HISTOIRB DE LA POÉSIE
connue , quelque talent quMl ait pu mettre dan.i cette reproduction , il n^a ifait qu'une contrefaçon plus ou moins habile, et l'historien de la poésie n'est pas tenu de s'occuper de ce genre d'industrie. Sans doute, en inno?ant, on court risque de s'égarer; mais en copiant on n'a pas chance de produire. Tout homme qui marche s'expose à tomber en chemin , mais celui qui feste immobile est encore plus sûr de ne pas arriver. Ainsi la critique n'accorde son attention qu'aux individus qui vivent d'une vie propre ; elle n'en a point à donner anx plantes parasites qui vivent sur un arbre vigoureux : pour l'histoire de ces plantes , elle renvoie à l'histoire de l'arbre luimême.
En outre l'importance des individus augmente en proportion de leur rapport avec les masses, soît en tant qu ils en sont l'expression plus fidèle , soit en tant qu'ils ont eu sur elles une action plus étendue et plus durable.
A génie égal , nous nous intéresserons plus au poète qui nous présente un tableau de son temps, qu'à celui qui ne nous raconte que sa propre histoire, et ne nous offre que des conceptions solitaires. Aussi , chez presque tous les grands poètes, le temps où ils ont vécu nous apparaît, non pas froidement décrit en dehors de leur âme et de leur vie, mais identifié avec eux, et incarné, pour ainsi dire, dans leur propre substance. C'est en-
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core pour cela qae les poésies des temps primitifs, dans lesquelles les individus ne se détachent pas de la masse sociale , mais ne font qu'un avec elles, sont toujours intéressantes ; car elles nous apprennent nécessairement quelque chose de Fépo* que à laquelle elles appartiennent; de plus , elles sont nécessairement inspirées; elles ont toujours une base Traie dans les fondemens même de la nature humaine. L'instinct qui les fait naître est trop naïf pour pouvoir s'égarer; c'est l'envie de chanter , sans enthousiasme , qui produit les mauvais poètes , et cette envie ne peut prendre aux peuples primitifs ; ils ne font de la poésie , que parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement. .
L'action qu'un poète a exercée sur les autres hommes concourt à déterminer l'importance que la critique doit lui reconnaître. Messieurs, rien de ce qui a eu ici-bas une grande influence n'est vain, rïul homme , s'il a remué l'âme et exité l'ad* miration de nos semblables, ne doit être passé sous silence. Un siècle se trompe rarement , et , même dans ce cas , son erreur mérite d'être examinée; pris en masse, les siècles ne se trompent point , et le jugement de la critique aboutit finalement à confirmer celui qu'ils ont prononcé.
S'ensuit-il que ce jugement soit superflu ? Non, Messieurs ; car la critique doit motiver l'arrêt que le temps a rendu. Après qu'elle a distribué les pro-
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duetions poétiques selon leur importance, elle s'en saisit , et séparant d'nne main inflexible le bon et le mauvais , les beautés et les défauts, elle juge la poésie, comme la conscience juge l'histoire. Les siècles ont dit que Racine et Shakespeare étaient deux grands poètes : nulle critique individuelle ne prévaudra contre cette imposante décision ; mais ce n'est là qu'un résultat : à la critique appartient d'en faire connaître et d'en peser les motifs. C'est elle qui défendra le génie contre l'esprit de parti , de quelque côté qu'il s'élève. Elle commencera par étudier les beautés, car sa plus grande gloire est de les découvrir et de les révéler : cette tâche est plus belle et plus difficile que la recherche envieuse de quelques défauts.
Un poète anglais (1) a dit :
La paille impure flotte à la face des ondes,
Mail la perie se cache au sein «les mers profondes.
Après s'être acquitté de ce devoir , la critique n'oubliera pas que la même impartialité lui prescrit de signaler les écarts de ces hommes dont ello vient de signaler les mérites ; et ses reproches , remplis de la même candeur que ses louanges, se~ ront encore un hommage à ces grands hommes et à la vérité. Il est rare q\i6 la critique s'élève à cette
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haate impartialité , qui cependant seule peut lui donner ube dignité yéritable.
On a cité souyent ce vers :
La crftiqtie est aisée et TArt est difficile.
Messieurs, ni TArt ni la Critique ne sont aisés; la perfection de Tune est au moins aussi rare que la perfection de Tautre : je crois même qu'il y a eu dans le monde plus de grands artistes que.de grands critiques. C'est qu'un critique , pour être parfait, devrait avoir l'àme d'un poète et la pensée d'un philosophe.
J*ai parcouru, Messieurs ^ toutes les conditions d'une bonne histoire de la poésie , et maintenant je suis effirayé du tableau que je vous ai offert. Cependant ma faiblesse même me rassure. Vous n'attendrez pas de moi l'accomplissement d'une tâche que nul homme encore n'a embrassée dans toute son étendue. Teut-étre était-il nécessaire de poser le but lointain de mes efforts, au risque de vous faire sentir combien j'étais incapable de l'atteindre : TOUS me rendrez du moins la justice de ii'aToir- pas conçu d'une manière trop étroite la mission que vous m'aviez confiée.
Je n'ai point la prétention de vous offrir toute faite l'histoire de la poésie, qui n'existe pas encore et à laquelle la vie entière d'un homme ne suffi-
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rait peut-être pas. Je vous en apporterai les matériaux, quelques idées générales et beaucoup de faits, beaucoup de citations, des analyses aussi animées, des traductions aussi exactes et aussi nombreuses qu'il me sera possible. Voilà ce qui composera ce cours, pour lequel je réclame de * nouveau une indulgence que votre bienveillance , déjà éprouvée , m'enhardit à espérer.-
Venez donc, Messieurs , non pas pour m'entendre, mais pour voir passer devant vous les productions de la poésie étrangère , pour assister aux merveilleux développemens de Tesprit humain à travers les temps modernes , depuis la barbarie du VI* siècle jusqu'à la civilisation du XIX°. Que notre situation est heureuse ! Messieurs, Jes chefs-d'œuvre de tous les temps nous appartiennent. Quand il serait vrai, comme le pensent quelques hommes spirituels de nosjours , que les destinées de la poésie sont finies , ce serait encore un beau dédommagement d'évoquer, pour nou9 consoler, ce qu'elle a produit jusqu'à nous de plus illustre, et de former comme un Musée magnifique des monumens qu'elle nous a laissés. Mais, Messieurs , je ne partage point cette triste croyance. J'ai foi à l'avenir de la poésie comme à celui de la liberté et de la civilisation. J'ai la confiance que dans notre patrie , qu'au sein de cette génération qui , par de fortes études , se prépare à de hautes destinées , quelques hommes
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s'élèrerottt, qai placeront leur «tatae 4ans le Masée dont je parlais tout à l'heure.
Non , Messieurs , la poésie ne peut périr. Au moment où elle paraît languir et s'éteindre , il jaillit tout à coup pour elle quelque source ignorée d'inspiration et d'enthousiasme. La poésie secoue ses yieux yêtemens dont le temps a usé réclat, et sous un costume nouveau, reparait brillante et rajeunie. Parce qu'une forme poétique s'épuise ,' il semble que la poésie va finir ; mais c'est une illusion. Là , comme dans l'homme , c'est l'enveloppe , c'est le corps qui périt ; l'âme subsiste, indestructible. Un critique allemand qui passait dans son temps pour un oracle, GoUched écrivait vers 17S0 que la poésie allemande touchait a sa décadence, qu'on perdait les bonnes traditions , qu'on s'écartait des bons modèles. Ces modèles sont maintenant oubliés , et tandis que Gotsched prenait ainsi le deuil de la littérature allemande , la vraie littérature allemande allait naître, et un jeune homme de 17 ans, c'était KIopstock , préparait eu silence l'ouvrage qui devait ouvrir à la poésie de son^pays le chemin où elle marche avec gloire depuis près d'un siècle. La poésie se régénère dans sa marche comme la société. Au milieu de la mollesse et de la frivolité du XYIIP siècle , qui se fut attendu aux scènes terribles , aux efforts immenses de notre révolution? Comment prévoir Corneille au
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temps de Jodelle ? Dans ce siècle , comment pressentir IsC Teille du jour ou ils ont paru, Byron ou Chateaubriand ?
Sans doute en voyant les glorieuses conquêtes de l'esprit philosophique , les progrès des sciences positives et de TJkistoire , on est tenté de désespérer de la poésie , de croire du moins que son inspiration changeant de nature , ne s'.adressera plus qu'au penseur, au savant, à l'historien; et en effet , il y a plus de talent épique dans l'histoire de la conquête d'Angleterre , que dans toutes nos prétendues, épopées. Mats , Messieurs , il ne suit pas de ce que la poésie se répand hors de son domaine, qu'elle cessera d'y régner.
L'histoire , quelque poétique qu'elle soit , ne remplacera pas plus la poésie , que le roman historique, quelque historique qu'il soit, ne remplacera l'histoire. Toute chose a sa place icibas , et la poésie gardera la sienne. Il y aura toujours en nous un certain besoin d'idéal , un certain élan vers un monde supérieur au nôtre, qu'il deviendra certainement de plus en plus difficile de satisfaire, mais auquel ne pourront donner le change ni les hautes abstractions de la pensée , ni les curieux résultats de la science , ni les dé-
couvertes de l'histoire. Après tout ce qu'on a fait , il y a encore des abîmes à explorer dans l'imagination et dans le cœur de l'homme ; il reste à peindre les nouveaux sentimens que développe
le progrès des fdècles. Ces grandes idées elles-mêmes de la science , ces vues élevées de la philoso phie et de l'histoire ont leur poésie, et cette poésie est à faire. Il y a là pour noas une mer d'enthousiasme qui n'est pas prête à tarir. £n un mot, Messieurs, la poésie, est comaae la Vie de l'unirers qui se transforme et se renouvelle sans cesse sans s'arrêter ou s'éteindre jamais.
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peu que je connaissais de leurs chants populaires, de leurs «a^a»^ de leur vieille mythologie , me faisait désirer d'en apprendre davantage. Je savais qu'il y avait là un monde nouveau pour la science et pour l'imagination y et c'est ce monde que j'allais chercher.
Berlin a le désert à ses pgrtes. On s'étonne de rencontrer au milieu des sables et des sapins cette ville régulière et monumentale ; on sent qu'une pensée despotique et militaire a planté là une capitale comme un camp.
Avant Berlin commence réellement la nature du Nord. On entre sans transition dans cette zone de végétation qui couvre la Scandinavie et la Russie. Un jour, près de Halle, je m*étais endormi dans un pays qui ressemblait assez à la Brie ; je m'éveillai au milieu d'un bois de sapins. Des sapins sur des montagnes, c'eût été comme la Suisse , TAuvergne et le Bauphiné; des sapins en plaine, dans une plaine de sable, c'était le Nord de l'Europe. Si je m'étais rendormi, et si j'avais fait huft cents lieues pendant mon sommeil, j'aurais retrouvé exactement la même nature en me réveillant sur les bords de l'Oby.
Cettephysionomie générale de la Prusse du Nord est variée çà et là par des espèces d'oasis fraîches et verdoyantes que forment de loin en loin des étangs dont lesbords sont couvertsde hêtres, d'aulnes ^t de bouleaux. Tel est , par exemple, Tegel ,
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illostré par le séjour et le nom des fianiboldt , où ] on trouve, à quelques lieues de Berlin^ une gracieuse anticipation de la Scandinavie méridionale. Là sont déjà ces lacs si fréquens dans la Zélande , qu'on découvre tout à coup au milieu des arbres, et dont les contours vagues s'étendent comme au. hasard &ur on sol plat; là se déploient de vastes espaces d'eau qui se confondent avec de vastes espaces de verdure , et sur lesquels semblent flotier des forêts ; véritables lagunes du Nord , dont le caractère est si rêveur et si doux , et qui sont aux au* trespays ce que certains jours tranquilles et tris* tes de l'autotnne «ont aux autres jours de l'année.
Op. ne trouve rien de pareil sur la route de Stralsund, que je «ni vais pour aller m'embarquer à Greifswajd. A une lieue de Berlin on quitte le pavé , et on s'enfonce , souvent sans chemin tracé, dans la solitude. Triste et singulier pays ! tantôt OQ parcourt des landes sablonneuses qui semblent des plages délaissées par la mer , tantôt on traverse de'^grands bois de sapins et de bouleaux gigantesques ; puis , par moment , on rencontre dans ce désert des champs de blé comme ceux de la Beauce , ou des prés comme ceux de la Normandie. Les rivières n'ont point de bords escarpés , pomt de Ut véritable ; elles glissent indolemment sar le sable presque au niveau du sol ; nulle ool*line n'indique leur af^rodbe^ on les côtoie long-
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temps sans les apercevoir ; tout à coup on toU un mât s'élever au milieu des sapins, une voile blanchir à travers le feuillage.
On est tout étonné de rencontrer çà et là des villages fort propres et présentant ce caractère tranquille d'un bien-être surtout moral , que les Allemands désignent par le mot heimlich. Souvent même , loin de toute habitation , on trouve comme un petit jardin planté sur le bord de la route, quelques touffes de lis , des jonquilles , et au milieu un banc pour les voyageurs. Tout cela donne l'idée d'une certaine bienveillance naturelle et d'une sorte d'imagination douce, commune dans les classes inférieures en Allemagne. Ces bonnes gens semblent tout honteux des tristes lieux qu'ils habitent ; on dirait qu'ils s'effor* cent de les orner un peu , comme* pour s'excuser auprès des étrangers de les recevoir dans un si vilain pays.
J'avais pour compagnon de voyage , de Berlin à la mer. un capitaine prussien dont le sentiment dominant était un enthousiasme sans bornes pour Napoléon. Jamais enthousiasme ne fut plus désintéressé. A Bautzen, une balle le transperça de part en part , et il ne fut guéri que par miracler^ après un an de souffrances, sans autre perspectivcr que la mort. Le jour où il fut blessé, ses deux frères restèrent sur le champ de bataille, et son père,qu,i en apprenant tous ces malheurs à la fois
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se crut sans enfans, mourut fort peu de temps après. Malgré tout cela et l'excellent cœur du capitaine de V***, Napoléon est un dieu jrour lui. Bu reste , cette admiration presque fanatique pour TËmpereor est générale en Allemagne (1). Chose étrange! nulle part elle n'est plus vive qu'en Prusse, surtoot dans Farmée. Un vaudeville de M. Holtay , dans lequel Napoléon traversait le théâtre , excita le plus vif transport, principalement parmi les officiers prussiens. Le roi en permit îûx représentations, après lesquelles la fermentation allant toujours croissant, la pièce ne put plus être jouée".
Bu reste , j'admirais sans cesse en Allemagne, combien les étrangers prennent à cœur notre politique , et à quel point nos affaires sont les afiairesde l'Europe. Un discours brillant de l'opposition, une séance orageuse de la chambre, agitent les cercles de lecture de toutes les petites Tilles de la Saxe ou de la Prusse. Dans telle principauté on est cent fois mieux au courant des événemens qui se passent parmi nous que de ceux du pays, et chacun y a une opinion beaucoup moins vive sur la marche de son gouvernement que sur la marche du nôtre.
J*allais franchir la Baltique, j'allais entrer en
(>) Ceci a été écrit en 1837.
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Suède ; j'éprouyais une joie yéritable à penser que ce bateau à vapeur me porterait en douze heures sur la terre Scandinave.
Nous partîmes le 18 vers quatre heures du soir par un temps superbe ; la Baltique était calme et azurée , on eût dit la Méditerranée. Nous yimes le soleil se coucher derrière Tîle de Rugen , dont nous suivîmes pendant plusieurs heures la côte blanche et escarpée creusée de golfes assez pro* fonds , et couronnée d'arbres»
L'Ile de Rugen jouit d'une certaine célébrité en Allemagne. C'est une espèce d'échantillon et de poste avancé de la Scandinavie. On y trouve ses lacs, ses bois de hêtres et de sapins, ses rivages à pic, ses tertres funèbres que là le peuple appelle tombeaux des Huns ( Hunnen-Grœber), Les fians et Attila ont laissé presque partout une grande mémoire. En Suisse (i) , c'est souvant à Attila qu'on attribue les anciens éboulemens des montagnes , les grands désordres delà nature, comme à César les restes de camps , de fortifications , et à Charlemagne les fondations religieuses. La destinée de certains noms est étrange; ils restent ainsi parmi le peuple, qui leur rapporte ce dont il ignore l'origine. C'est ce qui est arrivé à Salomon et à Alexandre en Orient. Ainsi c'est Virgile qui a
(i) En allant d^Uutersaen à Lauterbrunnen. on-voit «ur la gaucbo des rochers i pic qu'on appelle les bastions d'Attila.
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tOHt fait auic enirirons de Naples , où il a laissé là réputation d'an savant magicien.
L'ilede Rn^en est un des points où le christianisme s'est le pins tard introduit» 11 ne s'y établit définilirement que sous Yaldemar 1"' au XIl* siè« de. A cette époque Tile de Kugen était habitée par une population slave d'origine , dont le principal dieu s'appelait Svanowit , et qui s'était rendue redoutable par son intrépidité et ses pir'ateries. Elle fat écrasée, après une défense acharnée, parles Banois et les Poméraniens réunis. L'amiral de la' flotte Yictoriéuse était le célèbre archevêque Âbsa* Ion; car chez les peuples Scandinaves, dont la mer est Félémeni, les prélats étaient hommes de mer, comme ailleurs ils étaient homme» d'armes.
Yoici un fait singulier qui montre comment les institutions se perpétuent , même quand le but qai leur avait donné naissance a changé. Ce sont les terres assignées primitivement aux prêtres du dieu Svanowit , qui , après avoir été plus tard con* verties en prébendes catholiques, sont annexées maintenant aux quatre paroisses protestantes de l'île, et en forment encore aujourd'hui le revenu ecclésiastique.
Il est assez piquant et assez rare d'être subitement et complètement dépaysé. J'eus ce plaisir. Je m'étais endormi au commencement de la nuit d'un sommeil profond. Vers six heures du matin on vint me tirer par le bras et me dire : « Vous