‹ Littérature et histoireChapitre 45 sur 78 · PAR G. PAUTHIER · texte numérisé non relu

PAR G. PAUTHIER

Un volume, 18o4>.

Un employé, revenant de l'Inde, apporta à Voltaire, il y a environ soixante-dix ans, une prétendue traduction d'un ancien livre indien, sous le titre d'Ezourvedam. \JEzourveclam, ou plutôt Yajur-Véda, est l'un des Védas, ou saintes écritures, et il est consacré principalement à l'explication des cérémonies religieuses. Voltaire, considérant ce livre comme un remarquable monument de l'antiquité, s'en servit dans ses discussions historiques, et appela l'attention des savants sur l'ancienne civilisation et la religion de l'Inde, Cependant Y E zourvedatn qu'il avait sous les yeux n'était qu'une imitation moderne, qu'une fraude pieuse, due probablement à un jésuite nommé Uoberto de Nobili. L'original en a été trouvé à Pondichéry, dans la bibliothèque des jésuites, par sir Alexandre Johnstoii. Ce

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