‹ Littérature et histoireChapitre 16 sur 78 · LES CHOÉPHORES · texte numérisé non relu

LES CHOÉPHORES

Traduction d'ESCHYLE en vers français

Avec le texte en regard

J. J.-J. PUEGH

Frofesseur agrégé de l'Université au Collège rojal de Saicl-Lcui:: (1).

C'était le moment où la guerre médique venait de finir ; des triomphes inouïs dans la plus juste des causes avaient animé le peuple grec de joie, d'enthousiasme et de confiance en lui-même. Il semblait que son génie, (jui déjà préludait à tant d'essais, n'attendît que les extrêmes dangers d'une lutte inégale et les immenses succès qui la suivirent, pour se jeter dans une carrière non moins glorieuse, celle des arts, des lettres et des sciences. Et puis, il y avait déjà longtemps que les peuplades helléniques étaient bercées aux sons d'une grande et magnifique poésie, et écoutaient, émerveillées, les hauts faits de leurs aïeux dans des chants incomparables qui avaient sauvé de l'oubli les vieilles légendes. C'était des ports de l'Aulide (ju'étaient partis les mille vaisseaux du roi des rois ; c'était de Thessalie que le redoutable Acliilleétaitvenu combattre lesTroyens; c'étaitdela petiteîlcdeSalaniinequ'Ajax, ledernierdél'eii-

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