‹ Littérature et histoireChapitre 69 sur 78 · LES ÉTOILES · texte numérisé non relu

LES ÉTOILES

Quand la terre, emportant nos rapides journées,

Dérobe à son soleil Cette moitié du monde où passent mes années.

Et la livre au sommeil ;

Alors je me complais à tourner avec elle

Sur la pente du soir , A mesure que vient cette scène éternelle,

Toujours nouvelle à voir ;

Alors l'œil, se plongeant dans les plaines profondes

Et le bleu ténébreux, Voit scintiller au loin les innombrables mondes,

Les innombrables feux ;

Mondes si reculés que rien que leur lumière

Ne parvient ici-bas; Feux si resplendissants que l'immense carrière

Ne les amortit pas.

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