‹ Littérature et histoireChapitre 54 sur 78 · LOUIS DE RONCHAUD · texte numérisé non relu

LOUIS DE RONCHAUD

Paris, Gide, libraire-éditeur'.

Il est naturel que les morts fassent place aux vivants, et que les vieux monuments disparaissent pour laisser les nouveaux s'élever. Pourtant, dans ce renouvellement qui est nécessairement une destruction, il est regrettable que l'intelligence humaine, touchée, comme aujourd'hui, du respect des belles choses, n'ait pas fait un choix parmi ces reliques, et que des chefsd'œuvre qui auraient dû être immortels aient obscurément péri sous des mains quelquefois sacrilèges et violentes, le plus souvent barbares et grossières. La Minerve qui remplissait de sa beauté le Parthénon, le Jupiter d'Olympie dans lequel Homère aurait reconnu la majesté de ses vers, et tant d'autres ouvrages de Phidias sont anéantis sans qu'aucune trace en subsiste; et de ce maître du marbre et de l'ivoire à «jui la Grèce ne donnait pas d'égal, nous ne possédons que des débris tombés ou arrachés d'un des frontons du Parthénon. « Et cependant, dit M. de Ronchaud, quelle beauté

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