‹ Littérature et histoireChapitre 52 sur 78 · ET SON HOTELLERIE · texte numérisé non relu

ET SON HOTELLERIE

M. Babinet, en un de ces articles du Journal des Débats qui savent intéresser le public à des questions d'astronomie et de physique, rendant compte d'observations faites au pic de Ténériffe choisi à cause de sa situation singulière, a rappelé qu'il y avait en France une montagne dont la nature s'était chargée aussi de faire un immense et magnifique observatoire. C'est le pic du Midi de Bigorre. Il s'élève à une hauteur de près de 3,000 mètres; il est situé sous le ciel des Pyrénées; il se détache, dans son isolement, du reste de la chaîne, et de son sommet on embrasse un horizon infini. Ce qui est avantage pour l'astronome ou le météorologiste est attrait pour le voyageur qui veut contempler le spectacle de ce chaos pyrénéen lancé avec tant de magnificence et de hardiesse par delà les nuages.

Aussi le pic du Midi a-t-il été de tout temps un but d'excursion. Quand on y va de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et qu'on est arrivé aux cascades de Grip, on s'engage dès lors dans les rampes rapides qui mènent au sommet de la montagne. C'est, à cheval, une ascension de cinq grandes heures. On chemine par

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