ça me faisait MM espèce d'effet ; au bout d'un mois je n'y pensais plus, an contraire, je prenais goût à mon état. Il n'y avait personne pour avoir des couteaux affilée et aiguisés commi tes miens... Ça donnait envie de s'en servir, quoi ! — Voici que sur le fond de la prédisposition héréditaire se greffe l'habitude, cetti le nature

qui a raison de la répugnance de l'enfant.

u ... Quand j'ai eu dans les environs de douze ans et que ma voix a mué, est-ce que ce n'est pas devenu pour moi une rage, mu- passion que de chouriner ? J'en perdais le boire et le manger, je ue pensais qu'à ça !... Il fallait me voir au milieu de l'ouvrage : à part un vieux pantalon de toile, j'étais tout nu. Qu nul. un grand couteau bien aiguisé à la main, j'avais autour de moi jusqu'à quinze ou vingt chevaux qui faisaient queue pour attendre leur tour, tonnerre ! quand je me mettais aies égorger, je ne sais pas ce qui me prônait... c'était comme une furie, les oreilles me bourdonnaient, j e voyais rouge ,'toutVouge, etjechouriuais... etje chourinaisjusqu'àce que le couteau me fut tombé des mains 1 Tonnerre !! c'était une jouissance! J'aunii.- été million - Scipio Sighele 7

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naire que, j'aurais payé pour faire ce métier-là !... Cette rage a liai pur devenir si forte qu'une fois en train de ehonrine.r je devenais comme fou et je gâtais l'ouvrage. Oui. j'abîmais les peaux à force d'y donner des coups de couteau :'i tort et à travers... »

Donc, voici que danslfl période de la puberté, (/tifuid sa voir a mur, la prédisposition héréditaire, que l'habitude professionnelle a fortifiée, se réveille dans le Chourineur avec toute son intensité. Et cette coïncidence? est scientifiquement très exacte. Môme chez les individus normaux, l'instinct sexuel est toujours uni à un senlimeutdeeruauté.quoiqueembryonnaircet lointain. Dans le Dictionnaire âe Médecine âe Nyaten, on lit à ta page Amour: « Chez la plupart des mammifères, et souvent aussi chez l'homme, l'instinct de destruction suivit avec l'instinct sexuel. » Kl Paul Bourget écrivait dans sa Psychologie de Famoar moderne : « La volupté purement physique est. bien prés de devenir féroce. » Chez les criminels la férocité et la luxure sont jumelles : elles naissent ensemble, et lorsque les appétits des sens commencent à se faire sentir avec le débordement delà toute première jeunesse, les désirs et les impulsions cruelles s'unissent à eux.

Chez le Chourineur cet instinct sanguinaire qui éclate violemment — pendant qu'il est, demi-nu, au milieu des chevaux qui attendent pour être égorgés — prend la forme irrésistible d'une manie passagère : il ne

EVOÈNB SUE

dans

suit pas ce qu'il fait, il a des bourdonnements

et il tue jusqu

1rs Drrilles, il voit rouge, tout i

■oufje.

ce que le couteau lui tombe des mains meurtries, et il l inconscient au point de ruiner les peaux des animaux en frappant aveuglément.

C'est l'accès furieux de l'êpileptique, et il est superbement décrit.

Rodolphe demande au Chourineur :

— « Avec ta force, ton courage et ta manie de ehouriner, s'il y avait eu la guerre dans ce temps-là, tu serais peut-être devenu officiel' ï »

— Tonnerre ! — répond le Chourineur, — à qui le dites-vous? Chouriner des Anglais ou des Prussiens, ça m'aurait bien autrement flatté que de chouriner des rosses... Mais voilà le malheur : il n'y avait pns de guerre, et il y avait la discipline ! a

Et voici enfin l'assassin, qui surgit du type du sanguinaire : voici la description du crime :

... « Un jour mon sergent me bouscule pour me faire obéir plus vite : il avait raison, car je faisais le elampin ; ça n'embête, je regimbe ; il me pousse, je le pousse ; il me prend an collet, je lui envoie un coup da poing. On tnmlm sur moi ; alors la rage me prend, le sang me monte aux yeux, j'y vois rouge.,. J'avais mon couteau :i la main (j'étais de cuisine), et allez Jonc !... Je me mets à chouriner... à chouriner... comme à l'abattoir... J'entaille le sergent, je blesse deux soldats, une vraie

boucherie ! onze coups de couteau h eux trois, oui, onze ... du sang, du sang OOnWM dans un charnier... n

Dans cette description il nous semble revoir l'un de ces drames de caserne, qui sont, malheureusement, si fréquents de nos jours, du soldat Mîsdra au soldat Seghetti, du soldat Terres au soldat Radice et au sergent Spirio. Le Chourineur était de cuisine el il avait par conséquent un couteau à la main; Misdra avait lu fusil : voilà l'unique différence.

L'inflexibilité de la discipline — que l'on pourrait définir la pierre de touche des tempéraments — est près— que toujours la cause déterminante des crimes de ce genre commis par des fous ou des impulsifs. Ces dégénérêfi resteraient tels en [Miissunrp. sans arriver à l'aotiou criminelle, si le milieu qui les entoure savait ou pouvait éviter les occasions révélatrices.

Une grande vérité est donc renfermée dans ce que dit Rodolphe : le Chourineur serait devenu un brave officier si l'on eût été en temps de guerre ; sa férocité latente, son manque de répugnance pour le sang auraient fait de lui un courageux, un héros ; l'ivresse qui l'emportait dans l'abattoir à la vue du sang des pauvres animaux, l'aurait transformé en un Bavard sur ces champs de bataille qui sont des boucheries humaines ; il en fit au contraire un assassin sous la rigide discipline de la caserne. Et la réflexion du Chourineur : «par malheur il n') avait pas In guerre, et il y avait la dis cipline ! » est bien profonde dans Ba tristesse.

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11 advientpour certaines tendances innées qui surgissent du tréfonds de notre être ce qu'il advient de l'eau qui descend des moutagues: si on est capable de la canaliser et de la diriger, elle peut devenir une source do richesse; si, au contraire, on obstacle imprévu arrête cours, elle peut déborder et causer la ruine.

Au fond — et je demande pardon pour OC Unsphème apparent, car il est une constatation psychologique — les soldats héroïques sont coulés dans le même moule que les criminels : c'est-à-dire que les uns cl les autres ne possèdent pas ce sentiment de pitié qui est la base

de la psychologie de L'homme moyen, ni cette répugnance pour le sang qui est d'origine organique chez la majorité, Tout consiste dans l'art de réprimer à temps et de diriger utilement ces prédispositions anthropologiques.

On a, du reste, observé depuis longtemps que toutes les professions qui présument le mépris (de soi-même ou d'autrui, de l'homme ou des animaux) produisent, ou, pour mieux dire, développent, en règle

aérale, une certaine indifférence ou insensibil morale >-i — dans les cas exceptionnels — les instincts sanguinaires et cruels. Il en est ainsi, par exemple, pour la profession du soldat, Dans son ouvrage : Psychologie du militaire professionnel, M. Ilamon cite un grand nombre de cruautés dont les soldats se sont rendus coupables, et il en attribue la cause à ce fait que ceux-ci n'éprouvent plus à Le vue du sang cette repu-

LITTERATURE ET CHlMIfiAI.lTK

gnance que tout autre éprouverait. Il en est de mè i pour lu métier àa boucher.

Pendant la suite des révolutions qui ensanglantèrent

la France, les bouchers firent toujours preuve d'une cruauté exceptionnelle ; sous Charles VI, par exemple, ils fireut couler le sang à torrents, en prenant le pseudonyme de Cabochiens.'L'im des plus cruels révolutionnaires de 1793 était le boucher Legendre, auquel Latijuinais dit cette phrase héroïque et spirituelle : a Avant de me faire monter sur la guillotine, fais décréter que je suis un bœuf (1). »

Et celte cruautë qui est souvent innéo et qui devient professionnelle peut coexister avec des actes de courage, justement parce que lu gloire dont le criminel et le héros sont pétris est au fond, comme nous l'avons dit, identique.

Je me rappelle l'impression de stupeur qui se répandit en Italie quand on apprit — il y a plusieurs ann. de cela — qu'un soldat qui avait gagné ta médaille d'or pour ses héroïques sauvetages des victimes du trem • blement de terre à Gasamicciola avait commis un meurtre.

Le Chourineur — comme le soldat de Cnsamicciola — appartenait par son être psychique à cet arbre étrange qui donne des fruits si différents, selon

1, Je remarque que parmi les noms des plus célèbres assassins

its.il faul placer DU premier rang ceux de Schuinaclier.Géo-

may, Auusluy (truis solduls) ul Aviiiuin, un bo«e I

tUGfesE SUE

l'atmosphère et la végétation qui frémissent autour de lui. On l'avait condamné à mort à cause de ses meurtres (du sergent et des soldats), mais on avait commué sa peine en quinze ans de travaux forcés parce <|uk (comme le soldat de Casamiueiola) il :iv:iit une Ibis sauvé une femme d'un incendie et une autre fois il s'était jeté dans la Marne pour repâcher deux soldats qui s'y noyaient.

Eugène Sue a-t-il vraiment connu un type comme le Chourineur, ou ce magnifique échantillon d'anthropologie criminelle est-il sorti tout entier de sa fantaisie ? Je penche pour la première hypothèse, car je suis d'avis que l'écrivain qui tire de la vie les protagonistes de ses romans réussit seul à leur donner te cachet de la vérité ; mais, de toutes façons, reste le fait que, soit en reproduisant, soit en inventant, Sun ;i créé an personnage qui a tous les caractères de l'assassin épileptique, selon le diagnostic que la science en a fait de nos jours.

Le nombre môme de ses victimes, l'inconscience avec laquelle il frappe, outre le sergent, les Boldats qui nn l'avaient point provoqué, août un signe de la folie passagère du Chourineur. ilsullit d'ouvrir la monographie de Henry Kerri sur Le Meurtre, [■■< pour constater

que « le meurtre d<î plusieurs pi!r.srnini«s, surtout lorsque le massacre s'étend a ceux qui n'avaient aucun rapport avec la première victime, est une preuve de la folie de l'assassin ». — Lo peuple appelle ces meurtriers des

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bétes féroce» : ils le sont en effet pendant qu'ils tuent, parce qu'un autre moi s'empara d'eu L-t prend la place de leur moi normal. — Et tous les traités de médecine sont remplis de cas qui reproduisent avec dos détails à peu près identiques des crimes analogues à ceux que le Chûorinenr a commis dans un emportement de fureur. Il ne manque même pas L'exactitude psychologique du maintien de ce sanguinaire impulsif après le crin pour compléter son portrait.

— « As-tu des remords ? — lui demande Rodolphe.

— Des remords? Non — répoud tranquillement le Chourincur — puisque j'ai fait mon temps... » El voilj l.i fréquente réponse des fous, lesquels, lorsque l'accès est passé et qu'ils sont redevenus normaux, comprenui'iil que la responsabilité du crime estew dehors d'eux-mêmes /c'est-à-dire qu'elle dépend de quelque cause mystérieuse qui lésa surpris comme le foudre ; et ils croient ainsi avoir pavé leur dette et n'avoir plus à rendre de comptée à personne quand ils ont expié leur peiue. C'est une aiïaire faite sur laquelle on ne peut pas revenir.

Mais s'ils parlent ainsi, leur organisme, au contraire, sent différemment. Si la bouche ne dévoile pus le remords, bl crise physiologique qui s'empare souvent de leur orgauisme, presque comme une révolte posthume- contre ce qu'ils ont été obligés de commettre?, le prouve assez.

Et en effet, le (lltourincur ajoute : « ... mais autrefois

EUGEKE SUE

il ne se passait presque pas île nuit où je ne visse, en manière de cauchemar, le sergent et les soldats que j'ai chourinés ; c'est-à-dire ils n'étaient pas seuls... ils étaient des dizaines, des centaines, des milliers à attendre leur tour dans une espèce d'abattoir... comme les chevaux que j'égorgeais à Mont faucon attendaient leur tour aussi... Alors je voyais rouge et je commençais à chouriner ces hommes, mais plus j'en chourinais, plu* il en revenait. Et en mourant ils me regardaient d'un air si doux, si doux que je rue maudissais de les tuer, mais je ne pouvais pas m'en empêcher... A la fin, quand je n'en pouvais plus, je m'*'; veillais tout trempé d'une sueur aussi froide que de la neige fondue... Dans les premiers temps que j'étais au pré (1), toutes les nuits j'avais ce rôve-là... C'était à en devenir fou ou enragé; aussi deux Cois j'ai essayé de me tuer (voici le suicide

— autre phénomène posthume, très fréquent en de semblables crimes), mais je suis fort comme un taureau...

— Après cela, l'habitude de vivre a pris le dessus, mes cauchemars sont devenus plus rares, et j'ai fait «omme les autres... »

C'est-à-dire que, grâce ;'i l'habitude, il sent venir la résignation, cette fatale conséquence du temps, qui éloigne tout souvenir, qui met une pierre sur iliaque période de notre vie passée et qui apaise Isa orages

•dont Pâme humaine fut lumli-v.M-sée.

i, Ad bas,

LITTERATURE ET CMMISALITE

Mai» l'orage peut se déchaîner encore. la pierre peut se soulever tout a coup, le souvenir reparaître, lorsqu'une circonstance quelconque réveille ce p.> qui semblait mort et qui était seulement en léthargie.

Avec un»! excellente intention, qui est malheureusement une méprise (et l'idée d'Eugène Sus de te agir ainsi ce type ingénu d'honnête homme est au profonde que subtile), Rodolphe croit faire du bien au Chourineur — qui, sorti désormais de prison, veutr«dt venir un honnête homme — en lui faisant cadeau d'une boucherie. Rodolphe croit pouvoir guérir homéopathiqin ment le mal du Chourineur. Celui-ci, avant de devenir un criminel, égorgeait des chevaux: il n'aura donc qu'à continuer son métier, en égorgeant des agneaux, des veaux, des DOJafe;6t s .t tendance à verser du sangaura ainsi un assouvissement normal.

Et le Chourineur accepte le don: il en est même heureux : ••(, daitt «a grande, propre, luisante et belle boucherie il veut aussitôt essayer de faire ce qu'il faisait autrefois à Moutfaucim ; et il va à l'étableoù sontenfi mées les bêtes, pauvres victimes désignées, et il se déshabille, et il saisit un coutelas, et il fait approcher mi agneau, et il le serre contre ses jambes, et il le frappe au cou, et la frénésie le ressaisit, et les mains lui frémissent de joie à chaque nouvelle victime qu'il lue, et son visage est illuminépar un regard étrange, lorsque tout à coup, un jet de sang le frappe au visage, et ce

EUGENE SUE

sang le salit dos pieds & la tête, le réveille et lui rappelle son crime, ses horreurs ; et le voici de nouveau, comme au bagne, la proie de la vision du sergent, et puis d'une grande n-isr m laijut-He il parait succomber...

L'expérience tentée par Kodolphe avait été malheureuse. Il s'en aperçoit un peu tard, lorsque le Cliourineur lui-même le lui démontre avec la réaction de tout son être physiologique. El alors il songe à un autre moyen de sauvetage pour cet homme, — qui pourrait trouver à Paris d'autres occasions de rechute — et il l'envoie au loin, en Afrique, comme chef du Tune de ces grandes fermes où il f:mt Ôtre agriculteur et soldat, savoir travailler la terre et savoir la défendre contre les attaques toujours possibles des tribus sauvages.

Et cette fois-ci Rodolphe sauve réellement leChourineur, parée qu'il a l'intuition de la grande loi de la symbiose, que César Lombroso, cinquante ans plus tard, devait proclamer comme étant une des laçons d'utiliser— je dirai mieux, d'éviter — le dommage social des criminels en donnant une issue normale à leurs instincts violents et cruels et un but qui, au lieu de la combattre, puisse aider lu civilisation dans son fatal progrès.

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