FAUST
Oo ne regarde plus en avant, en arrière ; X>an8 le moment présent...
Notre âme est tout entière.
t2 UTTtUÂTVBS ÂLUBXAlIli.
FAVST.
Du bonbeur le présent nous ouvre le chemin | Mais quel gage répond de Tavenir?
Ma main!...
Cette scène délicieuse est interrompue assez mal à propos par Phorkyas, qui vient menaeer les amans de l'armée de Ménélas, qu'on avait un peu oublié; et Faust ^ après un partage de la Grèce entre ses généraux, dont je ne comprends pas bien le sens ni le but , se retire en Arcadié ^vec Hélène, pour se livrer tout entier à son amour.
La scène change, et représente, les montagnes d'Arcadie. Un long temps s'est écoulé. Le chœur dort; Phorkyas le réveille, le gourmande selon son usage, et lui raconte la naissance d'un enfaut d'Hélène et de Faust; cet étrange enfant, dès ses premiers instans^ s'est mis à bondir sans relâche ; toujours en mouvement , toujours en l'air , rien ne peut l'attacher au sol que son pied repousse sans. cesse. Entraîné par son impétuosité, il s^enfonce dans un abîme; mais il en sort bientôt, une lyre à la main, chamarré de rubans ilottans, et une flamme divine au front. « Tout ce qui se paœe aujourd'hui , répond le chœur , est un triste écho des jours plus brilla ns de nos pères ; » et, à ce pro-