‹ Littérature et histoireChapitre 68 sur 78 · MORCEAUX EN VERS : LA LUMIERE · texte numérisé non relu

MORCEAUX EN VERS : LA LUMIERE

Des globes éloignés rapide messagère, Il a pu te trouver, dans ta course légère,

Encor longue à venir ; II a compté des jours, des ans pour tes voyages ; Éclair impétueux, de quels lointains rivages

T'a-t-il fallu partir ?

Que dis-je ? ce rayon que tant de force anime, De l'espace toujours ne franchit pas l'abîme,

Jusques à notre bord ; Le flot étincelant qui partout se propage, Baissant de plus en plus dans la mer sans rivage,

S'affaiblit et s'endort.

Par delà ce ruban dont la blanche lumière, A peine descendant jusqu'à notre paupière,

Vient mourir ici-bas, Sont des soleils encore, étoiles inconnues, Qu'on rêve, les laissant de leurs clartés perdues

Ne nous atteindre pas.

Page 1